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La déclaration en paie des salariés étrangers et le risque de travail dissimulé

La déclaration en paie des salariés étrangers et le risque de travail dissimulé.

Contrairement aux idées reçues, le code du travail ne règle pas toutes les questions liées aux salariés étrangers.

Que ces salariés soient des employés ou des cadres, qu’ils disposent ou non des titres de séjour leur permettant de travailler en France ou non, une problématique demeure :

Elle est celle de leur déclaration « en paie », c’est-à-dire les conditions de versement de leurs salaires et de la déclaration des sommes qui leurs sont versées auprès des organismes français.

Suscitant de nombreuses questions et des adaptations purement pratique, la déclaration en paie des salariés étrangers est bien souvent évitée, contournée … oubliée (?).

Il existe cependant un risque important de redressement social et de condamnation prud’homale de l’employeur dans ce cas.

La déclaration en paie des salariés étrangers et le risque de travail dissimulé : définition

Ce que l’on appelle le « travail dissimulé » est le fait de ne pas déclarer aux organismes sociaux la rémunération versée à un salarié.

Autrement dit, les cotisations sociales auprès des différents organismes (URSSAF, caisses de retraites, administration fiscale,…) ne leur sont pas versées et les conséquences sont importantes : le salarié n’existe pas aux yeux de la Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM), de Pole emploi …

Le travail dissimulé est couramment appelé « travail au noir » ou « au black » car les administrations « ne voient pas » le salaire versé à une personne qui est pourtant bel et bien employée.

Concrètement, il y a « travail dissimulé » lorsque :

  • Le salarié n’a pas fait l’objet d’une déclaration préalable à l’embauche ;
  • Le salarié n’a pas de bulletin de paie ;
  • Le bulletin de paie ne fait pas mention de toutes les heures réellement travaillées (salarié travaillant à temps plein déclaré à temps partiel ; heures supplémentaires non payées ou payées de façon non majorée comme la loi l’exige).
  • Le salarié dispose d’un bulletin de paie, mais n’a pas de numéro de sécurité sociale valide permettant de l’identifier lors de la transmission des données relatives à la rémunération aux organismes sociaux ;
  • Le recours à des salariés faussement indépendants (auto-entrepreneur qui travaillent en réalité pour le compte d’une entreprise qui leur soustraite une part de son activité).

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La déclaration en paie des salariés étrangers et le risque de travail dissimulé : attention aux bulletins de paie

En matière de travail dissimulé, le bulletin de paie est l’élément de preuve clé.

En effet, c’est sur celui-ci que l’on peut lire le salaire déclaré par l’entreprise employeurs aux organismes sociaux et les différentes qui leur sont versées.

Par comparaison avec ses plannings de travail, avec les heures auxquelles il se connecte à sa boite email ou au serveur professionnel, le salarié pourra démontrer, sur la base de son bulletin de paie, que toutes ses heures de travail ne lui sont pas payées et donc non-déclarées.

Pour les salariés étrangers, il faut aussi porter attention à une autre rubrique du bulletin de paie : le numéro de sécurité sociale.

C’est en effet ce numéro d’identification qui permet à l’employeur d’effectuer la transmission des données relatives à la rémunération versée au salarié aux organismes sociaux.

Sans numéro de sécurité sociale valide : pas de déclaration aux organismes sociaux et il y a une situation de travail dissimulé !

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Le télétravail à l’étranger

Tous les étrangers travaillant en France, disposent dans un premier temps d’un « numéro d’identification d’attente » (NIA) ou avant même t’obtenir celui-ci un « numéro technique temporaire » (NTT).

Dans l’attente d’un titre de séjour les autorisant à travailler durablement en France, c’est ce numéro NIA ou NTT qu’il faut retrouver sur le bulletin de paie. Sans un de ceux-ci, il y a travail dissimulé !

  • Le NIA : le numéro d’identification d’attente : est délivré à partir des documents d’identité du salarié et se compose comme suit :
  • Le NTT : le numéro technique temporaire est une simple « manœuvre » pour assurer la transmission des informations d’un salarié qui n’a pas ou pas encore de titre de séjour pérenne en France.

Il se compose comme suit :

  • « 1 » pour les hommes, suivi de 12 « 9 »
  • « 2 » pour les femmes, suivi de 12 « 9 »

Il est seulement valable 3 mois et pour un seul salarié de l’entreprise.

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La demande de renouvellement d’une carte pluriannuelle dans les deux mois précédent son expiration protège du licenciement

Par conséquent, si un NTT, c’est-à-dire le code 1999999999999 ou « 2999999999999 »  figure sur les bulletins de paie pendant plus de 3 mois consécutifs, il y a de fortes chances pour qu’il y ait une situation de travail dissimulé !

C’est également le cas si plusieurs salariés de la même société ont code composé de 2.

Coté employeur, il convient donc de reporter soigneusement les numéros d’identification des salariés qui permettent la transmission des données relatives à leur rémunération aux organismes sociaux.

Côté salarié, spécifiquement pour ceux qui ne sont pas est pas nés en France, il convient de bien regarder ses bulletins de paie. Ils comportent de nombreuses informations. La mention clé du numéro d’identification vous indiquera par conséquent si vous pouvez, ou non, prétendre à une indemnisation pour travail dissimulé à hauteur de 6 mois de salaire.

La déclaration en paie des salariés étrangers et le risque de travail dissimulé : les sanctions du travail dissimulé

Le travail dissimulé est interdit et sanctionné.

Il est interdit par le Code du travail et sanctionné par une indemnité devant être versée au salarié à hauteur de 6 mois de salaire si celui-ci engage une action devant le Conseil de prud’hommes pour l’obtenir (art. L. 8223-1 C. trav.).

De plus, l’employeur se livrant à du travail dissimulé encourt 3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende.

Les peines complémentaires suivantes sont également possibles :

-l’interdiction d’exercer, définitivement ou temporairement (maximum 5 ans), l’activité professionnelle dans l’exercice ou à l’occasion de laquelle l’infraction a été commise ;

-la confiscation des objets sur lesquels le travail dissimulé a porté ;

-l’exclusion des marchés publics, définitivement ou temporairement (maximum 5 ans) ;

-l’interdiction des droits civiques, civils et de famille ;

-l’affichage ou la diffusion de la condamnation sur un site Internet dédié du ministère du Travail.

EXILAE AVOCATS, des avocats et juristes en droit social et droit des étrangers qui vous accompagnent sur toutes vos problématiques

EXILAE AVOCATS est un Cabinet d’avocats parisien proposant ses services en droit du travail, droit des affaires (commercial, sociétés…) et de droit des étrangers.

Avocats aux barreau de Paris et de Nice, nous vous garantissons, de part notre expérience, un service juridique de grande qualité, une disponibilité impeccable et des honoraires transparents. 

L’équipe Droit Social, dirigée par Mme Maëlle DREANO, accompagne votre Société ou votre personne dans tous ses besoins en droit du travail.

Pour obtenir très rapidement un conseil, un rendez-vous et une prise en charge par un avocat en droit des étrangers, vous avez plusieurs options.

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Mäelle DREANO – EXILAE Avocats

La demande de renouvellement d’une carte pluriannuelle dans les deux mois précédent son expiration protège du licenciement

La demande de renouvellement d’une carte pluriannuelle dans les deux mois précédent son expiration protège du licenciement.

Attention ! la chambre sociale de la Cour de cassation, dans un arrêt du 29 novembre 2023, rappelle qu’un salarié étranger détenteur d’une carte pluriannuelle, ne peut se prévaloir des dispositions de l’article L314-4 du CESEDA tel qu’applicable au litige (auj. L433-3 CESEDA), le maintenant en situation régulière entre la date d’expiration de son titre de séjour et la date à laquelle la préfecture statue sur sa demande de renouvellement, qu’à condition de pouvoir justifier des diligences réalisées en vue du renouvellement de sa carte de séjour, dans les deux mois précédant son expiration.

La demande de renouvellement d’une carte pluriannuelle dans les deux mois précédent son expiration protège du licenciement : le cas d’espèce

Dans le cas d’espèce, la Cour de cassation devait se prononcer sur la validité du licenciement d’un agent de sécurité confirmé titulaire d’une carte de résident, arrivant à expiration le 2 janvier 2017.

