DÉFILEZ VERS LE BAS

Attention aux tentatives d’escroquerie sur les réseaux sociaux concernant EXILAE Avocats et Maître Grégoire HERVET

Depuis plusieurs semaines, des comptes frauduleux circulent sur les réseaux sociaux, en particulier sur Instagram, en se faisant passer pour le cabinet EXILAE Avocats ou pour Maître Grégoire Hervet.

Leur méthode est simple et efficace : instaurer un climat de confiance, proposer de faux rendez-vous juridiques, puis exiger un paiement immédiat.

Le cabinet EXILAE Avocats souhaite aujourd’hui alerter le public sur ces agissements et rappeler, sans ambiguïté, les seules conditions dans lesquelles il exerce et entre en relation avec ses clients.

Dans les faits, ces individus créent de faux comptes sur les réseaux sociaux, notamment Instagram, en reprenant le nom du cabinet ou celui de Maître Grégoire Hervet.

Ils engagent ensuite des conversations directes avec des particuliers, adoptent un ton professionnel, proposent des rendez-vous rapides, parfois présentés comme urgents, et cherchent à crédibiliser leur démarche par des échanges structurés et apparemment sérieux.

Une fois la confiance installée, ils réclament un paiement immédiat pour une prétendue consultation juridique, souvent avant même tout échange réel.

Ces méthodes sont d’autant plus trompeuses que les imposteurs disposent parfois d’informations précises sur le cabinet.

Ils connaissent l’identité des avocats, celle des collaborateurs, et sont capables de reproduire des messages ou des pratiques qui peuvent paraître authentiques à un œil non averti.

Cette connaissance interne, aussi troublante soit-elle, ne doit jamais être considérée comme un gage de légitimité.

Il est donc essentiel de rappeler que le cabinet EXILAE Avocats ne démarche jamais de clients sur les réseaux sociaux.

Le cabinet ne propose aucun rendez-vous par message privé, n’organise aucune consultation via Instagram ou toute autre plateforme sociale, et ne demande jamais de paiement à la suite d’un simple échange en ligne.

Toute prise de contact, toute demande de rendez-vous et toute facturation s’effectuent exclusivement par des canaux officiels.

À cet égard, le seul numéro de téléphone du secrétariat du cabinet EXILAE Avocats est le : 01 84 74 87 20.

À des fins de clarification, le cabinet EXILAE Avocats présente ci-dessous ses véritables comptes officiels sur les réseaux sociaux, afin de permettre au public de les identifier sans difficulté et de se prémunir contre toute usurpation d’identité.

En cas de prise de contact suspecte se présentant comme émanant du cabinet ou de l’un de ses avocats, il est impératif de ne procéder à aucun paiement, de ne transmettre aucun document et de cesser immédiatement tout échange. 

Le cabinet EXILAE Avocats invite les personnes concernées à prendre directement contact avec lui par ses canaux officiels afin, d’une part, de leur proposer un entretien réel avec le cabinet si leur situation le justifie.

D’autre part, de lui signaler ces tentatives d’escroquerie.

Il est également recommandé de conserver l’ensemble des échanges, messages et coordonnées utilisés par les usurpateurs, ces éléments pouvant s’avérer utiles pour les signalements et les suites à donner.

L’usurpation d’identité constitue une infraction pénale.

L’article 226-4-1 du Code pénal dispose que : « Le fait d’usurper l’identité d’un tiers ou de faire usage d’une ou plusieurs données de toute nature permettant de l’identifier en vue de troubler sa tranquillité ou celle d’autrui, ou de porter atteinte à son honneur ou à sa considération, est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende.

Cette infraction est punie des mêmes peines lorsqu’elle est commise sur un réseau de communication au public en ligne.

Lorsqu’ils sont commis par le conjoint ou le concubin de la victime ou par le partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité, ces faits sont punis de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 euros d’amende. »

La profession d’avocat repose sur la confiance, la confidentialité des échanges et la sécurité des flux financiers. Se faire passer pour un avocat ou pour un cabinet permet aux escrocs d’abuser de cette confiance afin d’obtenir des paiements indus, de capter des informations sensibles ou de détourner des fonds.

