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La naturalisation par décret en 2023

La naturalisation par décret en 2023.

La naturalisation est un processus permettant à un étranger résidant sur le territoire français de manière pérenne d’obtenir la nationalité française. La naturalisation est régit par les dispositions du Code civil.

Parmi les procédures possibles, il existe la naturalisation par décret.

La naturalisation par décret en 2023 : les conditions à respecter

Pour pouvoir former une demande de naturalisation par décret, plusieurs conditions doivent être respectées :

  • Être âgé de plus de 18 ans, conformément aux dispositions de l’article 21-22 du Code civil ;
  • Être titulaire d’un titre de séjour en cours de validité ;
  • Résider en France, de manière continue et régulière depuis au moins 5 années.

Concernant ce délai de 5 années, il existe certaines exceptions.

Tout d’abord, il ne sera pas de 5 années mais de 2 années pour les personnes justifiant avec succès de 2 années d’études supérieures donnant lieu à la délivrance d’un diplôme français.

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Ensuite, ce délai est supprimé pour les personnes :

  • Réfugiés ;
  • Sollicitant la réintégration au sein de la société française ;
  • Ressortissants d’un pays dont l’une des langues officielles est le français et qu’ils démontrent que le français est leur langue maternelle ou qu’ils ont suivi au moins 5 ans de scolarité au sein d’une école française.

Le respect des bonnes mœurs est également un critère déterminant.

En effet, en cas de condamnations diverses ou du non-respect des règles du droit français, la procédure d’acquisition de la nationalité par décret pourra être rendue difficile.

La naturalisation par décret en 2023 : la procédure à respecter

La dématérialisation des demandes

Les demandes de naturalisation ont été touchées par le mouvement de dématérialisation de l’administration. Ainsi, depuis le 6 février 2023, une demande de naturalisation par décret doit se faire directement en ligne, via le téléservice natali.

Cette nouvelle procédure a pour but de simplifier les procédures en donnant notamment accès aux personnes à l’état d’avancement de leur dossier directement sur la plateforme.

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N-B : Quelles sont les conséquences de la transmission d’un dossier par courrier conformément à l’ancienne procédure ? L’envoi par courrier entrainera d’office le rejet de la demande et le retour des documents envoyés à l’expéditeur.

La convocation à un entretien

A la suite du dépôt du dossier de naturalisation et l’instruction de la demande par l’Administration, la suite de la procédure est associée à la convocation à un entretien d’assimilation.

Dans le cadre de cet entretien, il sera testé la connaissance de la France et de son histoire ainsi qu’apprécié l’intégration de la personne au sein de la société.

En effet, il s’agit d’une des conditions de la naturalisation.

En ce sens, des questions très concrètes seront posées lors de cet entretien.

Exemples de questions :

  • Quelles sont les valeurs de la République française ?
  • Qui ont été les présidents de la Vème République ?
  • Qui est Jean Moulin ?
  • Quels sont les emblèmes de la France ?
  • Qui est Vercingétorix ?

N-B : en pratique, en Île-de-France, le délai avant d’obtenir une convocation à un entretien est d’environ huit mois.

La décision

Fort de tous ces éléments recueillis, l’administration va se prononcer sur la demande de naturalisation.

En cas d’acceptation, cette décision donnera lieu à une notification par mail et la remise d’un décret de naturalisation sur le site de Légifrance.

Toutefois, la demande de naturalisation peut également faire l’objet d’un refus en cas de :

  • Demande irrecevable : non-respect des conditions de la procédure ;
  • Demande inopportune : l’acquisition n’est pour le moment pas encore rendue possible.

La demande peut également faire l’objet d’un ajournement ce qui signifie qu’un délai avant le dépôt d’une nouvelle demande devra être respecté.

En tout état de cause, il est possible de former un recours contre ces décisions.

Dans un délai de deux mois, un recours administratif auprès du ministre chargé des naturalisations doit être formé.

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En cas d’absence de réponse dans un délai de 4 mois ou en cas de refus du recours, il est possible de former un recours contentieux devant le Tribunal administratif de Nantes.

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Maître Grégoire HERVET – EXILAE Avocats

La rupture du contrat de travail du salarié étranger

La rupture du contrat de travail du salarié étranger.