L’employeur en question, avait par deux fois demandé à son salarié de justifier de ses démarches tendant au renouvellement de son titre de séjour.

Ne recevant pas les éléments demandés de la part de son salarié, l’employeur lui avait notifié son licenciement 20 jours après l’expiration du titre de séjour de celui-ci.  

L’employeur avait motivé le licenciement du salarié par les dispositions de l’article R311-2, 4° du CESEDA tel qu’applicable au litige (auj. R.431-5 1° CESEDA), imposant à l’étranger de présenter sa demande de renouvellement de titre de séjour, dans les deux mois précédant son expiration.

Pourtant, dans l’arrêt attaqué, la Cour d’appel de Dijon avait estimé qu’un tel licenciement était dépourvu de cause réelle et sérieuse et condamné l’employeur à verser au salarié des dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, des indemnités compensatrices de préavis ainsi que des dommages et intérêts pour exécution déloyale du contrat. Enfin, l’employeur a dû rembourser à son salarié, les indemnités de chômage, payés du jour du licenciement jusqu’à la date prononcé de la décision dans la limite des six mois.

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Pour juger ainsi, la Cour d’appel de Dijon avait validé l’argumentaire du salarié tendant à dire que, détenteur d’une carte de résident, il bénéficiait d’une extension de la durée de validité de son titre, dans la limite des trois mois suivant son expiration.

Du fait de cette extension, l’ensemble des droits du salarié étaient prolongés et notamment, son droit de travail.  

Aussi, un licenciement ayant été notifié au salarié, alors que sa carte de séjour avait été ainsi prolongée, était nécessairement privé de cause réelle et sérieuse.  

La Cour de cassation invalide pourtant une telle analyse et casse l’arrêt attaqué.

La demande de renouvellement d’une carte pluriannuelle dans les deux mois précédent son expiration protège du licenciement : le salarié doit faire les démarches

L’argumentaire du salarié reposait sur l’article 314-4 du CESEDA (auj. L433-3 CESEDA) qui dispose que l’étranger titulaire d’un titre de séjour pluriannuel peut justifier du maintien de l’ensemble des droits tirés d’un document de séjour, entre la date d’expiration de son document et la décision de la préfecture sur sa demande de renouvellement, dans la limite des trois mois suivant son expiration.

« Lorsque l’étranger titulaire d’une carte de séjour pluriannuelle d’une durée de quatre ans, d’une carte de résident ou d’un titre de séjour d’une durée supérieure à un an prévu par une stipulation internationale en demande le renouvellement, il peut justifier de la régularité de son séjour entre la date d’expiration de ce document et la décision prise par l’autorité administrative sur sa demande par la présentation de la carte ou du titre expiré, dans la limite de trois mois à compter de cette date d’expiration« .

L’arrêt attaqué de la Cour d’appel, avait jugé le licenciement dépourvu de cause réelle et sérieuse, en ce qu’il aurait été notifié au salarié, alors que celui-ci était encore en situation régulière, selon l’article 314-4 du CESEDA tel qu’applicable au litige).

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Ce faisant, la Cour d’appel avait jugé que l’article précité constituait une exemption pour le titulaire d’une carte de séjour pluriannuelle, de son obligation de demander le renouvellement de son titre de séjour dans les deux mois précédent son expiration.

La Cour de cassation quant à elle, juge que l’extension des trois mois de validité d’un titre pluriannuel n’est applicable qu’au seul salarié s’étant conformé à son obligation de demander le renouvellement de son titre dans les deux mois précédant son expiration.

En l’absence de la réalisation de ces diligences, il n’était pas fondé à se prévaloir des dispositions protectrices de l’article L314-4 du CESEDA (auj. L433-3 CESEDA) qui ne lui étaient donc pas applicables.

Aussi, la Cour de cassation se prononce de manière très tranchée sur l’articulation entre les deux articles en cause et juge que, quelle que soit la nature de son titre de séjour, un salarié doit pouvoir justifier auprès de son employeur de ses démarches tendant au renouvellement de son titre de séjour, si celui-ci lui en fait la demande. Dans le cas contraire, à l’expiration du document de séjour non renouvelé, l’employeur sera fondé à notifier au salarié son licenciement et celui-ci sera fondé.

EXILAE AVOCATS, des avocats en droit du travail des étrangers qui vous assistent dans toutes vos problématiques

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Maître Grégoire HERVET – EXILAE Avocats

Pourquoi les ESN doivent mettre en place le télétravail international ?

Pourquoi les ESN doivent mettre en place le télétravail international ?

Innover pour recruter & fidéliser

Les entreprises de service numérique (ESN) recrutent des cadres et des jeunes talents hyperspécialisés, bien souvent à l’étranger où ils sont mieux formés que sur le territoire national. Recruter à l’étranger, c’est aussi un moyen de faire face à la pénurie conjoncturelle de candidats.

Dans des secteurs d’activité hyperconcurrentiels comme celui des ESN, le télétravail international est donc une opportunité de se démarquer !

C’est permettre aux consultants d’effectuer ponctuellement leurs missions à l’étranger. Cet avantage est exceptionnel en ce qu’il leur permet de favoriser leurs activités personnelles ou des liens familiaux hors de France, tout en continuant leurs missions.

Pour les ESN, l’innovation sociale, c’est renforcer sa marque employeur et finalement, mieux recruter et fidéliser ! Or, conserver des profils rares, éviter qu’ils ne soient débauchés par un concurrent est priorité !

L’équipe d’EXILAE vous explique ici pourquoi & comment les ESN doivent mettre en place au plus vite le télétravail international.

Pourquoi les ESN doivent mettre en place le télétravail international – les enjeux de la pratique du télétravail à l’étranger

1 salarié sur 10 a déjà travaillé depuis l’étranger[1]. Nombreux sont les collaborateurs qui se saisissent du télétravail pour concrétiser le rêve du « work from everywhere », voire pour rejoindre la tendance des « digital nomad ».

Pourtant, aucun texte du Code du travail ne n’envisage le télétravail depuis l’étranger.

La tentation est grande de permettre aux collaborateurs de travailler ponctuellement à distance depuis l’étranger, mais la pratique n’est pas sans risque pour la Société employeur !

Pour cause, le fait de télétravailler plus de 25 % de son temps de travail un autre État que celui dans lequel l’employeur a son siège social peut modifier les lois sociales et fiscales applicables à la relation de travail.

Le télétravail à l’étranger doit donc être encadré coté employeur pour éviter 2 risques majeurs :

  • droit français ne soit plus la référence pour déterminer les règles applicables à la relation de travail en matière de durée du travail, de salaire minimal, …
  • Le fait que la présence du salarié à l’étranger aboutisse à la reconnaissance d’un établissement stable au sens de la législation fiscale.

Pour le collaborateur, le fait de travailler à distance depuis l’étranger peut également être lourd de conséquences : changement de la loi applicable au contrat de travail, perte de l’affiliation à la sécurité sociale française, perte de périodes de cotisations au régime de la retraite français, transfert de la résidence fiscale , …


[1] SAP Concur a mandaté en juillet 2023 Coleman Parkes pour interroger 835 décideurs, 835 décideurs financiers et 1 670 employés dans plusieurs pays européens (Belgique, Pays-Bas, Allemagne, Suisse, France, Italie, Danemark, Finlande, Suède, Espagne et Royaume-Uni) afin de mieux comprendre l’impact et les implications du travail à distance pour les employeurs et les employés.

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Le télétravail à l’étranger

Pourquoi les ESN doivent mettre en place le télétravail international – Un avantage collaborateur essentiel pour se démarquer, attirer les profils hyperspécialisés et les conserver

Le télétravail international développe la marque employeur en favorisant l’acquisition de talents internationaux, de profils rares ou « pénuriques ».

Pour les ESN, l’enjeu devient crucial : encadrer au plus vite les tolérances actuelles du télétravail à l’étranger qui mettent les sociétés comme les salariés en risques, et en faire une vitrine de l’innovation RH.

Dans un monde économique en pleine mouvance, confronté à une transformation digitale constante, les ESN doivent rester attractives et donc être réactives sur l’évolution de leurs pratiques RH.

Or, l’adoption d’un accord sur télétravail hybride par les partenaires sociaux de la branche SYNTEC le 13 décembre 2022, facilite la mise en place d’un accord ou d’une charte sur le télétravail international.