Sur le plan pénal, ces faits relèvent clairement de l’usurpation d’identité et peuvent également constituer une escroquerie au sens de l’article 313-1 du Code pénal, dès lors qu’ils consistent à se présenter sous un faux nom ou une fausse qualité afin de tromper les victimes et d’obtenir le versement de sommes d’argent.

Pour les victimes, les conséquences peuvent être lourdes. Au-delà de la perte financière, ces pratiques exposent à des atteintes à la réputation et à des situations juridiques dans lesquelles elles se retrouvent impliquées sans l’avoir jamais voulu.

D’où la nécessité d’une vigilance constante et d’un signalement immédiat au moindre doute.

Le cabinet EXILAE Avocats a pris l’ensemble des dispositions nécessaires pour faire face à ces agissements.

Les faits constatés font l’objet de démarches juridiques et pénales afin d’identifier les auteurs de ces usurpations, de faire cesser les fraudes en cours et d’en poursuivre les responsables.

Le cabinet entend protéger ses clients, les justiciables et l’intégrité de la profession d’avocat avec la plus grande fermeté.

EXILAE Avocats rappelle enfin que toute relation avec le cabinet passe exclusivement par ses canaux officiels et invite toute personne confrontée à une sollicitation suspecte à prendre immédiatement contact avec le cabinet afin de vérifier la légitimité des échanges et de signaler les faits.

Maître Grégoire HERVET et toute l’équipe EXILAE Avocats

Titre de séjour spécial MAE : Procédure, Droits et Changement de Statut

Ministère des affaires étrangères

Titre de séjour spécial MAE: procédures, droit et changement de statut

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Si l’agent est un diplomate ou consulaire de carrière 

Si l’agent est membre d’une organisation internationale

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La commission du titre de séjour

Enquête administrative pour la nationalité française : objet, déroulement, recours

Enquête administrative pour la nationalité française : objet, déroulement, recoursté

Vous souhaitez demander la nationalité française et vous vous interrogez sur l’enquête administrative qui peut accompagner votre dossier ? Cette étape peut être déstabilisante : elle se déroule souvent sans que le demandeur soit informé des vérifications en cours.

Dans cet article, nous expliquons à quoi sert l’enquête, dans quels cas elle intervient, ce que l’administration vérifie, et quels recours existent en cas d’ajournement ou d’opposition.

Enquête administrative pour la nationalité française : objet, déroulement, recours

Lorsqu’un étranger sollicite la nationalité française (par déclaration ou par naturalisation), l’administration peut diligenter une enquête administrative destinée à apprécier si la demande est cohérente et si le demandeur présente les garanties attendues.

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Concrètement, l’enquête vise notamment à vérifier :

  • le niveau d’assimilation / intégration (insertion sociale, cohérence du parcours, adhésion aux valeurs de la République) ;
  • l’absence d’éléments pouvant fonder une indignité ou une menace à l’ordre public ;
  • des informations de situation personnelle (vie familiale, stabilité, ressources, etc.) selon le type de procédure.

L’objectif n’est pas uniquement “de contrôler” : l’administration cherche à s’assurer que le dossier répond durablement aux exigences légales et à l’intérêt général.

Dans quels cas l’enquête intervient-elle ?

Plusieurs procédures peuvent donner lieu à des vérifications. En pratique, les situations les plus fréquentes concernent :

  1. la nationalité par mariage (déclaration) ;
  2. la naturalisation par décret.

Nationalité par mariage : enquête préfectorale et entretien

Lorsque vous demandez la nationalité française en tant que conjoint d’un Français, l’administration peut mener une enquête préfectorale, notamment pour vérifier :

  • la réalité de la communauté de vie (matérielle et affective) ;
  • la continuité de cette communauté de vie ;
  • l’absence d’éléments justifiant une opposition (défaut d’assimilation, indignité, etc.).

Comment cela se passe le plus souvent ?

  • Entretien (souvent avec les époux) : questions sur le couple, le quotidien, le parcours, l’intégration ;
  • présentation des originaux des documents demandés ;
  • remise d’un récépissé à l’issue.

