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Tout comprendre sur l’autorisation de travail pour un étranger (partie 1)

Tout comprendre sur l’autorisation de travail pour un étranger (partie 1).

Le travail en France des étrangers est réglementé et est soumis à un régime spécial.

Si la régularisation des étrangers via la délivrance d’un titre de séjour ou d’un visa peut permettre à un étranger de travailler, la demande, en parallèle, d’une autorisation de travail est bien souvent nécessaire.

Cependant, cette demande n’est pas automatique et dépend de la situation administrative de l’étranger.

En effet, il est possible d’être exempté de cette procédure.

Tout comprendre sur l’autorisation de travail pour un étranger (partie 1) : les situations où la demande d’autorisation de travail est obligatoire

Certains statuts rendent nécessaire la demande, formée par un employeur souhaitant recruter un travailleur étranger, d’une autorisation de travail.

Dans ce cas, cette demande doit être faite au préalable lors de la demande de régularisation de l’étranger.

En cas de changement d’employeur, une nouvelle demande devra être faite et ce, pour chaque nouvel emploi.

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Contraindre la Préfecture à délivrer une date de rdv plus proche

Cela vaut notamment pour :

  • Le VLS-TS (Visa Long Séjour valant Titre de Séjour) ou titre de séjour « salarié » ;
  • Le VLS-TS ou titre de séjour « travailleur temporaire » ;
  • Le titre de séjour « travailleur saisonnier ».

Concrètement, l’employeur doit nécessairement :

  • Soit effectuer la demande d’autorisation de travail pour un emploi correspondant à un métier sous tension ;
  • Soit avoir publié une offre sur le site de Pôle emploi sans succès pendant une durée de trois semaines.

En outre, la demande se fait en ligne via le site de l’administration (https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/R58908).

Les situations où la demande d’autorisation de travail n’est pas obligatoire

Dans certains cas, le titre de séjour délivré vaut de manière automatique « autorisation de travail ».

De ce fait, il ne sera pas nécessaire de former une demande auprès de l’administration.

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Demander un titre de séjour sans passeport

Cela vaut notamment pour :

  • Le VLS-TS ou titre de séjour « vie privée et familiale » ;
  • La carte de résident longue durée-UE ;
  • Le passeport talent ;
  • Le titre de séjour étudiant (dans la limite du quota annuel de 964 heures travaillées) ;
  • La carte « RECE » (Recherche emploi et création d’entreprise) ;
  • Le récépissé portant la mention « ce document autorise à travailler ».

Tout comprendre sur l’autorisation de travail pour un étranger (partie 1) : le traitement de la demande d’autorisation de travail

Par la suite, l’administration va procéder à l’instruction de la demande et notamment faire des vérifications quant au profil du candidat, l’impossibilité de recruter ou encore la qualité de métier sous tension.

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L’étranger peut obtenir réparation pour un refus illégal de délivrance de titre de séjour

Le délai de traitement de cette demande est de deux mois. En cas d’acceptation de la demande, l’employeur devra procéder au paiement d’une taxe.

EXILAE AVOCATS, des avocats en droit des étrangers qui vous assistent dans toutes vos problématiques

EXILAE AVOCATS est un Cabinet d’avocats parisien proposant ses services en droit du travail, droit des affaires (commercial, sociétés…) et de droit des étrangers.

Avocats aux barreau de Paris et de Nice, nous vous garantissons, de part notre expérience, un service juridique de grande qualité, une disponibilité impeccable et des honoraires transparents. 

L’équipe Droit Social, dirigée par Mme Maëlle DREANO, accompagne votre Société ou votre personne dans tous ses besoins en droit du travail.

Pour obtenir très rapidement un conseil, un rendez-vous et une prise en charge par un avocat en droit des étrangers, vous avez plusieurs options.

Il suffit d’appeler le 01 81 70 62 00 et de prendre rendez vous ou de vous rendre sur notre site internet.

Ou bien contactez-nous : contact@exilae.fr

Maître Grégoire HERVET – EXILAE Avocats

Les mesures accessoires à l’obligation de quitter le territoire française

Les mesures accessoires à l’obligation de quitter le territoire française.

L’obligation de quitter le territoire français est une mesure sanctionnant le séjour irrégulier d’un étranger sur le territoire français.

Une OQTF peut être complétée par différentes mesures utilisées par l’Administration afin de la rendre plus coercitive ou d’en faciliter l’application.

Il s’agit notamment de l’interdiction de retour sur le territoire français, du placement en centre de rétention administrative ou l’assignation à résidence.

Les mesures accessoires à l’obligation de quitter le territoire française : l’interdiction de retour

Il s’agit d’une mesure accessoire de l’OQTF, interdisant le retour en France à un étranger ayant fait l’objet d’une mesure d’éloignement.  