L’employeur d’un salarié « sans papier », c’est-à-dire en situation irrégulière, qui l’emploie sans qu’il ne dispose d’un titre de séjour l’autorisant à travailler, peut rompre subitement son contrat de travail.

Qu’il ait ignoré cette situation qu’il connaissait lors de son embauche, ou qu’il ait fait travailler le salarié étranger sans autorisation en parfaite conscience ne changera sans doute rien à la rupture du contrat de travail qui est bien souvent inévitable.

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La rupture du contrat de travail du salarié étranger : licenciement ou simple rupture du contrat ?

En effet, si l’employeur ne souhaite pas à accompagner le salarié dans ses démarches de régularisation par le travail et ne s’acquitte pas des cotisations exceptionnelles que cette situation implique, il pourra vouloir mettre fin au contrat du salarié.

C’est notamment le cas lorsque le salarié a fourni un faux titre de séjour lors de son embauche ou encore un titre appartenant à une autre personne.

C’est également le cas lorsque l’administration, c’est-à-dire l’inspection du travail, lui demande de mettre fin au contrat de travail du salarié embauché alors qu’il est en situation irrégulière.

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Bien souvent, l’employeur va rompre immédiatement le contrat sans autre formalité.

Il s’agit d’une faculté offerte pas la loi qui n’est pas sans conséquence d’un point de vue indemnitaire, mais qui a le mérite d’être rapide.

L’employeur est dispensé dans ce cas de toutes les règles liées au licenciement.

Toutefois, l’employeur peut aussi passer par une procédure classique de licenciement pour faute grave, ce qui prive le salarié de toute indemnité de licenciement et de préavis.

Cette méthode doit respecter notamment les règles liées à la prescription du fait fautif et s’applique vraiment lorsque l’employeur découvre de bonne foi l’usage d’un faux titre de séjour par son salarié.

La rupture du contrat de travail du salarié étranger : les règles particulières d’indemnisation du salarié en cas de simple rupture

Parce que le salarié en situation irrégulière a fait bénéficier l’entreprise de sa main d’œuvre et a su en tirer profit, la loi lui garantit la protection suivante :

Selon l’article L. 8252-2 du Code du travail, le salarié étranger qui a été embauché sans titre de séjour l’autorisant a travaillé qui voit de ce fait son contrat rompu a le droit :

– Au paiement de son salaire et de ses accessoires c’est-à-dire essentiellement aux congés payés et aux primes dont il peut disposer ;

– A une indemnité forfaitaire égale à au moins 3 mois de salaire, voire plus si l’indemnité de préavis et de licenciement correspond à un montant plus élevé.

Cette indemnité peut être portée à 6 mois de salaire si le salarié est en mesure de prouver que son employeur l’a embauché, en conscience, sans le déclarer aux organismes sociaux français.

Cette situation est appelée de « travail dissimulé ».

La solution est la même, peut important que le salarié en situation irrégulière ait travaillé en vertu d’un contrat de travail écrit ou non, qu’il s’agisse d’un CDD ou d’un CDI.

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Elle correspond à au moins 3 mois de salaire et pourrait vous être versée dans un délai de 2 à 3 mois grâce à l’intervention efficace de nos avocats.

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Mme Maëlle DREANO – EXILAE Avocats

Le visa long séjour valant titre de séjour (VLS-TS) ascendant à charge

Le visa long séjour valant titre de séjour (VLS-TS) ascendant à charge.

Le visa est « un document officiel délivré par les autorités compétentes d’un pays qu’un étranger doit présenter lors de son entrée sur le territoire de celui-ci ».

La présentation de ce document est un prérequis pour beaucoup de personnes souhaitant venir sur le territoire français depuis un pays se situant hors de l’Union européenne ou de l’espace Schengen.

Il existe plusieurs types de visa en fonction du projet personnel sur le territoire français, que ce soit pour s’y installer, voyager ou encore travailler.

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A ce titre, il est possible d’opposer deux grandes catégories de visa, les visas « court séjour » et les visas « long séjour ».

Si les premiers, « visa C », permettent de se rendre sur le territoire français pour une durée inférieure à 3 mois, les visas D « long séjour » permettent eux de se rendre en France en vue d’une durée supérieure à 3 mois, visant ainsi une installation pérenne.