Ce texte encadre en effet le recours aux organisations du travail mêlant le travail « sur site » dans l’entreprise ou son entreprise cliente et télétravail. C’est une réponse aux fortes aspirations des salariés sur le plan du gain d’autonomie, de la souplesse d’organisation et de la conciliation des vies professionnelle et personnelle.

Il n’y a donc plus qu’un petit pas, après cet effort de la branche, pour basculer vers l’organisation d’un télétravail ponctuel à l’étranger.

La mise en place d’un accord ou d’une charte sur le travail international est en plus de nature à répondre aux besoins croissants d’adaptabilité des organisation attendues par certaines ESN ouvertes sur le monde.

Elle peut également être un facteur de réduction de l’impact carbone des salariés dont les allers-retours en avion seront limités.

Pourquoi les ESN doivent mettre en place le télétravail international -Rédiger une charte ou un accord dédié

Pour exister, le télétravail international doit être formalisé soit dans une charte, soir par un accord dédié. Quel qu’il soit, ce texte devra fixer les prérequis au télétravail à l’étranger qui tiennent essentiellement à préciser ses limites dans le temps et ses conditions matérielles.

Ainsi, les collaborateurs devront être informés qu’ils ne peuvent pas travailler à distance, hors de France, pour une période excédant 25 % de leur activité, soit environ 54 jours calendaires, selon leur rythme de travail.

Par ailleurs,  la question particulièrement épineuse des frais de télétravail à l’étranger doit être finement traitée car l’employeur n’a pas à prendre en charge les frais liés au déplacement du collaborateur à l’étranger, pour ses besoins personnels. Il n’a pas non plus à acheminer le matériel nécessaire.

Il sera donc bienvenu que la charte ou l’accord sur le télétravail rappelle que le salarié assume tous les frais liés à son séjour à l’étranger (voyage, logement, assurance personnelle – couverture santé éventuelle, assurance contre le vol, assurance dommages causés à un tiers, etc.), connexion internet, etc.

Le salarié télétravaillant à l’étranger doit disposer, bien entendu, dans les mêmes conditions qu’en France d’un ordinateur portable, d’une souris et d’un casque fournis par l’entreprise. Si le salarié n’est pas en possession de l’équipement nécessaire, il devra initier une demande d’équipement auprès du service technique compétent, dont il faudra rappeler les coordonnées.

L’employeur devra prendre en charge les assurances professionnelles nécessaires à l’exercice du télétravail à l’étranger du salarié pendant son temps de travail effectif, soit sur la plage horaire collective pendant laquelle le salarié travaillera. A contrario le salarié sera responsable de souscrire les assurances nécessaires pour couvrir les plages horaires pendant lesquelles il ne travaillera pas.

S’agissant de l’activité et du temps de travail, il sera nécessaire de préciser dans la charte ou l’accord sur le télétravail international, que l’activité demandée au salarié en télétravail à l’étranger, tout comme les résultats attendus, sont équivalents à ceux des salariés en situation comparable travaillant sur leur site de rattachement en France.

Enfin, il conviendra de prévoir que, dans l’hypothèse où le collaborateur souhaiterait mettre fin de manière anticipée à sa période de télétravail à l’étranger, pour une raison qui lui est propre, qu’il n’a pas à justifier, il devra en informer par courriel son manager hiérarchique et son Responsable Ressources Humaines dans les meilleurs délais.

L’entreprise accusera réception de la demande du salarié et lui notifiera son accord en s’assurant qu’il n’y ait pas d’impact sur la continuité de service.

La situation est plus complexe si c’est entreprise qui est à l’initiative de la fin anticipée du télétravail à l’étranger.

Aussi, la charte ou l’accord doit expressément prévoir que le télétravail pourra pendre immédiatement fin dans une série d’hypothèses précisément listées comme le fait que le salarié n’effectue pas les tâches qui lui sont assignées pour des raisons diverses (exemples : pas de connexion Internet…), le fait qu’il ne réponde pas aux sollicitations de sa hiérarchie…

Surtout, il faudra anticiper qui, de l’entreprise ou du collaborateur, prendra en charge les frais de retour en France en pareille situation.

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EXILAE AVOCATS est un Cabinet d’avocats parisien proposant ses services en droit du travail, droit des affaires (commercial, sociétés…) et de droit des étrangers.

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Pour obtenir très rapidement un conseil, un rendez-vous et une prise en charge par un avocat en droit des étrangers, vous avez plusieurs options.

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Mme Maëlle DREANO – EXILAE Avocats

Rédiger une charte ou un accord de télétravail international

Rédiger une charte ou un accord de télétravail international

Les clauses spécifiques du télétravail à l’étranger.

Le cas particulier du télétravail à l’étranger

1 salarié sur 10 a déjà travaillé depuis l’étranger sans en informer son employeur [1].

Nombreux sont les collaborateurs qui se saisissent du télétravail pour concrétiser le rêve du « work from everywhere », voire pour rejoindre la tendance des « digital nomad ».

Les entreprises doivent s’adapter pour fidéliser et même attirer ces talents hyper mobiles, qu’ils aient des attaches personnelles à l’étranger ou qu’ils aient simplement soif d’aventures.

Proposer des solutions de télétravail international devient une priorité pour toutes les entreprises et les groupes dont l’activité est ouverte sur le monde.

Ce qui était un sujet de discussion à la rentrée 2023, sera un thème de négociation en 2024. Il faut s’y préparer !  

Mais aucun texte du Code du travail ne l’envisage sous l’angle d’un travail à distance réalisé depuis l’étranger.

Le Cabinet EXILAE AVOCATS vous présente ici les clauses indispensables à ne pas oublier lors de la rédaction d’une charte ou d’un accord de télétravail international.


[1] SAP Concur a mandaté en juillet 2023 Coleman Parkes pour interroger 835 décideurs, 835 décideurs financiers et 1 670 employés dans plusieurs pays européens (Belgique, Pays-Bas, Allemagne, Suisse, France, Italie, Danemark, Finlande, Suède, Espagne et Royaume-Uni) afin de mieux comprendre l’impact et les implications du travail à distance pour les employeurs et les employés.

Rédiger une charte ou un accord de télétravail international – Rappel des enjeux

Les premiers articles encadrant le télétravail à l’international en rappelleront nécessairement les enjeux.

Pour cause, le fait de télétravailler de façon permanente dans un autre État que celui dans lequel l’employeur a son siège social modifie les lois sociales et fiscales applicables à la relation de travail.

L’hypothèse d’un télétravail permanent à l’étranger est donc à exclure, sauf à envisager l’ouverture de succursales à l’étranger et la mise en place de régimes d’expatriation.

Le télétravail à l’étranger ne peut être que ponctuel. Il ne sera légal que s’il respecte la limite suivante : moins de 25 % de l’activité globale du collaborateur doit être réalisée à l’étranger, sur une période de 12 mois.

A défaut, le télétravail à l’étranger est particulièrement risqué pour l’entreprise qui pourrait être confrontée à 3 risques :

  • Le fait que le droit français ne soit plus la référence pour déterminer les règles applicables à la relation de travail en matière de durée du travail, de salaire minimal, de congés payés, de jours fériés de licenciement et de santé et sécurité.
  • Le fait que la présence du salarié à l’étranger aboutisse à la reconnaissance d’un établissement stable au sens de la législation fiscale. Les conséquences de cette reconnaissance varient selon la législation fiscale étrangère applicable. Mais afin d’en percevoir l’ampleur, on peut se référer au droit fiscal français, lequel prévoit qu’une telle reconnaissance peut entraîner un redressement sur dix années, une taxation d’office et une majoration de 80 % des impôts dus par l’entreprise étrangère à laquelle serait reconnu un établissement stable en France.
  • Le fait que le salarié télétravaille physiquement depuis un autre pays est également susceptible de poser des questions quant à la sécurité des données personnelles et confidentielles échangées dans le cadre de la relation de travail, notamment si le salarié télétravaille dans un pays dans lequel le Règlement général de protection des données (RGPD) ne s’applique pas.