Cette possibilité est prévue aux articles L. 612-6 et suivants du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Cette mesure peut avoir une durée comprise entre 1 et 3 ans.

Cela signifie qu’une fois l’OQTF exécutée, que ce soit volontairement ou de manière forcée, un étranger ne pourra pas revenir sur le territoire français pendant une certaine durée.

Concrètement, ce dernier ne pourra se voir délivrer un visa d’entrée et un signalement aux fins de non-admission dans le système d’information Schengen sera fait à son encontre.

Cette interdiction vaut donc pour tous les États de l’espace Schengen.

La durée de l’IRTF ne commence à courir que lorsque l’étranger a effectivement quitté le territoire national. 

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Faire face à une OQTF sans délai de départ volontaire

L’IRTF peut faire l’objet d’une contestation devant le juge administratif pendant le délai de recours contentieux.

Ce délai est mentionné directement sur l’arrêté préfectoral, soit sous 48h, soit sous 30 jours.

Comment faire lorsque l’étranger ne quitte jamais le territoire et que la décision n’a pas fait l’objet d’une annulation ?

Comme indiqué précédemment, l’OQTF expire au bout d’un an, l’IRTF non.

Donc, dans le principe, elle demeure même au-delà de l’expiration de l’OQTF.

Il est cependant possible de demander l’abrogation de l’acte à l’administration, par le biais d’un recours gracieux.

Les mesures accessoires à l’obligation de quitter le territoire française : le placement en centre de rétention administrative

Ce placement vise à maintenir un étranger en situation irrégulière en vue de son éloignement sous le contrôle de l’administration.

Ce placement est permis par le biais des articles L. 740-1 et suivants du CESEDA.

Il peut être pris notamment à la suite d’un contrôle de police où plusieurs constats auraient été faits.

Par exemple :

  • En cas de présence d’une OQTF encore valide (donc dans l’année de validité) non exécutée et non suspendue (pendant le recours administratif) ;
  • Après l’expiration d’une OQTF, lorsqu’une interdiction de retour sur le territoire français est toujours valide.

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Le placement en retenue d’un ressortissant étranger en 2023

Le recours contre l’enfermement se fait devant le Juge des libertés et de la détention (JLD).

Exemple : dans le cadre d’un contrôle d’identité, un étranger est placé en retenue administrative et non en garde à vue.

Pour le contrôle du titre de séjour, la durée maximum est de 24 heures.

A l’issue de la retenue, l’étranger peut :

  • Être libéré ;
  • Être placé en rétention ou assigné à résidence si une personne d’éloignement est prise ;
  • Être placé en garde à vue si une mesure d’éloignement toujours exécutoire n’a pas été appliquée (délit de séjour irrégulier).

Dans les faits, une personne peut être placée en CRA notamment si elle ne remet pas son passeport à l’administration permettant un placement en assignation à résidence plutôt qu’en CRA.

La durée maximale de placement en centre de rétention administrative est de 90 jours.

En effet, plusieurs prolongations sont rendues possibles et viennent compléter la durée initiale qui est de 48 heures.

A chaque prolongation, il est possible de saisir le juge afin de contester cette mesure.

L’objectif est alors de démontrer qu’une mesure moins contraignante est possible, notamment l’assignation à résidence.

Les mesures accessoires à l’obligation de quitter le territoire française : l’assignation à résidence

Il existe deux types d’assignation à résidence : courte durée (45 jours) et longue durée (6 mois).

Le régime de l’assignation à résidence est prévu par les articles L. 730-1 et suivants du CESEDA.

A ce titre, l’étranger placé en assignation à résidence en vue de son éloignement devra respecter certaines obligations, et notamment se présenter aux services de police ou de gendarmerie de façon hebdomadaire (en fonction de la décision prise).

En moyenne, il est constaté principalement l’obligation de se présenter aux services de police deux fois par semaine.

Cela peut aller au maximum jusqu’à quatre fois par jour dans les cas les plus extrêmes.  

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L’assignation à résidence d’un étranger

Le but pour l’administration de cette mesure est toujours de garder l’étranger « sous contrôle » afin de procéder à son éloignement.

De nouveau, l’assignation à résidence peut faire l’objet d’une contestation devant le juge administratif.

Pour cela, il est préférable de se tourner vers les services d’un avocat afin de présenter un dossier le plus complet possible.

Le délai pour former la contestation de cette décision est directement mentionné au sein de la décision contestée.

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Maître Grégoire HERVET – EXILAE Avocats

Contraindre la Préfecture à délivrer une date de rdv plus proche

Contraindre la Préfecture à délivrer une date de rdv plus proche.