Vérifications complémentaires possibles (parfois sans avertissement préalable) :

  • visite domiciliaire ;
  • vérification des ressources et de la situation fiscale ;
  • “enquête de moralité” : contrôle du casier judiciaire et consultation de fichiers tels que le TAJ.

Naturalisation par décret : enquête police/gendarmerie

Dans le cadre d’une naturalisation par décret, il existe généralement :

  1. un entretien en préfecture (motivations, intégration, langue, adhésion aux valeurs républicaines) ;
  2. puis une enquête administrative menée par les services de police ou de gendarmerie.

Cette enquête vise notamment à apprécier la conduite et le loyalisme du demandeur. Elle peut durer plusieurs semaines à plusieurs mois, selon la situation.

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Exemples de démarches réalisées :

  • vérifications auprès d’administrations ;
  • demandes d’informations auprès de personnes/structures en lien avec le demandeur (par ex. employeur, bailleur, etc.) ;
  • consultation d’éléments liés à la moralité (casier, TAJ…).

Que vérifie l’administration concrètement ? (checklist utile)

Selon votre situation, l’administration peut regarder :

  • Identité / état civil : cohérence des documents, historique de séjour, stabilité du parcours ;
  • Vie familiale : communauté de vie, enfants, résidence, cohérence des déclarations ;
  • Ressources et insertion : emploi, revenus, stabilité, respect des obligations ;
  • Langue et intégration : niveau de français, connaissance des repères civiques, insertion sociale ;
  • Antécédents : casier judiciaire, procédures, éléments défavorables en fichiers (dont TAJ) ;
  • Comportement général : éléments pouvant alimenter un doute sur l’assimilation ou l’ordre public.

✅ En pratique, un point revient souvent : un comportement irréprochable et des déclarations cohérentes réduisent fortement le risque de difficulté (ajournement/opposition).

Quels sont vos droits et les limites de l’enquête ?

L’administration dispose d’un pouvoir d’appréciation important en matière de nationalité, y compris dans la conduite des vérifications.

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Mais ce pouvoir n’est pas illimité : l’enquête doit rester proportionnée et limitée à ce qui est nécessaire à l’instruction du dossier, dans le respect des droits et libertés fondamentales.

Que faire en cas d’ajournement ou d’opposition ?

Si la demande est ajournée ou si une opposition est fondée (y compris sur des éléments recueillis lors de l’enquête), une contestation est en principe possible devant le juge administratif, selon les règles propres à la décision concernée.

Dans ce contexte, l’assistance d’un avocat permet généralement de :

  • analyser la motivation de la décision ;
  • identifier les éléments réellement retenus contre vous ;
  • structurer une stratégie (régularisation, réponse, recours, pièces complémentaires).

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La signature de la lettre d’observations URSSAF

La signature de la lettre d’observations URSSAF.

À la fin d’un contrôle Urssaf, l’organisme de recouvrement doit notifier à l’entreprise un document intitulé « lettre d’observations », transmis par un procédé donnant date certaine à sa réception, et contenant des mentions obligatoires prévues par le Code de la sécurité sociale.

Cette lettre doit être datée et signée dans les conditions fixées par l’article R. 243-59 CSS.

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La signature n’est pas un détail : elle participe au caractère contradictoire de la procédure et à la protection des droits de la défense. Une contestation sur sa présence ou sa validité alimente un contentieux nourri, avec des conséquences potentiellement lourdes (jusqu’à la remise en cause de la régularité de la procédure, selon les cas)

La signature de la lettre d’observation URSSAF : principes

Le cadre général figure à l’article R. 243-59 du Code de la sécurité sociale (contenu, délai de réponse, modalités, etc.). Dans sa version en vigueur depuis le 1er janvier 2026, le texte prévoit notamment que la lettre d’observations est « datée et signée par au moins l’un » des agents ayant participé aux opérations.

À noter : le décret n° 2025-1338 du 26 décembre 2025 fait partie des textes ayant modifié l’article R. 243-59 et précise ses modalités d’entrée en vigueur selon les mesures.