Pour le collaborateur, le fait de travailler à distance, depuis l’étranger, au-delà de la limite impartie de 25 % maximum de son activité professionnelle peut également être lourd de conséquences :

  • Perte de l’affiliation à la sécurité sociale française, ce qui signifie que les cotisations de sécurité sociale pourraient ne plus être dues par l’employeur et le salarié en France et que ce dernier perdrait le droit aux indemnisations liées à la dégradation de son état de santé (maladie, accident) ;
  • Transfert de la résidence fiscale du salarié avec le risque de double paiement de l’impôt : en France et à l’étranger ;

Compte tenu de l’ensemble de ces risques que la charte ou l’accord sur le télétravail international doit écarter, ces textes débuterons par une partie consacrée aux « Principes sous-jacents au télétravail international ».

Il sera alors rappelé que la possibilité de télétravailler à l’étranger est un avantage exceptionnel et que le salarié doit notamment comprendre que son but premier est de lui permettre de pouvoir associer travail et responsabilités familiales ou personnelles.

Les conditions pour être éligible au télétravail international pourront aussi être visées à cette occasion, en préambule.

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Rédiger une charte ou un accord de télétravail international – les pré-requis

Autre section importante de la charte ou de l’accord, les pré-requis au télétravail à l’étranger qui tiennent essentiellement à préciser ses limites dans le temps et ses conditions matérielles.

Ainsi, les collaborateurs devront être informés qu’ils ne peuvent pas travailler à distance, hors de France, pour une période excédant 25 % de leur activité, soit environ 54 jours calendaires, selon leur rythme de travail.

Il sera aussi utile de rappeler que les jours fériés chômés en période de télétravail à l’étranger sont les jours fériés existants en France. Les jours fériés propres au pays étranger de destination ne sont pas applicables afin de maintenir une égalité de traitement avec l’ensemble des collaborateurs.

Rédiger une charte ou un accord de télétravail international – les frais et indemnités

La question particulièrement épineuse des frais de télétravail à l’étranger doit être finement traitée car l’employeur n’a pas à prendre en charge les frais liés au déplacement du collaborateur à l’étranger, pour ses besoins personnels. Il n’a pas non plus à acheminer le matériel nécessaire.

Il sera donc bienvenu que la charte ou l’accord sur le télétravail rappelle que le salarié assume tous les frais liés à son séjour à l’étranger (voyage, logement, assurance personnelle – couverture santé éventuelle, assurance contre le vol, assurance dommages causés à un tiers, etc.), connexion internet, etc.

En revanche, pour les jours de travail effectif à l’étranger, il doit percevoir l’indemnité de télétravail prévue pour l’ensemble des collaborateurs.

Le salarié télétravaillant à l’étranger doit disposer, bien entendu, dans les mêmes conditions qu’en France d’un ordinateur portable, d’une souris et d’un casque fournis par l’entreprise. Si le salarié n’est pas en possession de l’équipement nécessaire, il devra initier une demande d’équipement auprès du service technique compétent, dont il faudra rappeler les coordonnées.

Du fait du cadre d’exercice limité du télétravail à l’étranger, il convient de prévoir qu’il n’y a pas de mise à disposition de d’équipement (chaise de bureau, double écran, imprimante, etc.) dans le pays de destination.

Rédiger une charte ou un accord de télétravail international – les assurances et la prévoyance

L’employeur devra prendre en charge les assurances professionnelles nécessaires à l’exercice du télétravail à l’étranger du salarié pendant son temps de travail effectif, soit sur la plage horaire collective pendant laquelle le salarié travaillera. A contrario le salarié sera responsable de souscrire les assurances nécessaires pour couvrir les plages horaires pendant lesquelles il ne travaillera pas.

Aussi, comme pour tout déplacement et séjour à caractère privé, il faut rappeler au collaborateur qu’il lui incombe d’évaluer sa couverture d’assurance médicale et prévoyance en dehors de son lieu de résidence et, le cas échéant, de souscrire une assurance médicale et prévoyance pour couvrir tous les frais médicaux pendant la période passée à l’étranger et les potentielles indemnisations liées à une incapacité, une invalidité ou un décès.

Par exception, les urgences médicales et les situations nécessitant un rapatriement pourraient être couvertes par le programme d’assistance relatif aux accidents de travail en cas de séjour professionnel à l’étranger de l’employeur.

Rédiger une charte ou un accord de télétravail international – les obligations du salarié

La charte ou l’accord sur le télétravail international devra rappeler que le collaborateur doit veiller à sa situation fiscale dans le pays de destination et, le cas échéant, s’acquitter de toute impôt personnel pouvant résulter de son séjour à l’étranger.

Il conviendra également de lui interdire tout affichage ou démarchage permettant aux autorités locales de reconnaitre l’existence d’une succursale à la Société employeur.

Par ailleurs s’agissant de son activité et de son temps de travail, il est nécessaire de préciser que l’activité demandée au salarié en télétravail à l’étranger, tout comme les résultats attendus, sont équivalents à ceux des salariés en situation comparable travaillant sur leur site de rattachement en France.

Par principe, le salarié doit être joignable et être en mesure de répondre dans les mêmes conditions que lorsqu’il exerce son activité sur site.

Toutefois, en fonction du décalage horaire, son manager doit s’assurer qu’une plage de disponibilité commune suffisance aux deux pays existe.

Rédiger une charte ou un accord de télétravail international – les droits collectifs des salariés

Le salarié en télétravail à l’étranger se voit appliquer l’ensemble des accords collectifs en vigueur au sein de la Société et bénéficie des mêmes droits collectifs (épargne salariale, participation aux élections professionnelles, etc.) qu’un salarié travaillant dans les locaux de la Société ou en télétravail en France.

Une clause spécifique doit le mentionner dans la charte ou l’accord sur le télétravail international afin d’éviter toute situation d’exclusion d’un avantage collectif venant rompre le principe d’égalité de traitement entre les collaborateurs.

Rédiger une charte ou un accord de télétravail international – la fin anticipée du télétravail à l’étranger

Il convient de prévoir que, dans l’hypothèse où le collaborateur souhaiterait mettre fin de manière anticipée à sa période de télétravail à l’étranger, pour une raison qui lui est propre, qu’il n’a pas à justifier, il devra en informer par courriel son manager hiérarchique et son Responsable Ressources Humaines dans les meilleurs délais.

L’entreprise accusera réception de la demande du salarié et lui notifiera son accord en s’assurant qu’il n’y ait pas d’impact sur la continuité de service.

La situation est plus complexe si c’est entreprise qui est à l’initiative de la fin anticipée du télétravail à l’étranger.

Aussi, la charte ou l’accord doit expressément prévoir que le télétravail pourra pendre immédiatement fin dans une série d’hypothèses précisément listées comme le fait que le salarié n’effectue pas les tâches qui lui sont assignées pour des raisons diverses (exemples : pas de connexion Internet…), le fait qu’il ne réponde pas aux sollicitations de sa hiérarchie…

Il faudra enfin prévoir, qui, de l’entreprise ou du collaborateur, prendra en charge les frais de retour en France en pareille situation.

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Mme Maëlle DREANO – EXILAE Avocats

La fin du contrat du salarié sans papiers

La fin du contrat du salarié sans papiers.

L’employeur d’un salarié « sans papier », c’est-à-dire en situation irrégulière, qui l’emploie sans qu’il ne dispose d’un titre de séjour l’autorisant à travailler, peut rompre subitement son contrat de travail.

Qu’il ait ignoré cette situation, ou qu’il ait fait travailler le salarié étranger sans autorisation en parfaite conscience ne changera sans doute rien à la rupture du contrat de travail qui est bien souvent inévitable.

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La fin du contrat du salarié sans papiers : rappel du contexte

En effet, si l’employeur ne souhaite pas à accompagner le salarié dans ses démarches de régularisation par le travail et ne s’acquitte pas des cotisations exceptionnelles que cette situation implique, il voudra mettre fin au contrat du salarié.

C’est notamment le cas lorsque le salarié a fourni un faux titre de séjour lors de son embauche ou encore un titre appartenant à une autre personne.

C’est également le cas lorsque l’administration, c’est-à-dire l’inspection du travail, lui demande de mettre fin au contrat de travail du salarié embauché alors qu’il est en situation irrégulière.

La fin du contrat du salarié sans papiers : ce que l’employeur fait en pratique et ce dont à quoi le salarié peut prétendre

Bien souvent, l’employeur va rompre immédiatement le contrat sans autre formalité ou passera par une procédure de rupture du contrat de travail pour faute grave, ce qui prive le salarié de toute indemnité lui permettant de se retourner.