Rares sont les préfectures qui procèdent à l’instruction de demande de titre de séjour sans convoquer le ressortissant étranger au guichet.

A ce titre, il est délivré au pétitionnaire une convocation en préfecture aux fins de dépôt de sa demande de titre de séjour.

Cette convocation comporte tout naturellement une date qui peut être très lointaine : à titre illustratif, la préfecture de police de Paris n’hésitant pas à délivrer des convocations plus de quatorze mois avant le passage en préfecture.

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Les conditions nécessaires pour être admis au séjour en qualité d’étudiant

La convocation d’un demandeur en préfecture en vue de déposer une demande de titre de séjour n’a pour objet que de fixer une date de rendez-vous ; ce n’est nullement une décision administrative susceptible de faire l’objet d’un recours en excès de pouvoir.

Si le demandeur souhaite faire avancer cette date, il convient de formuler expressément cette demande auprès de l’autorité préfectorale : si la préfecture refuse d’avancer la date du rendez-vous, alors il est possible de saisir le juge administratif d’un recours au fond et d’un référé-suspension.

Le juge administratif va réaliser un contrôle normal de la date du rendez-vous : il va notamment déterminer le caractère raisonnable du délai qui s’apprécie, notamment, en fonction de la durée du séjour, des conditions de séjour du ressortissant étranger, de sa date d’entrée en France et de sa situation personnelle et familiale (CE, avis, 1er juillet 2020, n°436288).

Il convient en réalité de démontrer l’urgence de la situation : le juge avancera la date du rendez-vous si le ressortissant étranger est très âgé ou dans un état de vulnérabilité (CE, 10 juin 2020, n°435594).

Contraindre la Préfecture à délivrer une date de rdv plus proche : avancer la date de rdv en pratique

D’un point de vue pratique, il convient à la réception de la convocation de demander à la préfecture d’avancer la date du rendez-vous par une lettre en recommandée avec accusé de réception.

Il faudra faire état de conditions objectives qui rendent nécessaire le fait d’avancer la date du rendez-vous.

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Réforme de la taxe pour l’embauche d’un salarié étranger en France

Si la préfecture répond négativement ou ne répond dans un délai de deux mois après l’envoi de la demande, il convient de saisir le tribunal administratif compétent d’un recours en annulation et d’un référé-suspension.

En effet, un simple recours en annulation serait assimilable à un coup d’épée dans l’eau dans la mesure où le délai d’instruction serait pratiquement aussi long que d’attendre la date de rendez-vous : le référé suspension est ici nécessaire puisqu’il permet, en urgence, d’obtenir la suspension de la décision de refus d’avancer la date de rendez-vous.

Contraindre la Préfecture à délivrer une date de rdv plus proche : fausse bonne idée?

Il faut bien peser le pour et le contre d’une telle démarche : si l’attente est désagréable et hélas importante pour certaines préfectures, l’exercice d’un recours contentieux aux fins d’avancement d’une date de rendez-vous sans conditions objectives peut conduire le requérant à être condamné pour recours abusif.

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Demander un titre de séjour sans passeport

En d’autres termes, il convient de s’assurer de présenter des conditions réelles qui justifient la nécessité d’avancer le rendez-vous en préfecture.

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Les conditions nécessaires pour être admis au séjour en qualité d’étudiant

Les conditions nécessaires pour être admis au séjour en qualité d’étudiant.

L’article L422-1 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile consacre l’existence d’une carte de séjour de temporaire portant la mention « étudiant » qui sera délivré à tout ressortissant étranger qui justifie le suivi d’un enseignement en France.

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D’apparence simple, la délivrance d’un tel titre de séjour obéit à un régime strict que l’on se propose d’exposer.

Les conditions nécessaires pour être admis au séjour en qualité d’étudiant : l’entrée régulière sur le territoire français et la preuve de moyens d’existence suffisants

En premier lieu, pour se voir délivrer une telle carte de séjour en qualité d’étudiant il faut impérativement être entré en France de façon régulière : la production d’un visa d’établissement est en principe exigée.

En deuxième lieu, il doit apporter la preuve qu’il dispose de moyens d’existence suffisants, laquelle peut résulter de l’exercice d’une activité professionnelle, dans la limite toutefois de 60% de la durée annuelle du travail.

A noter qu’il n’est pas nécessaire lorsqu’on détient une carte de séjour temporaire portant la mention « étudiant » de solliciter une autorisation de travail auprès du service de la main d’œuvre étrangère ; la seule restriction étant que la durée annuelle maximale de travail ne doit pas dépasser 964 heures.