Le visa long séjour valant titre de séjour (VLS-TS) ascendant à charge : qu’est ce qu’un visa long séjour ?

Un visa long séjour permet le séjour pour une durée de 4 à 12 mois sur le territoire français et est prévu par les dispositions de l’article L. 312-2 du CESEDA.

Procéder à l’enregistrement de son visa lors de son arrivée en France permet de lui conférer l’effet d’un titre de séjour.

Cet enregistrement doit être effectué dans les 3 mois suivant l’arrivée sur le territoire.

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Il est également nécessaire de procéder à l’acquittement du paiement d’une taxe sur le séjour s’élevant à 225 euros.

Ce type de visa porte ainsi la mention de VLS-TS pour « Visa Long Séjour valant Titre de Séjour ». 

Un visa long séjour peut notamment être délivré en vue de l’installation d’une personne en France, ascendante d’un ressortissant français ou de son conjoint et qui est pris en charge par cette personne.

Le visa long séjour valant titre de séjour (VLS-TS) ascendant à charge : la procédure pour bénéficier d’un « ascendant à charge »

Un ascendant correspond aux parents, grands-parents ou toute autre génération supérieure d’un individu.

Concernant le droit au séjour dans le cadre d’un VLS-TS, cela correspond notamment à la situation d’une personne âgée dépourvue de moyens suffisants vivant dans un pays autre que la France, dont l’un des enfants vit régulièrement en France en ayant acquis la nationalité française (ou est marié avec un ressortissant français) et qui va le rejoindre sur le territoire national tout en étant pris en charge financièrement par ce membre de la famille.

Pour cela, plusieurs éléments doivent être prouvés notamment concernant la prise en charge financière.

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En effet, ce type de visa permet la réunification de famille dont l’ascendant ne disposerait pas de moyens financiers suffisants pour subvenir à ses besoins.

Dans un premier temps, il faut donc pouvoir démontrer l’absence de revenus suffisants dans le pays d’origine.

Dans un second temps, il faut également prouver la prise en charge financière.

A ce titre, une attestation sur l’honneur de prise en charge peut être faite.

De même, il est intéressant voir indispensable de présenter des preuves concrètes de participation financière, telles que des transferts d’argent via la communication de relevés bancaires.

L’âge et l’isolement dans le pays peuvent être également des éléments pris en compte dans l’étude d’un dossier par les services consulaires en charge de l’instruction de la demande.

En parallèle, le descendant ou son conjoint assurant la prise en charge doit prouver la stabilité et la pérennité de ses revenus via différents moyens : contrat de travail à durée indéterminée, bulletins de salaire, relevés bancaires, acte de propriété etc…

Enfin, la souscription à une assurance médicale couvrant l’ensemble de la durée de présence prévue en France est également un élément nécessaire lors du dépôt de la demande.

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Maître Grégoire HERVET – EXILAE Avocats

La carte de résident longue durée-UE

La carte de résident longue durée-UE.

La carte de résident longue durée-UE est aussi nébuleuse que convoitée : elle présente de nombreux avantages mais demeure hélas incomprise et ne doit pas être confondue avec les cartes de résident prévues par le Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

En effet, issue du droit européen, cette carte présente un régime qui lui est propre et qu’on se propose d’exposer.

La carte de résident longue durée-UE : qui peut la demander ?

Pour solliciter cette carte, l’étranger droit avoir séjour au moins 5 ans en France en situation régulière.

Votre séjour en France doit avoir été ininterrompu. Toutefois, certaines absences sont autorisées (absence maximum de 6 mois consécutifs pour un total d’absences de 10 mois) et sont prises en compte dans le calcul des 5 ans.

Outre cette condition de résidence, le ressortissant étranger doit faire la démonstration qu’il dispose d’une assurance maladie et de ressources stables, suffisantes et régulières pour subvenir à vos besoins.

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Ces revenus doivent atteindre au moins le montant du Smic (1 747,20 € bruts mensuels). Toutes les ressources propres sont prises en compte mais certaines prestations familiales et allocations sont exclues (Pajeallocations familialescomplément familial, allocation de logement, AEEHASFARSAJPPRSAASS).

Pour obtenir la carte de résident longue durée – UE, il est également pris en compte intégration républicaine dans la société française du ressortissant étranger.