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Pourtant, parce que le salarié en situation irrégulière a fait bénéficier l’entreprise de sa main d’œuvre et a su en tirer profit, la loi lui garantit une offre la protection suivante :

Selon l’article L. 8252-2 du Code du travail, le salarié étranger qui a été embauché sans titre de séjour l’autorisant a travaillé qui voit de ce fait son contrat rompu a le droit à:

– Au paiement de son salaire et de ses accessoires c’est-à-dire essentiellement aux congés payés et aux primes dont il peut disposer ;

– A une indemnité forfaitaire égale à au moins trois mois de salaire.

Cette indemnité peut être portée à 6 mois de salaire si le salarié est en mesure de prouver que son employeur l’a embauché, en conscience, sans le déclarer aux organismes sociaux français.

Cette situation est appelée de « travail dissimulé ».

La solution est la même, peut important que le salarié en situation irrégulière ait travaillé en vertu d’un contrat de travail écrit ou non, qu’il s’agisse d’un CDD ou d’un CDI.

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Si vous êtes confronté la rupture de votre contrat de travail pour défaut de titre de séjour, le Cabinet EXILAE AVOCATS vous propose d’intervenir pour obtenir en urgence le paiement de l’indemnité de rupture du contrat.

Elle correspond à au moins 3 mois de salaire et pourrait vous être versée dans un délai de 2 à 3 mois grâce à l’intervention efficace de nos avocats.

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Mme Maëlle DREANO – EXILAE Avocats

Le télétravail à l’étranger

Le télétravail à l’étranger.

Limiter les risques pour en faire une opportunité.

La possibilité de télétravailler à l’étranger est un gage d’attractivité pour une entreprise ou un groupe.

Elle développe sa marque employeur en favorisant l’acquisition de talents internationaux, de profils rares. C’est aussi, développer son activité, l’ouvrir sur le monde et favoriser les échanges internationaux.

Pourtant, aucun texte n’envisage à ce jour en France le télétravail sous l’angle international.

Des solutions pratiques existent, mais elles supposent de faire preuve d’agilité dans leur conceptualisation et dans leur mise en œuvre.

Le Cabinet EXILAE AVOCATS vous apporte des réponses opérationnelles afin que votre entreprise ou votre groupe puisse tirer le meilleur parti du télétravail à l’étranger, sans subir des conséquences inopportunes sur les plans sociaux et fiscaux.

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Le télétravail à l’étranger : le principe du quart de l’activité

Le fait de télétravailler de façon permanente dans un autre État que celui dans lequel l’employeur a son siège social modifie les lois sociales et fiscales applicables à la relation de travail.

L’hypothèse d’un télétravail permanent à l’étranger est donc à exclure, sauf à envisager l’ouverture de succursales à l’étranger et la mise en place de régimes d’expatriation.

Le télétravail à l’étranger ne peut être que ponctuel.

Le collaborateur qui part à l’étranger pour quelques semaines ou quelques mois n’est pas forcément détaché ou expatrié. Le cadre d’exécution de travail reste celui du droit français. Il faut considérer qu’il part simplement en mission professionnelle à l’étranger.

Dans cette configuration, le télétravail à l’étranger est légal que s’il respecte la limite de principe suivante : moins de 25 % de l’activité globale du salarié doit être réalisée à l’étranger, sur une période de 12 mois.

Cela suppose le respect de la double condition suivante sur une période de 12 mois :

  • moins de 25 % du temps de travail doit être réalisé à l’étranger,

Et,

  • moins de 25 % de la rémunération doit être acquise à l’étranger.

Le télétravail à l’étranger : les risques d’une mise en place non réglementée

Si le télétravail à l’étranger n’est pas effectué dans les limites l’autorisant ponctuellement, les organismes sociaux ainsi que, en cas de conflit, les tribunaux, appliqueront la loi locale en considérant que le pays d’exercice du télétravail est le lieu dans lequel le salarié accompli ses principales obligations et constitue le centre effectif de ses activités professionnelles.

Les conséquences sont nombreuses.

Elles représentent autant de risques pour la société ou le groupe qui autorise sans limite ni contrôle le télétravail à l’étranger.

L’entité est exposée à 3 grandes catégories de risques :

  • Sur le plan social, le droit français ne sera plus la référence pour déterminer les règles applicables à la relation de travail en matière de durée du travail, de salaire minimal, de congés payés, de jours fériés de licenciement et de santé et sécurité. (Cass. soc., 12 mars 2008, nº 01-44.654 ; CJUE, 15 juillet 2021, nº C-152/20).

De plus, le télétravailleur perdrait le bénéfice de la couverture sociale française.

L’entreprise doit se conformer à la législation de sécurité sociale de l’État d’accueil et payer des cotisations à ce titre, y compris au sein de l’Espace économique européen (et ce, même si le maintien de l’affiliation du salarié aux régimes français peut être assuré par l’affiliation à la Caisse des Français de l’étranger).

Il conviendra également pour l’employeur, aux fins de respecter son obligation légale de sécurité tenant à la protection de la santé physique et mentale des collaborateurs de faire preuve d’une vigilance particulière face à l’accroissement des risques d’isolement et de perte du lien vis-à-vis de la communauté de travail.

  • Sur le plan fiscal, la présence permanente du salarié à l’étranger pourrait aboutir à la reconnaissance d’un établissement stable au sens de la législation fiscale.

Les conséquences de cette reconnaissance varient selon la législation fiscale étrangère applicable. Mais afin d’en percevoir l’ampleur, on peut se référer au droit fiscal français, lequel prévoit qu’une telle reconnaissance peut entraîner un redressement sur dix années, une taxation d’office et une majoration de 80 % des impôts dus par l’entreprise étrangère à laquelle serait reconnu un établissement stable en France.

De plus, au-delàs de ces sanctions, le changement de résidence fiscale du salarié entraine des obligations déclaratives pour le salarié, comme pour l’entreprise, avec le risque d’une double imposition à la clé, en France et dans le pays étranger ou est effectué le télétravail.

  • A l’égard de la protection des données personnelles, Enfin, Le fait que le salarié télétravaille physiquement depuis un autre pays est également susceptible de poser des questions quant à la sécurité des données personnelles et confidentielles échangées dans le cadre de la relation de travail, notamment si le salarié télétravaille dans un pays dans lequel le Règlement général de protection des données (RGPD) ne s’applique pas.

Il est également important de souligner les risques pesant sur le collaborateur qui télétravaille à l’étranger au-delà de la limite impartie de 25 % maximum de son activité professionnelle :

  • Changement de la loi applicable au contrat de travail ;
  • Perte de l’affiliation à la sécurité sociale française, ce qui signifie que les cotisations de sécurité sociale pourraient ne plus être dues par l’employeur et le salarié en France et que ce dernier perdrait le droit aux indemnisations liées à la dégradation de son état de santé (maladie, accident) ;
  • Perte de périodes de cotisations au régime de la retraite français ;
  • Perte des couvertures santé et prévoyance si les contrats collectifs souscrits par l’entreprise ne sont applicables qu’au territoire national ;
  • Transfert de la résidence fiscale du salarié avec le risque de double paiement de l’impôt : en France et à l’étranger ;
  • Perte de l’indemnisation chômage : Si le salarié est en télétravail, qu’il habite dans un pays étranger et qu’il voit son contrat rompu, il doit revenir habiter en France pour pouvoir bénéficier de son droit à l’indemnisation.

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Le télétravail à l’étranger : sécuriser sa pratique

Pour protéger l’entreprise ou le groupe employeur contre l’ensemble des risques identifiés, l’adoption d’un accord d’entreprise ou de groupe relatif au télétravail à l’étranger – à défaut de représentants du personnel avec qui le négocier, une charte – est recommandé.

Ce texte devra notamment déterminer :

  • Le temps de télétravail à l’étranger maximum autorisé par an et par collaborateur, afin de s’assurer que la relation de travail demeure soumise au droit fiscal et social français ;
  • L’information du salarié télétravaillant à l’étranger de l’ensemble de ses conséquences dans le cadre d’un entretien avec sa hiérarchie au terme duquel une information écrite doit lui être remise ;
  • Imposer des règles de sécurité et des impératifs quant aux assurances souscrites par le collaborateur au titre de sa responsabilité civile ; 
  • Encadrer – notamment en vue de limiter – le coût de la prise en charge des équipements, des frais de télétravail et des déplacements ;
  • Prévenir l’isolement du collaborateur et définir les modalités d’échanges avec sa hiérarchie ainsi qu’avec ses collègues eu égard au contraintes inhérentes au décalage horaire ;
  • Veiller au respect par le salarié d’une charge de travail, d’une durée et d’une amplitude de travail raisonnables.