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Cependant, tout type de ressources sera pris en compte tel que les versements par la caisse d’allocation familiale (CE, 30 avril 1997, n°167846), les bourses d’étude (CAA de Nantes, 13 novembre 1997, n°96NT00150) ou les virements mensuels réalisés par les parents de l’intéressé (CE, 13 février 2013, n°352864).

Le niveau de ressources exigé doit être au minimum de 70% du montant de l’allocation d’entretien mensuelle de base versée aux boursiers par le gouvernement français.

Les conditions nécessaires pour être admis au séjour en qualité d’étudiant : la démonstration du suivi d’études sérieuses

L’intéressé devra tout naturellement produire un certificat d’inscription ou de préinscription dans un établissement public ou privé d’enseignement, de formation initiale ou de formation professionnelle.

Il est donc impératif de produire un certificat d’inscription ou de pré-inscription : une attestation de présence est insuffisante (CAA de Paris, 30 décembre 1997, n°96PA00117) pas plus que la preuve du dépôt d’une candidature à une formation.

Concernant le contenu de la formation ; l’inscription à des études par correspondance ne permet pas la délivrance d’un titre de séjour en qualité d’étudiant (CAA de Lyon, 1er mars 2016, n°14LY03487) pas plus qu’une inscription en qualité d’auditeur-libre (TA de Marseille, 21 octobre 1997, n°93-6065).

L’administration peut opposer l’insuffisance de sérieux des études lors d’une demande de titre de séjour en qualité d’étudiant (CE, 30 novembre 1994, Palacio Sanudo : Lebon 941).

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L’étranger peut obtenir réparation pour un refus illégal de délivrance de titre de séjour

Pour apprécier le sérieux et la réalité des études l’administration va prendre en compte plusieurs critères :

  • L’assiduité et la présence aux examens ;
  • L’obtention d’une licence en cinq années maximum (ce qui autorise deux redoublements) ;
  • L’absence d’échec à trois reprises pour valider une année d’étude (sauf motif sérieux : santé, évènement familial) ; ET
  • La cohérence du projet pédagogique ce qui exclut des réorientations vers des disciplines ne présentant aucun lien avec la filière initialement choisie.

Si l’ensemble des critères venant d’être présentés sont réunis, la délivrance du titre de séjour « étudiant » est de plein droit.

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Réforme de la taxe pour l’embauche d’un salarié étranger en France

Réforme de la taxe pour l’embauche d’un salarié étranger en France.

Lors de l’embauche d’un travailleur étranger ou de l’accueil d’un salarié détaché temporairement par une entreprise non établie en France, un employeur est tenu au paiement d’une taxe.

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Demander un titre de séjour sans passeport

Ce principe est prévu à l’article L. 436-10 du CESEDA qui indique notamment :

« Est soumise à une taxe la première admission au séjour en France, au titre de l’exercice d’une activité professionnelle salariée soumise à la condition prévue au 2° de l’article L. 5221-2 du code du travail, d’un travailleur étranger ou d’un salarié détaché temporairement par une entreprise non établie en France dans les conditions prévues au titre VI du livre II de la première partie du même code ».

Le régime de cette taxe a évolué depuis le 1er janvier 2023, modifié par la loi de finances de 2023.

Réforme de la taxe pour l’embauche d’un salarié étranger en France : recouvrement à compter du 1er janvier 2023

Depuis le 1er janvier 2023, l’organisme chargé du recouvrement de la taxe est la Direction générale des Finances Publiques (DGFiP), qui est venu remplacer l’OFII dans ce rôle.

En outre, l’acquittement de cette taxe doit être effectué à la fin du mois au cours duquel le travailleur étranger a commencé à travailler pour la société.

De façon générale, ce paiement se fait en parallèle du paiement de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA).

Cette exigence est également prévue à l’article L. 436-10 du CESEDA.

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Sous l’ancien régime, l’employeur ne devait procéder au paiement de cette taxe que sous un délai de trois mois à compter de la délivrance de l’autorisation de travail ou du titre de séjour.

Important, comme le précise le deuxième alinéa de l’article L. 436-10 du CESEDA, « le fait générateur de la taxe est constitué par le visa du contrat de travail délivré par l’autorité administrative ou l’obtention de l’autorisation de travail ».

Cela vient confirmer l’idée que cette taxe s’applique pour la première admission en France d’un travailleur étranger.

Réforme de la taxe pour l’embauche d’un salarié étranger en France : montant de la taxe

Le montant de la taxe dépend de la durée du contrat de travail du travailleur étranger.

Les différents montants sont prévus par l’article L. 436-10 du CESEDA.