Cette condition est évaluée en particulier au regard des éléments suivants :

  • L’engagement à respecter les principes qui régissent la République française (document fourni par la préfecture à signer) ;
  • Le respect effectif de ces principes ; et
  • La connaissance suffisante du français.

Il faut solliciter la carte de résident longue durée-UE lorsqu’on en remplit l’intégralité des conditions : une seule condition manquante obligera la préfecture à refuser la délivrance.

Il faut déposer la demande de carte dans les 2 mois précédant la date d’expiration du titre de séjour actuel.

La carte de résident longue durée-UE : ses avantages

Cette carte autorise à travailler en France mais présente un autre avantage non négligeable : elle permet également de séjourner plus de 3 mois, sans visa de long séjour, dans certains pays membres de l’Union européenne (Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Chypre, Croatie, Espagne, Estonie, Finlande, Grèce, Hongrie, Italie, Lituanie, Lettonie, Luxembourg, Malte, Pays-Bas, Pologne, Portugal, République tchèque, Roumanie, Slovaquie, Slovénie, Suède).

Surtout, elle est valable 10 années et son renouvellement est aisé.

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Enfin, elle permet également de préparer la sollicitation d’une carte de résident permanent (sujet développé dans un prochain article).

La carte de résident longue durée-UE : que faire en cas de refus?

Cette carte fait rarement l’objet d’un refus : soit le ressortissant étranger remplit les conditions soit il ne les remplit pas (le préfet n’a aucun pouvoir discrétionnaire).

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Si la carte est refusée, il est possible de saisir le tribunal administratif d’un recours contentieux mais le juge ne se contentera que de vérifier si le ressortissant étranger réunit l’intégralité des conditions.

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Renouvellement d’une carte pluriannuelle : la prolongation des effets au-delà de l’expiration du titre

Renouvellement d’une carte pluriannuelle : la prolongation des effets au-delà de l’expiration du titre.

L’intégration d’un étranger sur le territoire français se fait principalement via sa régularisation.

Cette régularisation se fait par la délivrance d’un titre de séjour, d’une durée variable en fonction de la situation dans laquelle se trouve un étranger.

Classiquement, un étranger bénéficie au départ d’un titre de séjour valable une année, lequel pourra être renouvelé sous conditions.

Renouvellement d’une carte pluriannuelle : la prolongation des effets au-delà de l’expiration du titre – introduction

Après plusieurs renouvellements, un titre de séjour pluriannuel pourra être délivré à l’étranger démontrant son intégration sur le territoire, d’une durée généralement progressive.

Trois mois avant l’expiration d’un titre de séjour, il est possible d’en demander le renouvellement.

Toutefois, la procédure de renouvellement de son titre de séjour peut être confrontée à différents blocages, notamment au niveau des préfectures.

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L’instruction et le traitement des demandes pouvant prendre du retard, cette situation expose ces personnes souhaitant faire renouveler leur titre de séjour à demeurer sur le territoire sans titre de séjour valide après l’expiration de ce document.

Pour pallier cette situation, une disposition législative a été mise en place : la prolongation des effets du titre de séjour au-delà de l’expiration du titre, dans une limite de trois mois.

Il s’agit d’une disposition prévue par l’article L. 433-3 du CESEDA.

Renouvellement d’une carte pluriannuelle : la prolongation des effets au-delà de l’expiration du titre – les conditions

Conformément à l’article précité, cette disposition s’applique pour certaines procédures de renouvellement et notamment pour :

  • Les cartes de résident (droit au séjour valable dix ans) ;
  • Les titres de séjour d’une durée supérieure à un an prévu par une stipulation internationale.

Dès lors, pour ces situations, les dispositions de l’article L. 433-3 du CESEDA, à savoir notamment la prolongation des effets d’un titre de séjour trois mois après son expiration, s’appliqueront.

Renouvellement d’une carte pluriannuelle : la prolongation des effets au-delà de l’expiration du titre – les effets

Dans les cadres des titres susmentionnés, le dépôt d’une demande de renouvellement de ce titre permet de prolonger l’effet du titre de séjour au-delà de sa date d’expiration pendant une durée de 3 mois.

Concrètement, bien qu’expiré, ce titre sera toujours opposable.

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Il permettra notamment de garantir le droit au séjour de la personne.