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Mme Maëlle DREANO – EXILAE Avocats

Rupture conventionnelle et expatriation

Rupture conventionnelle et expatriation.

L’expatriation n’exclut pas la rupture conventionnelle ! 

Si vous souhaitez arrêter votre contrat de travail lorsque vous êtes à l’étranger, lors de votre retour en France à l’issue d’une période à l’étranger ou encore que votre employeur vous fasse comprendre qu’il souhaite se séparer de vous : la voie de la rupture conventionnelle vous est ouverte !

Ce mode de rupture du contrat de travail peut s’avérer avantageux, à plusieurs égards. 

Prévisible, maîtrisée, il peut constituer une fin apaisée de la relation de travail, surtout si vous êtes bien conseillé ! 

Dans cet article, l’Équipe d’EXILAE AVOCATS : 

  • Vous présente le dispositif de rupture conventionnelle (1) ; 
  • Attire votre attention sur 7 points de vigilance qu’il ne faut pas négliger en situation d’expatriation (2) ; 
  • Précise le calcul spécifique des indemnités de rupture auxquelles vous pouvez prétendre (3). 

Rupture conventionnelle et expatriation : le dispositif de rupture conventionnelle

La rupture conventionnelle un mode de rupture du contrat de travail à durée indéterminée (CDI), qui doit intervenir d’un commun accord entre les parties, cadre expatrié et employeur.  Elle ne peut en aucun cas être imposée (Art. L.1237-11 C. trav.). 

Le sentiment de liberté qui anime le salarié qui s’est expatrié ne doit pas disparaitre lorsqu’il signe une rupture conventionnelle. 

La procédure de signature de la rupture conventionnelle garantit d’ailleurs « la liberté du consentement des parties » (Art. L.1237-11 C. trav.).

Il est donc interdit de parvenir à la signature d’une rupture conventionnelle à la suite de manœuvres, mensonges et déstabilisations, ou par tout autre moyen susceptible de vicier le consentement d’une des parties. C’est notamment le cas des situations de harcèlement

Il est également interdit de frauder le dispositif de la rupture conventionnelle, c’est-à-dire de se prévaloir de ce mode de rupture pour contourner les règles du licenciement applicables en l’absence d’accord entre le salarié et l’employeur. 

Une procédure en 3 étapes, très encadrée par le Code du travail doit être respectée :

1ÈRE ÉTAPE : Un ou plusieurs entretiens préalables 

Il nécessaire qu’au moins un entretien ait lieu entre l’employeur et le salarié pour se mettre d’accord – ou non ! – sur le principe d’une rupture conventionnelle. 

Lors de celui-ci, le cadre expatrié peut se faire assister par une personne de l’entreprise ou par un conseiller du salarié (L.1237-12 C. trav.). 

L’absence de précision, dans l’invitation à un entretien préalable à une éventuelle rupture conventionnelle, de la possibilité pour le salarié de se faire assister est de nature à faire planer un doute sur la réalité de son consentement à la rupture.

Concrètement, s’il le cadre expatrié trouve à l’étranger, il lui faut contacter un conseiller du salarié compétent dans le ressort de l’inspection du travail dont dépend le siège social de la maison mère employeur (vous trouverez le détail des ressorts de compétence en indiquant l’adresse du siège social en cause dans ce moteur de recherche dédié). 

Il doit ensuite adresser un courrier à l’adresse générique de l’inspection du travail compétente pour connaitre la liste des conseillers du salarié. 

Le salarié pourra alors proposer à l’un d’entre eux de se joindre à l’entretien, lequel devra sans doute se tenir par visioconférence en lui précisant bien sa situation d’expatriation s’il n’a pas lieu en présentiel dans les locaux de la Société mère employeur. 

En toute hypothèse, l’employeur doit être averti de la présence d’un accompagnant car il peut également se faire assister, par un représentant du service des ressources humaines notamment. 

2e ETAPE : Signature de la convention et respect d’un délai de rétraction 

Une fois que les conditions de la rupture ont été fixées en entretien, la rupture conventionnelle peut être signée. 

Un formulaire de type de rupture conventionnelle est mis à disposition par le Ministère du travail. 

Le Code du travail impose que les parties le signent ensemble, en 3 exemplaires.  

Cette condition n’a rien d’un détail pour le cadre expatrié qui se trouve à l’étranger. Comment signer simultanément le formulaire de rupture conventionnelle avec le représentant de son employeur qui se trouve en France, potentiellement à des milliers de kilomètres ?  

En principe, le recours à la signature électronique, si elle est mise en place via un organisme fiable et certifié (Docusign, Eurecia, Universign…), est parfaitement admis depuis 2016 sur tous les actes juridiques. 

Mais c’est sans compter sur les subtilités propres au Droit Français ! 

Si le formulaire de rupture conventionnelle, une fois signé, doit être transmis à l’Administration (DREET/inspection du travail) pour homologation par voie dématérialisée par l’intermédiaire de la plateforme TELERC … le mode d’emploi du site précise à deux reprises que la signature doit être manuscrite ! 

Aucun texte n’autorise expressément la signature électronique pour les ruptures conventionnelles. 

Alors comment s’assurer que la rupture conventionnelle soit validée lorsqu’on est expatrié ? 

D’après l’expérience d’EXILAE AVOCATS, il existe depuis la pandémie mondiale de Covid-19 une circulaire interne à l’administration du travail donnant la consigne d’accepter les signatures électroniques. Mais c’était en lien avec le contexte sanitaire. Rien à voir malheureusement avec les situations d’expatriation. 

Il faudra donc intégrer dans les négociations de la rupture conventionnelle du contrat de travail en elle-même son mode de signature. 

EXILAE AVOCATS vous propose au titre des points de vigilance, quelques solutions pratiques (voir ci-après : 2. Les points de vigilance, à ne pas négliger en situation d’expatriation). 

Quel que soit le mode de signature retenu, le formulaire de rupture devra être signé en 3 exemplaires originaux. 

L’un est conservé par l’employeur, l’autre par le salarié et le troisième est à destination de l’administration. 

Il est impératif que l’employeur prouve qu’il a bien remis un exemplaire original du formulaire de rupture conventionnelle au salarié. Dans une situation d’expatriation, elle peut avoir lieu par courriel, lequel serait doublé d’un courrier suivi avec remise contre signature. Sans cela, le salarié pourrait se prévaloir de la nullité de la rupture. 

Enfin, à l’issue de la signature, les parties doivent attendre 15 jours calendaires qui correspondent à un délai de rétraction légal qu’il n’est pas possible de réduire (art. L.1237-13 du C.trav.). 

Le délai commence à courir le lendemain du jour de la signature et expire le 15e jour à minuit. Tous les jours de la semaine doivent être décomptés. Lorsqu’il prend fin un samedi, un dimanche ou un jour férié ou chômé, le délai est prorogé jusqu’au lendemain du jour ouvrable suivant.

3e ETAPE : Homologation de la Convention et rupture du contrat de travail 

A l’issue du délai de rétractation, c’est-à-dire 17 jours après la signature de la rupture conventionnelle, il convient de l’adresser à l’Administration (DREETS) pour qu’elle l’homologue.

Elle dispose pour cela d’un délai de 15 jours ouvrables (ni les dimanches ni les jours fériés légaux habituellement chômés ne doivent être pris en compte). Son contrôle consiste à s’assurer que les conditions de la rupture conventionnelle ont bien été respectées et que la liberté de consentement des parties a été garantie.

En l’absence de réponse expresse de la décision de la DREET dans ce délai, l’homologation est réputée acquise (Art. L. 1237-14 C. trav.).

Le contrat de travail est finalement rompu au lendemain de l’homologation expresse ou implicite de l’Administration.

Rupture conventionnelle et expatriation : les points de vigilances pour le salarié expatrié

Vous l’aurez compris, la procédure de rupture conventionnelle a été pensée et prévue dans un cadre « franco-français ». Aucune dimension internationale n’est envisagée. Il faut donc s’adapter.