Pour un contrat de travail dont la durée est supérieure ou égale à 12 mois, le montant de la taxe correspond à 55 % du salaire versé au travailleur étranger, dans la limite de 2,5 fois le montant mensuel du SMIC (soit 4 273,21 € depuis le 1er janvier 2023).

Pour un contrat de travail avec une durée supérieure à 3 mois mais inférieure à 12 mois, le montant de la taxe est compris entre 74 € et 300 € en fonction du salaire mensuel brut de l’intéressé.

Comment être exonéré du paiement de la taxe?

La réforme a maintenu les possibilités d’exonération initialement prévues :

  • Le particulier employeur ;
  • Les organismes de recherche publics ;
  • Les établissements d’enseignement supérieur délivrant un diplôme conférant un grade master ;
  • Les fondations de coopération scientifique ;
  • Les établissements publics de coopération scientifique ;
  • Les fondations reconnues d’utilité publique du secteur de la recherche.

Parmi les nouveautés de la réforme, on retrouve notamment l’exonération pour les particuliers employeurs.

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De même, il convient également de noter que l’embauche temporaire d’un assistant de langue est soumise à une taxe nulle.

Dans les faits, il s’agit d’une quasi-exonération pour ce type d’embauche.

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L’obligation de l’employeur de répondre à l’alerte du salarié

L’obligation de l’employeur de répondre à l’alerte du salarié.

Dans un arrêt du 22 mars 2023, la Cour de cassation a jugé qu’un employeur qui n’a pas réagi au courriel d’un salarié faisant état de sa souffrance sur son lieu de travail a manqué à son obligation de sécurité.

L’obligation de l’employeur de répondre à l’alerte du salarié : en quoi consiste-t-elle ?

Le Code du travail impose à l’employeur de prendre « les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs » (L.4121-1 C.trav).

Concrètement, l’employeur doit non seulement anticiper les risques par des actions de prévention, notamment en matière de risques psychosociaux mais il est également tenu d’agir par des mesures concrètes lorsqu’un danger expose un travailleur.

Ainsi lorsqu’un salarié alerte son employeur sur le harcèlement moral dont il est victime son employeur doit le faire cesser en prenant des mesures telles que la mise en œuvre d’une enquête interne permettant de faire la lumière sur les faits de harcèlement dénoncé.

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La démonstration des faits de harcèlement moral

Ainsi manque à son obligation de sécurité l’employeur qui n’a pas diligenté d’enquête interne malgré les alertes de harcèlement moral de la salariée. (Cass Soc 27 novembre 2019 n°18-10.551)

L’obligation de l’employeur de répondre à l’alerte du salarié : la violation de l’obligation de sécurité

Le Code du travail distingue les obligations relatives à la protection du salarié contre le harcèlement moral – le seul fait que le salarié soit victime de harcèlement moral est condamnable (L. 1552-1 C.trav) et l’obligation de l’employeur impliquant de réagir en cas de harcèlement moral (L. 1154-2 du Code du travail).

Ces obligations sont distinctes de sorte que la méconnaissance de chacune d’elles entraîne des préjudices différents et peut ouvrir à des réparations spécifiques (Cass. Soc. 6 juin 2012, n°10-27.694).

Dans l’arrêt du 22 mars 2023, la Cour de Cassation a d’abord constaté que le salarié était exposé à une situation de harcèlement moral et avait « alerté ses supérieurs hiérarchiques à propos de la situation de souffrance dans laquelle il se trouvait ».

Elle a ensuite relevé que « L’employeur ne justifie d’aucune réaction à réception du message du 21 novembre 2016 et n’établit même pas y avoir répondu. »

La Cour de Cassation a donc approuvé le raisonnement de la Cour d’appel qui en a déduit « l’existence d’un manquement de l’employeur à son obligation de sécurité ».

Dans la lignée de sa jurisprudence, la Cour de Cassation rappelle donc que l’employeur est tenu de réagir dès lors qu’un salarié dénonce des faits de harcèlement.

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Une enquête secrète peut-elle servir de preuve de faits de harcèlement ?

A défaut d’actions concrètes et suffisantes, l’employeur s’expose au paiement de dommages et intérêts pour violation de son obligation de sécurité.

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Mme Maëlle DREANO – Maître Marion SIMONE – EXILAE Avocats

Demander un titre de séjour sans passeport

Demander un titre de séjour sans passeport.

Demander un titre de séjour sans passeport, est ce possible? C’est ce que nous allons découvrir.

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Demander un titre de séjour sans passeport : c’est possible

Les pièces justificatives exigées pour la délivrance d’un titre de séjour sont énumérées dans un arrêté du 30 avril 2021 ainsi que dans l’annexe 10 du Ceseda.