De même, l’ensemble des droits associés à ce titre, notamment les droits au travail, seront maintenus pendant cette durée.

Renouvellement d’une carte pluriannuelle : la prolongation des effets au-delà de l’expiration du titre – la procédure

Une demande de renouvellement de son titre de séjour doit être sollicitée auprès de la préfecture de son lieu de résidence.

La procédure particulière dépend de la préfecture compétente.

Cependant, un mouvement de dématérialisation des démarches administratives est constaté, notamment en Île-de-France.

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La plateforme Démarches simplifiées permet le dépôt de ce type de demande.

Toutefois, malgré cette ouverture au numérique, des problèmes de traitement des demandes demeurent.

Une attestation de prolongation de son droit au séjour peut alors être utile pour faire valoir ses droits, notamment auprès de son employeur.

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Les risques liés à la paternité fictive pour l’obtention d’un titre de séjour en France

Les risques liés à la paternité fictive pour l’obtention d’un titre de séjour en France.

Il est en principe illégal, sous réserve de ce qui suit, de reconnaitre un enfant qui n’est pas le sien puisqu’il s’agit alors d’une paternité dite fictive.

Les paternités fictives sont de plusieurs ordres, on distingue en effet :

  • La reconnaissance de bonne foi qui correspond à la situation où on reconnait un enfant que l’on pense être le sien et cela de façon sincère alors qu’il ne l’est pas ;
  • La reconnaissance de complaisance soit la situation où on reconnait un enfant qu’on sait parfaitement comme n’étant pas le sien mais sans volonté de profiter d’un quelconque droit ; et
  • La paternité de convenance qui peut se définir comme le fait de reconnaitre un enfant dont on sait pertinemment qu’il n’est pas le sien afin de bénéficier d’un avantage juridique quelconque (un titre de séjour, une prestation sociale…).

Le présent article traitera de la paternité de convenance soit la démarche qui vise pour un étranger à reconnaitre un enfant qui n’est pas le sien dans l’optique de se voir délivrer un titre de séjour.

Les risques liés à la paternité fictive pour l’obtention d’un titre de séjour en France : la reconnaissance est opposable à l’administration

La reconnaissance d’un enfant est opposable aux tiers dont l’administration ; cela signifie que toute reconnaissance d’enfant réalisée selon les formes imposées par le code civil s’impose à l’administration tant qu’une action de contestation de filiation n’a pas abouti.

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En d’autres termes, dès qu’est reconnu l’enfant même par un ressortissant étranger qui n’est pas le père biologique de l’enfant, l’administration est tenue de prendre pour établie la filiation signifiant qu’au moment du dépôt de la demande de carte de séjour présentée par le père « fictif », la préfecture ne peut refuser le dossier au guichet.

L’administration peut constater une fraude au cours de l’instruction d’une demande de titre de séjour

Cependant, le préfet peut, au cours de l’instruction de la demande, estimer que la reconnaissance de paternité a été souscrite dans l’unique but de faciliter l’obtention d’un titre de séjour et qu’elle est donc constitutive d’une fraude.

Il ne peut donc remettre en cause la reconnaissance de paternité, qui est opposable aux tiers comme énoncé supra, mais uniquement démontrer une fraude ; la nuance peut sembler futile mais a toute son importance.

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En effet, le préfet doit en effet apporter la preuve de la fraude pour refuser la délivrance d’un titre de séjour sollicité ; il doit donc faire la démonstration précise de la fraude pour motiver son refus en produisant des éléments précis et concordants (CAA de Paris, 2 mars 2012, n°11PA00651).

En pratique, le préfet va surtout avancer l’absence de contribution à l’entretien de l’enfant et de participation à son éducation.

Les risques liés à la paternité fictive pour l’obtention d’un titre de séjour en France : les sanctions applicables

Tout titre de séjour obtenu par fraude peut faire l’objet d’un retrait : il est donc possible de procéder au retrait d’un titre de séjour obtenu en raison d’une paternité démontrée comme fausse.

Cependant, le Code civil vient tempérer cette possibilité de retrait : il existe en effet des prescriptions qui ne permettent plus de remettre en cause une paternité, fusse-t-elle fictive, après un certain temps.

L’article 321 du Code civil énonce que les actions relatives à la filiation se prescrivent par dix ans à compter du jour où la personne a commencé à jour de l’état qui lui est contesté.