La signature de la lettre d’observation URSSAF : l’URSSAF doit prouver la signature

Quand l’entreprise soutient que la lettre d’observations n’est pas valablement signée (ou que l’Urssaf n’en rapporte pas la preuve), la Cour de cassation rappelle que la charge de la preuve pèse sur l’organisme de recouvrement : il lui revient d’établir que la lettre est bien revêtue de la signature des inspecteurs/agents concernés (Cass. Soc. 4 décembre 2025, n° 23-16.339).

Conséquence pratique :

  • produire “une copie” de la lettre ne suffit pas toujours si la signature est contestée ;
  • l’Urssaf doit pouvoir démontrer, pièces à l’appui, que la formalité a été accomplie (traçabilité, version signée, etc.).

La signature d’un seul agent ayant participé au contrôle suffit désormais

Les versions antérieures imposaient que la lettre soit signée par les inspecteurs ayant procédé au contrôle (formule “signée par eux”).

Depuis le 1er janvier 2026 : signature par au moins l’un des agents

La rédaction actuelle de l’article R. 243-59 prévoit désormais une signature par au moins l’un des agents/inspecteurs.

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En pratique, cet assouplissement réduit un angle d’attaque “automatique” (absence de la signature de chaque intervenant), sans faire disparaître le contentieux :

  • signature absente,
  • signature non identifiable,
  • difficulté à prouver la signature en cas de contestation,
  • incohérences entre version “produite en justice” et version “reçue”.

La signature de la lettre d’observation URSSAF : signature de l’inspecteur du recouvrement en cas de travail dissimulé

Lorsque l’Urssaf agit après constat de travail dissimulé chez un sous-traitant), la Cour de cassation juge que la lettre d’observations relève de la procédure de droit commun de l’article R. 243-59 CSS.

Néanmoins, pour être régulière, elle doit être signée par l’inspecteur du recouvrement (Cass. 2e civ., 25 sept. 2025, n° 23-17.622).

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Le visa de retour

Le visa de retour.

Qu’est-ce que le visa de retour ? Quelles sont les conditions pour y accéder et quelle procédure pour le demander et éventuellement contester en cas de refus ?

Le visa de retour : définition et objet

Le visa de retour est un document délivré par les autorités diplomatiques / consulaires françaises ou bien par les autorités préfectorales.

À l’instar du Document de circulation pour les mineurs étrangers (DCEM) qu’on a précédemment traité dans un autre article, le visa de retour permet un étranger titulaire d’un titre de séjour français de pouvoir faciliter son retour en France en attestant de la régularité de son séjour.

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Dans ce cadre, il existe 2 types de visa de retour en droit français, selon que l’étranger qui le sollicite est à l’étranger ou en France au moment de la demande :

  • Le visa consulaire : si l’étranger n’est pas en France, il devra dans ce cas en faire la demande auprès des autorités consulaires françaises compétentes, avant d’envisager un retour sur le territoire national. Sa délivrance est de droit lorsque le demandeur est titulaire d’un titre de séjour français ;
  • Le visa préfectoral : si l’étranger se trouve déjà en France et qu’il envisage de partir à l’étranger. Dans ce cas, il devra en faire la demande auprès de la préfecture de son lieu de résidence. Toutefois, sa délivrance est exceptionnelle : elle concerne les cas de force majeure, les cas humanitaires ou encore les étudiants, sous l’appréciation discrétionnaire du préfet compétent.

Le visa de retour : qui est concerné et pourquoi

Le visa de retour ne concerne pas tous les étrangers.

En effet, celui-ci concerne d’abord l’étranger âgé de 18 ans et se trouvant dans les situations alternatives suivantes :

  • Il en possession d’un titre de séjour français périmé ;
  • Son titre de séjour français a été perdu ou volé ;
  • Il et en possession d’un récépissé valide de première demande de titre de séjour ou d’un récépissé périmé de renouvellement d’un titre de séjour.

Si l’étranger est âgé de moins de 18 ans, il peut également solliciter la délivrance d’un tel visa s’il se trouve dans les situations suivantes :

  • Son titre d’identité républicain (TIR) ou son DCEM a été perdu ou volé ;
  • Son TIR ou son DCEM est périmé.