EXILAE AVOCATS attire par conséquent votre attention sur quelques points de vigilances et vous donne quelques clés pratiques du fait de votre situation de cadre expatrié :

  1. Si vous souhaitez être accompagné par un conseillé du salarié lors de l’entretien préalable, précisez que vous êtes un cadre expatrié : l’accompagnant pourra alors adapter son analyse à cette dimension internationale ainsi que ses modalités d’intervention en joignant une visioconférence.
  • Consignez l’accord de votre employeur et celui de votre employeur par courriel pour que l’entretien se déroule en visioconférence. Conservez cet email dans vos archives personnelles.
  • En plus d’un accord sur le principe de la rupture conventionnelle, abordez lors de l’entretien préalable obligatoire la procédure qui sera mise en œuvre. Celle-ci garantit son succès.
  • Ainsi, abordez le point des modalités de signature de la rupture conventionnelle si elle doit être faite de façon « simultanée », comme l’impose le Code du travail, ou à tout le moins concomitante. Plusieurs solutions s’offrent à vous :
  • Si vous choisissez la signature électronique, contactez au préalable la DREET compétente (celle du siège social de la société mère employeur) par courriel pour lui exposer le fait que vous êtes à l’étranger et demander lui son accord pour un recours, dans ce contexte, à une signature électronique. Lorsque le formulaire de rupture conventionnelle lui sera adressé pour homologation, joignez l’accord écrit de l’administration actant le recours à la signature électronique.

Dans ce cas, l’entreprise va signer en premier les 3 exemplaires des formulaires de rupture conventionnelle par courrier international suivi (et rapide !) au salarié, puis par courriel au salarié.

Ce dernier signera à son tour les formulaires, dont il transmettra une copie par courriel, avant de les réadresser à l’entreprise par courrier international suivi.

Légalement, la solution n’est parfaite mais l’adaptation à la relation internationale de travail la rend valable.

  • Si vous sollicitez une rupture conventionnelle de votre contrat de travail pour intégrer une entreprise de votre État de travail, anticipez auprès de cette dernière le délai de la procédure. Il faut compter 1,5 mois environ pour la mener à son terme.
  • La rémunération des cadres expatriés étant structurée de façon complexe, en intégrant de nombreuses valeurs particulières, il est important de vous faire assister par un conseil afin de vous assurer de l’exactitude du calcul des indemnités de rupture, voire négocier une indemnité supra-légale !

Rupture conventionnelle et expatriation : le calcul spécifique des indemnités de rupture

La rupture conventionnelle étant par définition négociée, le montant des indemnités de rupture est limité par un seul plancher : elles ne peuvent pas être inférieures à l’indemnité légale de licenciement à laquelle peut prétendre le salarié.

En revanche, il n’y a pas de plafond !

C’est essentiel pour les cadres expatriés qui souhaitent avoir recours à une rupture conventionnelle.

Elle est en effet calculée sur la base de la rémunération brute, laquelle intègre, dans le cas particulier du travail à l’étranger :

  • Le salaire de base,
  • Les éléments de rémunération variable,
  • L’ensemble des avantages en nature expatriation (frais de scolarité, de déplacement, prise en charge de l’imposition, etc…)

En revanche, ce qui relève des frais professionnel est exclu.

La détermination de la rémunération brute d’un salarié expatrié peut donc s’avérer complexe alors qu’elle est l’assiette de calcul des indemnités de rupture conventionnelle.  

Les avantages en nature peuvent augmenter considérablement l’évaluation de la rémunération mensuelle brute, de sorte qu’il est préférable, pour un salarié expatrié optant pour la rupture conventionnelle de se faire assister par un conseil pour calculer l’indemnité de rupture.

L’avocat pourra engager un dialogue avec l’entreprise ou son propre conseil aux fins de négocier la plus juste – mais aussi la plus haute ! – indemnité de rupture conventionnelle.

Il pourra également, en se fondant sur les circonstances dans lesquelles intervient la fin du contrat de travail, négocier une indemnité supplémentaire, dite « supra-légale ». 

Enfin, l’avocat pourra déterminer quelles sont les voies d’optimisation fiscale et des charges sociales les plus intéressante pour le salarié, afin qu’il puisse bénéficier de la rémunération nette la plus importante.

EXILAE AVOCATS, des avocats en droit des étrangers qui vous assistent pour négocier une rupture conventionnelle

Vous êtes ou avez été expatrié, vous souhaitez être assisté dans la négociation d’une rupture conventionnelle de votre contrat de travail, contactez-nous.

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Mme Maëlle DREANO – EXILAE Avocats

La rupture du contrat de travail du salarié étranger

La rupture du contrat de travail du salarié étranger.

L’employeur d’un salarié « sans papier », c’est-à-dire en situation irrégulière, qui l’emploie sans qu’il ne dispose d’un titre de séjour l’autorisant à travailler, peut rompre subitement son contrat de travail.

Qu’il ait ignoré cette situation qu’il connaissait lors de son embauche, ou qu’il ait fait travailler le salarié étranger sans autorisation en parfaite conscience ne changera sans doute rien à la rupture du contrat de travail qui est bien souvent inévitable.

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En effet, si l’employeur ne souhaite pas à accompagner le salarié dans ses démarches de régularisation par le travail et ne s’acquitte pas des cotisations exceptionnelles que cette situation implique, il pourra vouloir mettre fin au contrat du salarié.

C’est notamment le cas lorsque le salarié a fourni un faux titre de séjour lors de son embauche ou encore un titre appartenant à une autre personne.

C’est également le cas lorsque l’administration, c’est-à-dire l’inspection du travail, lui demande de mettre fin au contrat de travail du salarié embauché alors qu’il est en situation irrégulière.

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L’employeur est dispensé dans ce cas de toutes les règles liées au licenciement.

Toutefois, l’employeur peut aussi passer par une procédure classique de licenciement pour faute grave, ce qui prive le salarié de toute indemnité de licenciement et de préavis.

Cette méthode doit respecter notamment les règles liées à la prescription du fait fautif et s’applique vraiment lorsque l’employeur découvre de bonne foi l’usage d’un faux titre de séjour par son salarié.

La rupture du contrat de travail du salarié étranger : les règles particulières d’indemnisation du salarié en cas de simple rupture

Parce que le salarié en situation irrégulière a fait bénéficier l’entreprise de sa main d’œuvre et a su en tirer profit, la loi lui garantit la protection suivante :

Selon l’article L. 8252-2 du Code du travail, le salarié étranger qui a été embauché sans titre de séjour l’autorisant a travaillé qui voit de ce fait son contrat rompu a le droit :

– Au paiement de son salaire et de ses accessoires c’est-à-dire essentiellement aux congés payés et aux primes dont il peut disposer ;

– A une indemnité forfaitaire égale à au moins 3 mois de salaire, voire plus si l’indemnité de préavis et de licenciement correspond à un montant plus élevé.

Cette indemnité peut être portée à 6 mois de salaire si le salarié est en mesure de prouver que son employeur l’a embauché, en conscience, sans le déclarer aux organismes sociaux français.

Cette situation est appelée de « travail dissimulé ».

La solution est la même, peut important que le salarié en situation irrégulière ait travaillé en vertu d’un contrat de travail écrit ou non, qu’il s’agisse d’un CDD ou d’un CDI.

EXILAE AVOCATS, des avocats en droit des étrangers qui vous assistent en cas de rupture de votre contrat de travail

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EXILAE AVOCATS est un Cabinet d’avocats parisien proposant ses services en droit du travail, droit des affaires (commercial, sociétés…) et de droit des étrangers.

Avocats aux barreau de Paris et de Nice, nous vous garantissons, de part notre expérience, un service juridique de grande qualité, une disponibilité impeccable et des honoraires transparents. 

L’équipe Droit Social, dirigée par Mme Maëlle DREANO, accompagne votre Société ou votre personne dans tous ses besoins en droit du travail.

Pour obtenir très rapidement un conseil, un rendez-vous et une prise en charge par un avocat en droit des étrangers, vous avez plusieurs options.

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Mme Maëlle DREANO – EXILAE Avocats

L’émergence de l’apprentissage transfrontalier

L’émergence de l’apprentissage transfrontalier.

L’apprentissage pourrait-il être un moyen de goûter à la mobilité internationale et de la favoriser ?