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En d’autres termes, la reconnaissance d’un enfant non remise en cause pendant dix ans devient définitive et l’administration ne pourra refuser la délivrance du titre de séjour quand bien même la fraude est établie (CE,10 juin 2013, n° 358835).

Enfin, l’article L.823-11 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile rappelle qu’est puni de cinq ans d’emprisonnement et de 15.000 euros d’amende le fait de reconnaitre un enfant aux seules fins d’obtenir un titre de séjour.

A cette lourde peine peut s’ajouter des peines complémentaires comme une interdiction de séjour sur le territoire français de cinq ans ou plus.

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Quelle indemnisation du harcèlement moral devant le Conseil de prud’hommes ?

Quelle indemnisation du harcèlement moral devant le Conseil de prud’hommes ?

Depuis trop longtemps les conseillers qui statuent sur les litiges opposant les salariés à leurs employeurs devant le Conseil de prud’hommes confondaient l’indemnisation due en vue de réparer les faits de harcèlement et celle due en cas de licenciement infondé, faisant suite à des faits de harcèlement.

La Cour de cassation est venue rappeler clairement dans un arrêt du 1er juin 2023 que le salarié qui prouve à la fois les faits de harcèlement moral dont il a été victime ET le caractère infondé du licenciement consécutif, doit être indemnisé à ces deux titres ! et non une seule fois !

Quelle indemnisation du harcèlement moral devant le Conseil de prud’hommes ? L’importance de la preuve

Il existe un principe d’aménagement de la charge de la preuve au profit des victimes de harcèlement moral.

Pour le démontrer, les salariés qui s’en estiment victimes doivent « présenter des éléments de faits » laissant simplement « supposer » l’existence d’un harcèlement et, c’est ensuite à l’employeur de démontrer que ses positions à l’égard du salarié sont justifiées par des éléments objectifs (art. L.1154-1 C. trav.).

Le salarié qui s’estime victime de discrimination ne pouvant faire état de simples allégations, l’assistance d’un avocat pour l’aider à constituer son dossier est une étape importante. Ce dernier lui rappeler que même les enregistrements clandestins peuvent être versés au dossier ! 

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Qu’est ce que le harcèlement discriminatoire ?

Passé l’étape cruciale de la constitution d’un dossier solide pour laisser présumer l’existence d’un harcèlement, voire le démontrer sans contestation possible, votre avocat devra solliciter dans ses écritures :

  • Une indemnisation du préjudice moral né du harcèlement en lui-même ;
  • Et, si tel est le cas, une indemnisation liée au caractère infondé du licenciement prononcé à votre contre à la suite de ces faits de harcèlement.

La Cour de cassation, qui est compétente pour préciser les règles de droit applicables, a en effet récemment rappelé que le salarié victime de harcèlement moral peut cumuler l’indemnité pour licenciement nul et des dommages-intérêts pour harcèlement moral.

C’est la première fois que la Cour de cassation pose clairement cette règle dans un arrêt publié, c’est-à-dire destiné à faire autorité et à être connu par les professionnels du droit, comme par les juges … et les conseillers prud’hommaux !

La précision de la règle est importante car il n’était pas concevable que le salarié ne puisse pas obtenir une indemnisation au titre des agissements hostiles, humiliants et offensants qui ont dégradé son état de santé et/ou entravé sa carrière professionnelle (L.1152-1 C. trav.).

Quelle indemnisation du harcèlement moral devant le Conseil de prud’hommes ? A quoi s’attendre ?

Sous réserve de pouvoir se prévaloir d’un dossier bien constitué avec l’aide de son avocat, ainsi que des écritures précises de celui-ci, un salarié victime de harcèlement moral peut espérer obtenir :

  • D’une part, une indemnisation au titre de son préjudice moral pour avoir fait face aux actes hostiles et dégradants de son employeur. En fonction du degré de gravité de ceux-ci, environ 6 mois de salaire pourraient être octroyés au salarié victime ;
  • D’autre part, et en plus, la nullité du licenciement consécutif aux actes de harcèlement ou l’incarnant pourra être obtenue. La reconnaissance de cette nullité de la rupture du contrat de travail ouvre droit au salarié à une indemnité d’un montant au moins égal aux salaries des 6 derniers mois (art. L. 1235-3-1 C. trav.).