Ces documents font mention des éléments suivants : un visa ou un titre de séjour en cours de validité et un justificatif de nationalité.

La délivrance d’une première carte de séjour temporaire est conditionnée par l’obtention d’un visa long séjour comme le prévoit l’article L411-1 Ceseda.

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L’étranger peut obtenir réparation pour un refus illégal de délivrance de titre de séjour

Ce visa est normalement apposé sur le passeport du ressortissant étranger – ce qui supposerait donc qu’un tel document soit exigé lors du dépôt d’une première demande de titre de séjour.

Dans la pratique c’est au regard de ces éléments que les préfectures subordonnent l’enregistrement du dépôt de dossier et/ ou la délivrance du titre de séjour à la présentation d’un passeport en cours de validité.

Néanmoins, la préfecture ne peut refuser d’enregistrer une demande de titre de séjour «  par le seul motif tiré du défaut de présentation d’un passeport en cours de validité alors qu’aucune disposition législative ou réglementaire ne l’impose en un tel cas », TA Versailles, 19 octobre 2018 n° 1807107.

Demander un titre de séjour sans passeport : mais pas pour toutes les situations

L’exigence d’un passeport en cours de validité n’est pas une condition requise selon les situations :

  • L’exigence d’une entrée régulière sous visa long séjour n’est pas exigée pour certaines catégories de personnes : lestitulaires de la carte de résident « longue durée-UE » ainsi que de son ou sa conjointe et de leurs enfants entrés mineurs en France ; le jeune qui a résidé en France avec au moins un de ses parents depuis qu’il ou elle a atteint l’âge de 13 ans ; le jeune pris en charge par les services de l’Aide sociale à l’enfance entre 16 et 18 ans- qui remplit les conditions prévues pour bénéficier d’une admission exceptionnelle au séjour ; le parent d’un enfant français s’il atteste subvenir à son entretien et à son éducation ; la personne ayant ses principales attaches personnelles et familiales en France ; la personne née en France et y ayant résidé pendant au moins 8 ans- qui justifie d’au moins 5 ans de scolarité dans un établissement français.

  • Il est possible de justifier de sa nationalité et son état civil (article R431-10 Ceseda) par d’autres moyens puisque cette condition « ne fait pas obligation de produire un passeport ou un justificatif d’état civil comportant une photographie de l’intéressé, ni même un document officiel délivré par les autorités de son pays » (CAA Lyon, 30 juin 2010, n° 10LY00753).

La preuve peut être apportée par tous moyens tels qu’un passeport périmé, une attestation consulaire, une carte nationale d’identité ou encore un acte de naissance ainsi qu’un permis de conduire délivré à l’étranger (CAA Lyon, 28 septembre 2010, n° 10LY00754). La jurisprudence fournit un certains nombres d’exemple de documents exploitables en ce sens.

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Concernant les demandes de renouvellement de titre de séjour, il convient de rappeler que : « le titulaire d’une carte de séjour temporaire ou d’une carte pluriannuelle n’est jamais tenu de présenter un passeport lors de sa demande de renouvellement, quel que soit le fondement sur lequel ce titre de séjour a été obtenu » (CAA Paris, 7 juin 2016, n° 15PA03280).

En revanche, la présentation du passeport peut être demandée pour certaines catégories de personne qui sollicitent une carte de résident.

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EXILAE AVOCATS est un Cabinet d’avocats parisien proposant ses services en droit du travail, droit des affaires (commercial, sociétés…) et de droit des étrangers.

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L’équipe Droit Social, dirigée par Mme Maëlle DREANO, accompagne votre Société ou votre personne dans tous ses besoins en droit du travail.

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Maître Grégoire HERVET – EXILAE Avocats

Discrimination à l’embauche en raison du titre de séjour

Discrimination à l’embauche en raison du titre de séjour.

Le Défenseur des droits considère qu’est victime d’une discrimination, le/a candidat(e) qui se voit refuser un poste en raison de la présentation de son titre de séjour.

Il s’agit d’une discrimination en lien avec l’origine et/ou la nationalité.

Discrimination à l’embauche en raison du titre de séjour : ce que dit la loi

Aucune personne ne peut être écartée d’une procédure de recrutement ou de nomination ou de l’accès à un stage ou à une période de formation en entreprise, aucun salarié ne peut être sanctionné, licencié ou faire l’objet d’une mesure discriminatoire en raison de son origine et/ou sa nationalité.

« Constitue une discrimination toute distinction opérée entre les personnes physiques sur le fondement de leur origine » Article 225-1 du Code pénal.

Le Code du travail dans son article L.1132-1 établit également le principe de non-discrimination qui désigne l’interdiction de traiter moins favorablement une personne en raison de critères, tels que l’apparence, l’origine ou la nationalité.