Le 8 mars 2023, le Ministre du Travail, Monsieur Olivier Dussopt, a présenté un projet de loi permettant de règlementer l’apprentissage transfrontalier.

Il s’agit d’une de concrétiser par une ordonnance du 22 décembre 2022 qui avait ouvert la voie à la détermination d’un cadre légal de l’apprentissage transfrontalier dans le Code du travail.

L’émergence de l’apprentissage transfrontalier : son objet

L’apprentissage transfrontalier devrait permettre aux « apprentis qui le souhaitent, d’effectuer une partie de leur formation, pratique ou théorique, dans un pays frontalier de la France », selon le compte rendu du Conseil des ministres. 

Si l’idée est plutôt bonne pour favoriser l’insertion professionnelle des jeunes français à l’étranger. Elle vise les jeunes en formation, contrairement au Volontariat international en entreprise qui s’adresse aux jeunes diplômés.

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Le cadre légal qui se dessine pour l’apprentissage transfrontalier semble cependant complexe.

L’émergence de l’apprentissage transfrontalier : sa faisabilité suspendue aux accords bilatéraux avec la France

La seule condition pour que l’apprentissage transfrontalier puisse être mis en place, c’est que le pays de travail ou de formation ai signé un accord bilatéral avec la France pour que soient précisé les règles d’application et d’exclusion du droit du travail français et tenir compte de la dimension internationale de la relation de travail.

Autant préciser que la mise en œuvre de l’apprentissage transfrontalier ainsi appréhendé ne sera pas rapide et que les procédures pour l’instaurer ne devraient pas être aussi simples et allégées que le recours à l’apprentissage sur le territoire international que l’on connait.

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Le texte présenté prévoit néanmoins que la gestion de tous les contrats d’apprentissage transfrontalier sera confiée « à un opérateur de compétences unique désigné par le ministre chargé de la formation professionnelle ». Il devrait donc, au moins, y avoir un interlocuteur unique.

L’émergence de l’apprentissage transfrontalier : son application dans les territoires ultra-marins

Pour les territoires ultra marins, le texte présenté en conseil des Ministres précise que l’apprentissage transfrontalier pourra « se développer dans l’environnement géographique direct des collectivités, et ce même en l’absence de frontière physique ».

Autrement dit, il devrait être possible à un étudiant des Antilles d’envisager un apprentissage transfrontalier aux Etats-Unis ou encore au Canada !

EXILAE AVOCATS, des avocats en droit de la mobilité internationale qui vous assistent dans toutes vos problématiques

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Les 4 atouts des salariés expatriés pour le calcul de leurs indemnités de rupture

Les 4 atouts des salariés expatriés pour le calcul de leurs indemnités de rupture.

Lorsqu’un collaborateur expatrié souhaite rompre sa relation de travail, lorsque l’entité locale dans laquelle il travaille ou la maison mère du groupe dont il dépend décide d’y mettre fin, il doit pouvoir en mesurer les conséquences financières.

Il s’intéressera alors aux indemnités de rupture auxquelles il peut prétendre.

Il s’agit des indemnités de licenciement que la loi, la convention collective ou les accords collectifs qui lui sont applicables lui attribuent. Mais sont également visés, au tire des indemnités de rupture, les indemnités qu’un collaborateur peut percevoir dans le cadre d’une rupture conventionnelle de son contrat de travail.

L’expatriation suppose que ses conditions aient été précisées lors du départ dans un contrat de travail international, c’est-à-dire dans un contrat de travail local, un avenant ou une lettre d’expatriation. Il vient s’ajouter au contrat de travail initial, relevant du droit social français.

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Sauf à ce qu’il soit prévu dans le contrat international que le contrat de travail initial se poursuit, ou que le rapatriement du collaborateur soit en débat, ce sont les conséquences financières de la rupture de ces deux contrats qu’il faut appréhender ensemble.

Or, avec la dimension internationale de la relation de travail, les salariés expatriés ont 4 atouts pour qu’il un calcul très favorable de leurs indemnités de rupture soit réalisé :

  1. Des indemnités fondées sur une rémunération optimisée
  2. Des indemnités incluant les avantages en nature
  3. Des indemnités complétées par des indemnités supra-légales
  4. Des indemnités négociées

Les 4 atouts des salariés expatriés pour le calcul de leurs indemnités de rupture : 1er atout – Des indemnités fondées sur une rémunération optimisée

La plupart des entreprises confiant des missions à des salariés expatriés déterminent une politique de mobilité internationale, dont l’objet est notamment de fixer les conditions relatives à l’impôt et aux charges sociales.

Il existe 3 techniques principales pour optimiser le package de rémunération du salarié en mobilité internationale : l’égalisation fiscale, la protection fiscale et le système du salaire net garanti.

Voir également notre article. Politique de mobilité internationale des salariés et fiscalité

Dans chacun de ces montages, les revenus du salarié expatriés sont protégés de la pression fiscale et sociale du pays d’accueil. Ils bénéficient aussi d’une rémunération leur permettant d’y maintenir leur niveau de vie et incluant des éléments tenant au cout de la vie.

Or, c’est cette rémunération optimisée, appréciée au niveau mensuel brut, qui constitue la base de calcul des indemnités de rupture, ce qui est un premier atout.

En effet, aux termes de la loi, elles sont calculées sur la base d’un « salaire de référence » correspondant au montant le plus élevé entre :

  • la moyenne mensuelle des 12 derniers mois précédant le licenciement ;
  • le 1/3 des 3 « derniers mois ».

Dans le salaire de référence, sont inclus :

  • la rémunération de base ;
  • Les primes et bonus ;
  • Les avantages en nature.

2e atout – Des indemnités fondées sur une rémunération optimisée

Les avantages en nature désignent les biens et services mis à disposition d’un salarié par son employeur. Ils lui permettent de faire l’économie qu’il aurait dû normalement supporter.

Les avantages en nature des salariés expatriés, véritables « golden packages », sont le plus souvent importants et viennent augmenter considérablement le calcul de leur salaire de référence et donc, de leurs indemnités de ruptures.

On pense notamment :

Les 4 atouts des salariés expatriés pour le calcul de leurs indemnités de rupture : 3e atout – Des indemnités de rupture complétées par des indemnités légales

Seuls sont exclus de l’assiette du salaire de référence servant de base aux indemnités de rupture, les frais professionnels.

Pour les salariés expatriés, souvent responsables d’une filiale locale à un niveau régional ou national, ce sont :

  • Les frais de grand déplacement ;
  • Les frais d’hébergement et de restauration en cas de déplacement ;
  • Frais de garde meubles pendant le déménagement ;
  • Double loyer en début et en fin de mission ;
  • Frais de passeport, de visas ;
  • Frais de vaccination ;
  • Voyage de reconnaissance du salarié et de son conjoint, …

Lorsque la rupture du contrat de travail international est envisagée et, potentiellement celui du contrat de travail de droit français initial, il est possible de se prévaloir de cette situation pour négocier des indemnités supra-légales.

Il s’agit pour le salarié et son entreprise d’anticiper la naissance de litiges, pouvant aboutir à une procédure devant le conseil de prud’hommes.

Ces parties vont « transiger » en faisant des concessions réciproques. Parfois, la suppression du poste du collaborateur expatrié ou son remplacement est un recherché par son employeur qui peut souhaiter négocier une rupture sécurisée plutôt que de voir la légitimité de cette décision contestée en justice.

Pour sa part, le collaborateur qui recevra une indemnité supra-légale, de nature transactionnelle renoncera à agir en ce sens.

Dans cette négociation, la perte des avantages représentés par le remboursement des frais professionnels doit être chiffrée pour être indemnisée.

4e atout – Des indemnités négociées

Pour bien négocier la rupture du contrat d’expatriation, il est important de se faire assister d’un conseil capable de maximiser les indemnités de rupture et de convaincre l’employeur de la justesse de ce calcul.

Il s’agit d’y intégrer tous les avantages en nature et d’engager des discussions en vue de l’obtention d’une indemnité supra-légale permettant au salarié expatrié et à sa famille de changer d’environnement professionnel et personnel sereinement.

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Ainsi, pour sécuriser la rupture du contrat d’expatriation, il faut aussi optimiser son schéma en en analysant tous les aspects fiscaux et sociaux, dont il s’agira de réduire l’impact.

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