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EXILAE AVOCATS est un Cabinet d’avocats parisien proposant ses services en droit du travail, droit des affaires (commercial, sociétés…) et de droit des étrangers.

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Mme Maëlle DREANO – EXILAE Avocats

La déclaration de nationalité par le mariage

La déclaration de nationalité par le mariage

La naturalisation par décret n’est pas l’unique façon d’acquérir la nationalité française et il convient de bien distinguer cette procédure de la déclaration de nationalité.

Pour rappel, la naturalisation par décret, comme son nom l’indique, est l’octroi de la nationalité par l’autorité administrative par l’édiction d’un décret qui, une fois en vigueur, voit l’État français reconnaitre la qualité de français à un ressortissant étranger.

La déclaration de nationalité est un acte dit « déclaratoire » ; un ressortissant étranger revendique la qualité de français et il entend faire reconnaitre cette qualité par l’État français.

En d’autres termes, il s’estime français et désire que cette qualité soit reconnue par la France.

Il existe plusieurs situations qui permettent à un ressortissant étranger de solliciter une déclaration de nationalité au premier rang desquelles figurent le fait d’être marié à un ressortissant français que l’on nomme généralement « nationalité par mariage ».

La déclaration de nationalité par le mariage : les conditions

Tout naturellement, il est nécessaire d’être marié à un ressortissant de nationalité française depuis 4 années au minimum ; cette nationalité française doit exister au moment du mariage et doit avoir été conservée par le conjoint.

Ce mariage avec un ressortissant français doit faire l’objet d’une transcription en cas de célébration à l’étranger.

Il faut également démontrer une vie commune depuis la date du mariage : on peut définir la vie commune comme la démonstration d’une résidence commune des époux qui démontrent vivre ensemble.

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Il faut donc en réalité produire des documents qui attestent de cette vie commune depuis la date du mariage (généralement, il s’agit de documents aux noms des époux et à la même adresse).

Outre ce mariage, il faut également être en possession d’un titre de séjour en cours de validité et ne pas avoir fait l’objet de décision interdisant le séjour tel qu’un arrêté d’expulsion ou une interdiction du territoire français.

Enfin, il faut démontrer une intégration dans la société française en n’ayant fait l’objet d’aucune condamnation pénale et également en attestant d’une maitrise suffisante de la langue française dans les mêmes conditions que la naturalisation par décret (suivi d’étude en France ou passage d’un test de français à l’écrit et à l’oral).

La déclaration de nationalité par le mariage : la procédure à suivre

Selon les régions, il faut soit déposer le dossier sur la plateforme de naturalisation que l’on retrouve sur son compte ANEF (il suffit donc de se connecter et voir si cette possibilité est offerte par l’affichage d’un onglet « Je demande la nationalité française ») soit procéder au dépôt du dossier en préfecture.

Une fois la demande déposée, l’autorité administrative va procéder à la réalisation d’une enquête sur la réalité du mariage : vous serez convoqués en couple avec la présence obligatoire de l’époux/épouse français et une visite des services de police est possible à votre domicile pour attester de la réalité de la vie commune.

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A noter qu’il sera nécessaire de déclarer à l’administration tout changement de situation tel qu’un changement d’adresse, la naissance d’un enfant ou un éventuel changement du régime matrimonial.

En définitif, la déclaration de nationalité par mariage est bien distincte de la demande de naturalisation par décret ; on notera qu’elle est stricte signifiant que si l’un des critères est absent il sera impossible d’y prétendre mais qu’elle a le mérité d’être plus rapide que la demande de naturalisation par décret (comptez une instruction comprise entre 6 et 12 mois là où pour la naturalisation par décret l’instruction peut durer 18 mois).

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Comment prendre RDV avec Maître Grégoire HERVET et son équipe du Cabinet EXILAE Avocats ?

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Comment changer d’employeur avec un titre de séjour ?

Comment changer d’employeur avec un titre de séjour ?

Une personne souhaitant travailler en France peut solliciter un droit au séjour à ce titre.

L’obtention de ce droit au séjour au titre d’un emploi salarié peut se faire en amont de sa venue en France via la délivrance d’un visa long séjour valant titre de séjour (VLS-TS) ou lorsque la personne se situe en France, que ce soit via une procédure de changement de statut ou d’admission exceptionnelle au séjour.