Lors du recrutement, les informations demandées au candidat doivent permettre à l’employeur d’évaluer les compétences pour le futur poste. Une origine ou une nationalité ne déterminent pas la compétence du candidat pour le poste auquel il se présente.

Et pourtant, les cas sont légions…!

Discrimination à l’embauche en raison du titre de séjour : exemples de cas concrets traités par le Cabinet

Situation n°1 :

A la suite d’un entretien, une candidate d’origine étrangère est acceptée pour un poste en CDI au sein d’une entreprise. Lorsque l’employeur établi la déclaration préalable à l’embauche, ce dernier souhaite désormais lui proposer un CDD de 12 mois au lieu d’un CDI.

En effet, à la présentation du titre de séjour de la candidate, l’employeur ne souhaite plus lui attribuer un poste en CDI mais en CDD. Ce changement est dû à la présentation du titre de séjour puisque l’entreprise étant toujours en recherche de candidat, elle publie une nouvelle offre correspondant au même poste en CDI accepté antérieurement par la candidate d’origine étrangère.

L’entreprise en question a été condamnée à payer à la candidate des dommages et intérêts pour rupture abusive des pourparlers ainsi qu’au titre de la discrimination à l’embauche.

Situation n°2 :

A l’acceptation d’une candidature pour un poste, une société demande au candidat un certain nombre de documents pour établir sa déclaration préalable à l’embauche. A la présentation de son titre de séjour comportant la mention « étudiant » autorisé à travailler, l’employeur revient sur sa décision d’engager le candidat pour le poste en apprentissage, au motif que l’obtention de son autorisation de travail aurait été incertaine.

Situation n° 3

Des ressortissants étrangers en situation irrégulière ont travaillé dans deux restaurants. Ces derniers affirment que leurs conditions de travail étaient contraires à la dignité humaine. Ils percevaient en outre une rémunération inférieure aux minima légaux. L’hébergement sur leur lieu de travail leur était imposé dans des conditions indignes.

L’employeur a été condamné pour diverses infractions telles que : le travail dissimulé, emploi de ressortissants étrangers sans titre de séjour ni autorisation de travail et violences volontaires. Enfin, le tribunal a reconnu des délits de traite des êtres humains commise en échange d’une rémunération, de soumissions d’une personne vulnérable à des conditions de travail et d’hébergement indignes.

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L’étranger peut obtenir réparation pour un refus illégal de délivrance de titre de séjour

L’étranger peut obtenir réparation pour un refus illégal de délivrance de titre de séjour.

C’est ce qu’a rappelé récemment la Cour d’appel administrative de Lyon (CAA de Lyon, 16 janvier 2023, n°21LY02454).

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L’étranger peut obtenir réparation pour un refus illégal de délivrance de titre de séjour : les faits d’espèces

Les faits sont les suivants : une ressortissante marocaine s’est vu refuser la délivrance d’un titre de séjour par la préfecture. Elle conteste donc cette décision devant la juridiction administrative.

La décision de refus de titre de séjour est annulée (le préfet ayant commis une erreur manifeste d’appréciation). 

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L’obligation de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour par la Préfecture

Il est enjoint à la préfecture, tout naturellement, de procéder à la délivrance du titre de séjour.

Cependant, la requérante entendait aussi obtenir réparation de son préjudice causé par le refus de délivrance de titre de séjour.

L’étranger peut obtenir réparation pour un refus illégal de délivrance de titre de séjour sauf si la faute relève d’une illégalité externe

C’est ici que la Cour administrative d’appel énonce que :

« Le refus illégal de délivrer un titre de séjour à un ressortissant étranger qui en a fait la demande constitue une faute de nature à engager la responsabilité de l’État à son égard, pour autant qu’il en soit résulté pour lui un préjudice direct et certain. L’illégalité du refus implicite sanctionnée au point 3, présente ainsi un caractère fautif de nature à ouvrir à l’intéressée un droit à indemnisation ».

Elle a donc obtenu réparation de son préjudice : plus précisément, elle a obtenu 3000 euros en réparation de son préjudice moral.

Cet arrêt a le mérite de rappeler la nécessité d’envisager l’usage du recours indemnitaire en cas de refus de délivrance d’un titre de séjour.

En effet, il est de jurisprudence illustre que toute illégalité commise par l’administration constitue une faute ouvrant le droit à réparation (CE, 27 janvier 1973, n°84768).

Il a également été précisé que la réparation est ouverte si l’illégalité commise est une illégalité interne (CE, 7 juin 2010, n°312909).