Dans ces circonstances, en l’absence de la possession d’un titre de séjour français pour les raisons susvisées, le visa de retour présente le même intérêt que le DCEM pour les mineurs étrangers, à savoir celui d’éviter pour l’étranger souhaitant retourner en France et dépourvu de tout document l’autorisant à y entrer d’être placé en zone d’attente voire en rétention administrative en raison de son irrégularité.

La procédure à suivre

Si l’étranger rentre dans les cas susvisés, il lui est nécessaire de préparer en amont un dossier constitué des pièces suivantes :

  • 3 formulaires de demande de visa de long séjour ;
  • Passeport en cours de validité ;
  • 3 photographies d’identité ;
  • Justificatif du séjour légal en France (ex : titre de séjour s’il n’a pas été perdu ou volé) ;
  • Frais de dossier pour un visa de long séjour ;
  • Une lettre motivée avec les raisons pour lesquelles est sollicité un visa de retour ;
  • Preuve de la résidence habituelle en France (ex : factures de la vie courante).

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Il peut également être utile dans certaines situations de se munir d’une assurance maladie valide qui couvre le séjour en France (par exemple pour les titulaires d’un titre de séjour mention « visiteur »).

Une fois le dossier prêt et en fonction de la situation, l’étranger doit le déposer auprès des autorités consulaires françaises à l’étranger ou auprès de la préfecture du lieu de résidence en France.

Le délai d’instruction de la demande est généralement de 15 jours, mais il peut varier en fonction des périodes et des circonstances propres à chaque consulat. Il est ainsi nécessaire pour le demander de bien anticiper avant la date prévue de son retour en France.

En cas d’issue favorable, le demandeur se voit délivrer le visa de retour. Celui-ci est généralement valable 3 mois : ce délai court à compter de la date de son émission, le demandeur doit donc se rendre en France dans ce lapse de temps.

Le délai précité peut toutefois être porté à un 1 an dans certaines situations, notamment si le demandeur justifie d’une activité professionnelle régulière en France ou encore s’il y justifie de liens familiaux intenses (présence d’un conjoint, d’enfants…

Le visa de retour : que faire en cas de refus

En cas de refus de délivrance d’un visa de retour, l’étranger dispose de deux voies de recours.

  • En premier lieu,  l’étranger doit nécessairement introduire un recours devant la Commission de recours contre les refus de visa d’entrée en France (CRRV). Celle-ci doitêtre saisie dans les 30 jours suivant la décision de refus : à l’issue, soit elle rejetera le demande soit elle saisit le Ministère des Affaires étrangères afin que celui-ci recommande aux autorités consulaires concernées de réexaminer la demande et délivrer le visa;
  • En second lieu et en cas d’échec devant la CRRV, l’étranger pourra introduire un recours contentieux devant le Tribunal administratif de Nantes, lequel est compétent en matière de visa et ce, dans les 2 mois suivant la décision de la commission ou suivant le silence gardé par la CRRV

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En cas d’urgence en matière de contentieux, il est possible pour le Requérant de se tourner vers le référé-conservatoire d’une part, ou vers le référé-liberté d’autre part, sous réserve de répondre aux conditions.

Ces recours étant complexes, l’aide d’un avocat peut s’avérer nécessaire afin de maximiser ses chances d’obtenir un visa de retour.

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Le salarié peut obtenir une provision sur l’indemnité de requalification d’un CDD en CDI

Le salarié peut obtenir une provision sur l’indemnité de requalification d’un CDD en CDI.

La requalification d’un CDD en CDI obéit à une procédure spécifique : la demande est portée directement devant le bureau de jugement, qui doit statuer au fond dans un délai bref.

Pour autant, cette voie « accélérée » n’empêche pas un salarié de saisir le juge des référés afin d’obtenir une provision sur l’indemnité de requalification, à condition que le droit à cette indemnité ne prête pas à discussion sérieuse.

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C’est la solution confirmée par la chambre sociale de la Cour de cassation dans un arrêt du 27 novembre 2025 (n° 23-12.503).