Un étranger travaillant en France peut être amené à changer d’employeur, que ce soit de manière forcée (licenciement etc…) ou bien par sa propre volonté.

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Cela entrainera des conséquences sur son séjour dans la mesure où à l’origine, son titre de séjour a été délivré en parallèle d’une autorisation de travail pour l’exercice d’un emploi.

Comment changer d’employeur avec un titre de séjour ? En cas d’emploi nécessitant une autorisation de travail

La délivrance d’une autorisation de travail en amont d’un titre de séjour salarié

Un titre de séjour salarié est soumis à la justification d’un emploi respectant certaines conditions, notamment de salaire.

Pour obtenir ce type de régularisation, l’autorisation de travail est donc nécessaire.

L’autorité chargée de l’instruction et du traitement de ces demandes est la DREETS (Direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités).

Plusieurs conditions sont posées pour l’obtention cette autorisation de travail :

  • Effectuer la demande d’autorisation de travail pour un emploi correspondant à un métier sous tension ;
  • À défaut, avoir publié une offre sur le site de Pôle emploi sans succès pendant une durée de trois semaines.

Cette annonce est nécessaire pour justifier des recherches de candidats sur le territoire national.

L’autorisation de travail est délivrée pour l’exercice d’un emploi, lié à un contrat de travail.

En cas de changement d’employeur, l’autorisation de travail ne sera donc plus valide.

Le changement d’employeur et la nécessité de demander une nouvelle autorisation de travail

Attention, en principe, un titre de séjour salarié est délivré pour l’emploi ayant fait l’objet de la demande d’autorisation de travail.

Ainsi, il n’est en principe pas possible pour l’étranger travaillant au bénéfice de ce type de document de changer d’employeur avant le premier renouvellement de son document.

Cependant, il peut arriver que la personne se retrouve de façon indépendante de sa volonté, privée d’emploi (licenciement etc…).

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Dans ce cas, une nouvelle demande d’autorisation de travail devra nécessairement être faite pour le recrutement dans le cadre d’un nouvel emploi.

En effet, il est impossible de travailler dans le cadre d’un nouvel emploi avec une autorisation de travail délivrée pour un précédent emploi.

L’autorisation ne vaut que pour un seul contrat.

En amont du changement d’employeur, une nouvelle demande devra donc être effectuée permettant d’alerter l’administration et notamment la préfecture de ce changement.

Il n’est pas nécessaire de contacter directement la préfecture de cette nouvelle demande.

En revanche, le nouvel employeur n’exerçant pas dans un secteur sous tension ne sera pas soumis à l’obligation de publication de l’offre sur le site de Pôle emploi pendant trois semaines.

Cette obligation ne vaut qu’au préalable de la demande de titre de séjour initiale.

Comment changer d’employeur avec un titre de séjour ? En cas de passeport talent

Qu’est ce que le passeport talent et peut on changer d’employeur ?

Un passeport talent est un titre de séjour particulier pouvant être demandé dans certains cas spécifiques : salarié, artiste ou encore créateur d’entreprise etc…

Le passeport talent « salarié qualifié » est délivré dans les cas où une personne justifierait d’un master ainsi que d’un emploi ayant une rémunération brute annuelle supérieure ou égale à 41 933 euros.

Il est associé différents avantages à ce titre de séjour particulier.

Parmi ces avantages, il est notamment permis de changer d’employeur sans solliciter une nouvelle demande d’autorisation de travail.

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En revanche, il sera nécessaire de justifier d’un emploi avec une rémunération conforme à celle d’un passeport talent (41 933 euros).

Le changement d’employeur vers un emploi ne respectant pas les conditions de délivrance d’un passeport talent

Si un étranger, titulaire d’un passeport talent, souhaite changer d’employeur pour un emploi ne garantissant pas une rémunération supérieure à 41 933 euros bruts annuels, alors ce dernier ne rentrera plus dans les conditions du passeport talent.

Dès lors, un changement de statut vers un titre de séjour salarié devra être fait.

En ce sens, une demande d’autorisation de travail devra être demandée en amont dans la mesure où la délivrance d’un titre de séjour salarié est soumise à une autorisation de travail.

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