Ce qui signifie qu’un vice de procédure ou de forme n’ouvre aucunement droit à réparation du préjudice.

Dans le cadre d’un refus de titre de séjour, si la décision est annulée par le juge en raison d’un vice de légalité interne, il est possible de solliciter la réparation de son préjudice.

Il faudra réaliser une demande préalable à l’administration puis, en cas de silence d’une durée de deux mois sur cette demande ou d’un refus explicite, saisir le tribunal administratif.

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Dans cette demande préalable, il faudra chiffer et évaluer son préjudice.

Dans l’arrêt de la Cour administrative d’appel, ont été indemnisé le préjudice moral et de troubles dans les conditions d’existences à hauteur de 3000 euros ;

« Mme C est en revanche fondée à se plaindre du préjudice moral et des troubles dans ses conditions d’existence résultant de la précarité de sa situation administrative de la naissance de la décision attaquée au jour du présent arrêt, période au cours de laquelle elle a été illégalement privée de titre de séjour. Il sera fait une juste appréciation du préjudice subi à ce titre en condamnant l’État à lui verser en réparation une somme de 3 000 euros, tous intérêts compris. »

On retiendra donc que le recours indemnitaire a toute sa place dans la stratégie contentieuse.

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Un aperçu des fondements juridiques du statut de réfugié : ce qu’il faut savoir

Un aperçu des fondements juridiques du statut de réfugié : ce qu’il faut savoir.

On appelle asile la procédure visant à demander une protection internationale en raison des risques qu’on encourt dans son pays natal à un autre Etat.

Il s’agit donc de demander aux autorités françaises un statut protecteur qui permet de séjourner en France en raison de persécutions subies.

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Cette protection peut prendre deux formes :

Le statut de réfugié est le plus favorable au niveau des droits qu’il ouvre, notamment en termes d’accès au séjour et à l’acquisition de la nationalité.

Mais avant d’entrer dans le détail, il convient de distinguer l’asile conventionnel, l’asile constitutionnel et le cas singulier des personnes sous mandat du Haut-Commissariat des Nations Unies.

Un aperçu des fondements juridiques du statut de réfugié : ce qu’il faut savoir sur l’asile constitutionnel

L’asile constitutionnel, reconnu par le Préambule de la Constitution de 1946 et définit par l’article L.511-1, 1° du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (ci-après CESEDA) concerne « toute personne persécutée en raison de son action en faveur de la liberté ».

Le demandeur doit être en mesure de démontrer qu’il a œuvré pour la cause de la liberté dans son pays et que sa vie est menacée du fait de cette action.

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A noter que toute action terroriste, fut-ce-t-elle en faveur de la liberté, ne peut être regardée comme une action en faveur de la liberté (CE, 9 novembre 2005, n°254882).

Cette action en faveur de la liberté n’oblige aucunement une action politique militante ou associative : un professeur d’histoire accusé d’enseigner des valeurs contraires à l’islam et trop libérales car préconisant une égalité entre hommes et femmes se voit accordé le statut de réfugié en raison de son action en faveur de la liberté (CNDA, 18 avril 2008, B, n°579599).

Un aperçu des fondements juridiques du statut de réfugié : ce qu’il faut savoir sur l’asile conventionnel

L’asile conventionnel trouve son fondement dans la Convention du 28 juillet 1951, relative au statut des réfugiés, dite Convention de Genève.

L’article 1er de la Convention de Genève, citée par l’article L.511-1, 3°, prévoit que le terme de réfugié s’applique à toute personne « craignant avec raison d’être persécutée du fait de sa race, sa religion, sa nationalité, de son appartenance à un certains groupes sociale ou de ses opinions politiques, se trouve hors du pays dont elle a la nationalité et qui ne peut ou, du fait cette crainte, ne veut se réclamer de la protection de ce pays ; ou qui, si elle n’a pas de nationalité et se trouve hors du pays dans lequel elle avait sa résidence habituelle à la suite de tels événements, ne peut ou, en raison de ladite crainte, ne veut y retourner ».

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Il est nécessaire d’établir d’une art la réalité des persécutions subies ou la crainte de subir un acte de persécution, d’autre part, que cet acte est rattaché à l’un ou plusieurs des cinq motifs énumérés dans la convention (race, religion, nationalité, appartenance à un groupe social donné ou opinion politique).

La crainte doit être actuelle, celle-ci étant appréciée à la date de la décision de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) ou de la Cour nationale du droit d’asile (CNDA).

Le cas spécifique des personnes sous mandat du Haut-Commissariat des Nations Unies

Cette protection reconnue par l’article L.511-1, 2° du CESEDA, concerne les personnes persécutées et sur lesquelles le HCR exerce un mandat strict.

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