Le salarié peut obtenir une provision sur l’indemnité de requalification d’un CDD en CDI : procédure normale de requalification

En droit du travail, un CDD qui ne respecte pas les règles impératives du recours au contrat à durée déterminée est traité comme un CDI. Parmi les irrégularités classiques : l’absence d’écrit ou l’omission d’une mention essentielle, notamment l’énoncé précis du motif de recours.

La Cour de cassation juge de longue date qu’un contrat dépourvu d’élément déterminant (comme un motif correctement défini) peut conduire à la requalification (ex. Cass. soc., 31 mai 2000, n° 98-41.812).

Lorsqu’un salarié demande la requalification de son CDD en CDI, l’affaire est portée directement devant le bureau de jugement.

Si la requalification est prononcée, le salarié obtient une indemnité de requalification d’un montant au moins égal à un mois de salaire (C. trav., art. L 1245-2).

Le salarié peut obtenir une provision sur l’indemnité de requalification d’un CDD en CDI : et en référé?

La question posée était la suivante : Cette procédure spéciale ferme-t-elle la porte au référé pour obtenir une provision sur l’indemnité de requalification ?
Réponse : non, si l’obligation de l’employeur est évidente et non sérieusement contestable.

Dans le dossier, une salariée est engagée comme garde d’enfant (25 heures par semaine), sous la convention collective du particulier employeur. Le contrat mentionne l’article L 1242-2 du Code du travail, mais ne décrit pas concrètement le motif justifiant le CDD.

La salariée ne lance pas, à ce stade, la procédure « requalification au fond » prévue par l’article L 1245-2.

Elle saisit plutôt la formation de référé pour obtenir, notamment, une provision sur :

  • des rappels de salaire ;
  • l’indemnité de requalification.

La cour d’appel de Douai (27 mai 2022, n° 21/02095) valide l’ordonnance de référé et condamne l’employeur à titre provisionnel, sans « juger au fond » de manière classique.

Elle s’appuie notamment sur :

  • l’absence de motif de recours dans le contrat, la simple mention d’une garde à domicile ne suffisant pas à caractériser un cas légal de CDD ;
  • les règles de la convention collective applicable, qui rappellent que le contrat est, par principe, à durée indéterminée, et que le CDD ne peut exister que dans les hypothèses strictement prévues par la loi, pour une tâche précise et temporaire.

Surtout, l’employeur ne développe pas de contestation de fond sur l’obligation : il se limite à soutenir que « tout cela relève du jugement au fond ».

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Or, en référé prud’homal, une provision peut être allouée dès lors que l’obligation ne se heurte à aucune contestation sérieuse (C. trav., art. R 1455-7).

La solution de la Cour de cassation

La chambre sociale confirme : la cour d’appel pouvait, sur le fondement de l’article R 1455-7, accorder une provision sur l’indemnité de requalification sans méconnaître l’article L 1245-2.

Le raisonnement est simple :

  • le CDD ne respecte pas l’article L 1242-2 (motif non précisé) ;
  • donc la conséquence (requalification) est juridiquement évidente ;
  • l’obligation d’indemniser n’est pas sérieusement contestable ;
  • le référé peut donc ordonner une provision.

Le salarié peut obtenir une provision sur l’indemnité de requalification d’un CDD en CDI : FAQ

Peut-on obtenir une requalification en CDI directement en référé ?

Le référé n’a pas vocation à trancher un litige complexe au fond. En revanche, lorsque la requalification découle d’une irrégularité manifeste (ex. absence de motif), le juge peut ordonner des mesures qui ne rencontrent aucune contestation sérieuse, notamment une provision.

La procédure “accélérée” devant le bureau de jugement empêche-t-elle le référé ?

Non. La Cour de cassation admet la coexistence : L 1245-2 organise la voie au fond, tandis que R 1455-7 permet une provision si l’obligation est évidente.

Quel est le montant de l’indemnité de requalification ?

Lorsqu’elle est due, elle doit être au minimum égale à un mois de salaire (C. trav., art. L 1245-2). En référé, on parle d’une provision : une avance, en attendant la décision au fond si nécessaire.

Un simple renvoi à un article du Code du travail suffit-il à justifier un CDD ?

Non. Le contrat doit contenir un motif précis correspondant à un cas légal de recours au CDD. L’absence de formulation claire du motif fragilise fortement le contrat.

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La déchéance de nationalité

Autrefois rare, la déchéance de nationalité est de plus en plus évoquée et utilisée aujourd’hui en France, avec un nombre record de 41 personnes déchues en 2024. Mais à quoi correspond-elle vraiment et qu’entraîne-t-elle vraiment sur la situation de l’intéressé ?

La déchéance de nationalité : définition

La déchéance de nationalité est une mesure administrative à travers laquelle est retiré la nationalité française à un national et, par conséquent, l’ensemble des droits rattachés à cette nationalité, par exemple le droit de vote.

Elle est en ce sens une forme de sanction de l’individu indigne à garder la nationalité française, à la lumière des actes qu’il a commis.

La déchéance de nationalité ne doit cependant pas être confondue avec l’annulation ou le retrait de la nationalité française. En effet, si ces deux dernières procédures aboutissent également à la perte de la nationalité française, elles ne visent cependant pas les mêmes cas. En effet, l’annulation n’intervient que dans les cas où la nationalité française a été acquise frauduleusement et qu’après un délai de 2 ans suivant son acquisition, tandis que le retrait n’intervient qu’à l’encontre d’un national dont l’allégeance à la France est légitimement remise en cause, par exemple lorsqu’il commet des actes contraires aux intérêts de la France. La déchéance de nationalité est prononcée par décret, après avis du Conseil d’État.

Les hypothèses conduisante à une déchéance de nationalité

Avant tout, il convient d’exclure les personnes Françaises par naissance du champ d’application de la déchéance de nationalité, celle-ci ne concernant que les personnes qui ont obtenu la nationalité française par naturalisation ou bien par déclaration.

S’agissant des motifs pouvant justifier une décision de déchéance de nationalité, ces derniers sont de l’ordre de quatre selon l’article 25 du Code civil.

L’individu condamné pour un acte qualifié de crime ou délit constituant une atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation ou pour un crime ou un délit constituant un acte de terrorisme 

Dans le contexte sécurité rythmé par les attentats terroristes survenus dans les années 2010, c’est le motif le plus utilisé par l’État pour procéder à la déchéance de nationalité. Ce motif consiste à retirer la nationalité à l’encontre d’un national qui a commis des actes graves qui compromettent la sécurité nationale, à l’instar de la trahison, de l’espionnage ou encore un acte de terrorisme (CE, 8 juin 2016, n° 394348).

L’individu condamné pour atteinte à l’administration publique commises par des personnes exerçant une fonction publique 

Celui-ci concerne le cas d’un agent public condamné pour un crime ou délit prévu au chapitre II du titre III du livre IV du Code pénal, à l’instar de la prise illégale d’intérêts ou encore de la corruption passive ou du trafic d’influence.

L’individu condamné pour s’être volontairement soustrait aux obligations résultant pour lui du code du service national 

Ce motif vise les obligations nécessairement rattachées à la qualité de Français, dont le non-respect peut justifier une déchéance de nationalité.

L’individu qui s’est livré au profit d’un État étranger à des actes incompatibles avec la qualité de Français et préjudiciables aux intérêts de la France 

Ce dernier motif renvoie à la notion de loyauté qui incombe à chaque personne de nationalité française. Un manquement grave aux exigences résultant de cette loyauté peut également justifier une déchéance de nationalité.

La déchéance de nationalité : les limites du recours (délais de prescription et protection contre l’apatridie)

Le recours à la procédure de la déchéance de nationalité est soumise à deux types de limites : d’une part, une limite temporelle au regard du respect des délais de prescription prévus à l’article 25-1 du Code civil et d’autre part, une limite juridique résultant de la protection offerte contre la situation d’apatridie, c’est-à-dire celle où une personne n’est considéré par aucun État comme son ressortissant, en vertu de la Convention de New York du 28 septembre 1954 relative au statut des apatrides.

S’agissant des délais de prescription, ils sont de l’ordre de deux :

  • Un délai de prescription relatif aux faits reprochés : la déchéance de nationalité ne peut intervenir que si les faits reprochés à l’individu rentrant dans les quatre motifs évoqués plus tôt se sont produits antérieurement à l’acquisition de la nationalité française ou bien dans le délai de 10 ans à compter de la date de cette acquisition.

  • Un délai de prescription relatif au prononcé de la sanction administrative : la déchéance de nationalité ne peut intervenir que dans un délai de 10 ans à compter de la perpétration des faits. Ce dernier délai est toutefois porté à 15 ans en cas d’atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation ou en cas d’acte de terrorisme.

S’agissant de l’exclusion de la déchéance de nationalité en cas de basculement vers une situation d’apatridie, cette protection reconnue par le droit international des droits humains vise à préserver les droits les plus fondamentaux de l’individu concerné, la situation d’apatridie pouvant notamment empêcher son accès au travail, aux services de santé ou encore à l’éducation dans certains pays.

En conséquence, la déchéance de nationalité n’est possible qu’à l’encontre d’une personne justifiant d’une autre nationalité effective qu’elle n’aurait pas perdu de fait ou de droit.

La déchéance de nationalité : les conséquences juridiques sur l’individu déchu

Une décision de déchéance de nationalité emporte de graves conséquences sur la situation personnelle de l’individu concerné. 

Concrètement, un individu déchu de sa nationalité bascule dans la catégorie juridique de l’étranger, ce qui implique d’être soumis aux dispositions du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA), et en particulier à l’exigence de posséder un titre de séjour en cours de validité afin d’être en situation régulière.

En ce sens, à défaut de régularisation de sa situation administrative, l’individu déchu perd son droit de maintien sur le territoire français et s’expose conséquemment soit à l’édiction d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF), soit à l’édiction d’un arrêté d’expulsion.

Le premier acte concernera ainsi celui dont la demande de délivrance d’un titre de séjour a fait l’objet d’une décision de refus, tandis que le second visera la personne qui est considérée comme une menace grave pour la sécurité publique.

La déchéance de nationalité : les voies de recours contre une décision de déchéance de nationalité

Face à une décision de déchéance de nationalité, il existe plusieurs de voies de recours disponibles pour la contester utilement.

D’abord, en amont de la décision de déchéance, le Gouvernement est tenu de notifier les motifs de fait et de droit pour lesquels il envisage sa déchéance de nationalité. SI le domicile de l’individu est inconnu, ces motifs sont communiqués via un avis informatif publié au Journal officiel de la République française. En tout état de cause, l’individu dispose d’un délai d’1 mois pour faire connaître ses observations au ministre compétent

En cas de décision de déchéance de nationalité malgré les observations soumises, l’individu déchu peut d’abord tenter de saisir l’autorité à l’origine de l’édiction du décret. Toutefois, cette voie de recours a peu de chance d’aboutir en pratique.

En cas de recours administratif infructueux, l’individu pourra alors se pourvoir directement en cassation devant le Conseil d’État, étant donné qu’il conteste un décret. Or ce recours, strictement encadré par le droit du contentieux administratif, nécessite de se faire représenter par un avocat inscrit à l’Ordre des avocats au Conseil d’État et à la Cour de cassation.

En cas de rejet du pourvoi devant le Conseil d’État, l’individu, ayant épuisé les voies de recours disponibles en droit français, a la possibilité de porter l’affaire devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) à Strasbourg pour invoquer notamment une violation de son droit au respect de sa vie privée et familiale qu’il tient de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme (CESDH). En la matière, la Cour pourrait retenir une violation du droit susvisé si la déchéance revêt un caractère arbitraire (CEDH, 25 juin 2020, Ghoumid et a c. France, n° 52273/16).

Pour se pourvoir devant la CEDH, si la représentation par avocat n’est pas obligatoire au stade de l’introduction de la requête, ce dernier se révèle en pratique comme indispensable afin que la requête soit déclarée recevable, au regard des exigences strictes de la Cour en la matière. En effet, en 2024, 25 990 requêtes ont été déclarées irrecevables ou rayées du rôle.

Besoin d’un accompagnement face à une déchéance de nationalité

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