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Métiers en tension : tout ce qui change à compter du 22 mai 2025

Métiers en tension : tout ce qui change à compter du 22 mai 2025

L’arrêté du 21 mai 2025 fixant la liste des métiers et zones géographiques caractérisés par des difficultés de recrutement en application de l’article L. 414-13 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile a été publié le 21 mai 2025 au Journal Officiel.

Métiers en tension : tout ce qui change à compter du 22 mai 2025 – définition et objectifs

Pour rappel, les métiers en tension sont des professions pour lesquelles la demande de main-d’œuvre excède le nombre de candidats disponibles ou qualifiés.

A lire également : L’admission exceptionnelle au séjour (AES) depuis le 23 janvier 2025

Ces métiers jouent un rôle important pour les étrangers qui souhaitent travailler et/ou bénéficier d’un titre de séjour.

Métiers en tension : tout ce qui change à compter du 22 mai 2025 – la procédure à suivre

En comparaison à la procédure de régularisation classique, la régularisation au titre des métiers en tension présente de nombreux avantages.

Tout d’abord, les types de contrats susceptibles d’être pris en compte sont plus nombreux.

La régularisation par le travail classique exige que le l’étranger fournisse un contrat à durée déterminée ou indéterminée tandis que pour la régularisation au titre des métiers en tension, l’étranger peut présenter un contrat de mission d’intérim, en plus d’un CDD ou CDI. Par ailleurs, le fait que le contrat ne soit pas à temps plein ou que l’étranger soit en situation de multi-emplois n’est pas un problème pour la régularisation par les métiers en tension.

La durée de résidence demandée est également assouplie. Alors que l’étranger doit avoir résidé pendant 5 ans en France pour bénéficier de la régularisation par le travail, l’étranger qui demande la régularisation au titre des métiers en tension doit justifier de 3 ans de présence continue sur le territoire.

Concernant les preuves de travail à fournir, là encore la régularisation au titre des métiers en tension est particulièrement avantageuse. Elle exige de fournir la preuve d’une activité dans un métier en tension pendant au moins 12 mois, consécutif ou non, sur les 24 derniers mois. Concernant la procédure classique de régularisation classique, c’est 30 mois de preuves de travail sur les 5 dernières années qui doivent être apportées par l’étranger.

A lire également : Le changement d’employeur et la perte d’emploi lors du renouvellement du titre de séjour « salarié »

Enfin, à la différence de la procédure de régularisation classique, les métiers en tension offrent une plus grande liberté à l’étranger qui n’est plus contraint par le soutien obligatoire de l’employeur et l’obtention de documents signés de sa main.

La régularisation au titre des métiers en tension se fait sans l’intervention de l’employeur : l’étranger n’est plus dépendant du bon vouloir de celui-ci.

Pour toutes ces raisons, la régularisation au titre des métiers en tension est une procédure particulièrement avantageuse pour les étrangers.

Elle est d’autant plus importante que la Circulaire « Retailleau » du 23 janvier 2025 demande aux préfets de privilégier la régularisation au titre des métiers en tension, au détriment des autres professions.

Métiers en tension : tout ce qui change à compter du 22 mai 2025 – le point en Ile-de-France

En île de France, il est notamment attendu l’ajout de nouvelles professions particulièrement visées par les étrangers en France, comme « cuisinier », « ouvriers non-qualifiés du second œuvre du bâtiment », « employés de maison et personnels de ménage ».

Il est également possible de constater la disparition de certaines professions en Île de France au titre des métiers en tension, comme « Bouchers », « Charcutier-traiteur » ou « Autre professionnel paramédical ».

Professions sortant de la liste des métiers en tensionProfessions entrant dans la liste des métiers en tension
Autres professionnels paramédicauxAgriculteurs salariés
Charcutiers, traiteursAides à domicile et aides ménagères
GéomètresAides-soignants
Ingénieurs et cadres des télécommunicationsCarrossiers automobiles
Monteurs, ajusteurs et autre ouvriers qualifiés de la mécaniqueCouvreurs
Pilotes d’installation lourde des industries de transformationCuisiniers
Technicien des assurancesÉleveurs salariés
Technicien d’étude et de développement en informatiqueEmployés de l’hôtellerie
Technicien en mécanique et travail des métauxEmployés de maison / personnels de ménage
BoucherIngénieurs des méthodes de production, du contrôle qualité
 Maraîchers, horticulteurs salariés
 Ouvriers non qualifiés de l’électricité et de l’électronique
 Ouvriers non qualifiés des industries agroalimentaires
 Ouvriers non qualifiés du second œuvre du bâtiment
 Ouvriers non qualifiés travaillant par enlèvement ou formage du métal
 Ouvriers qualifiés de la peinture et de la finition du bâtiment
 Responsables logistiques (non-cadres)
 Technicien des transports et du tourisme
 Techniciens experts
 Tuyauteurs
 Viticulteurs, arboriculteurs salariés

Les autres professions restent inchangées.

Il convient de noter que cette nouvelle liste des métiers en tension effectue une distinction entre la profession de « cuisinier » et celle « d’aide de cuisine ».

Bien que ce second métier ne soit pas en tension en île de France, le métier de cuisinier l’est. Il comprend notamment les fonctions de commis, chef de partie, chef de rang ou encore second de cuisine.

Métiers en tension : tout ce qui change à compter du 22 mai 2025 – le point en PACA

En PACA, en 2025, 34 nouvelles professions sont apparues, tandis que 20 métiers considérés comme en tension en 2021 ne le sont plus dans cette nouvelle liste.

Le reste est inchangé.

Professions sortant de la liste des métiers en tensionProfessions entrant dans la liste des métiers en tension
Agents de maîtrise et assimilés des industries de processAgents qualifiés de traitement thermique et de surface
Autres professionnels paramédicauxAgriculteurs salariés
Cadres techniques de la maintenance et de l’environnementAides à domicile et aides ménagères
Chaudronniers, tôliers, traceurs, serruriers, métalliers, forgeronsAides de cuisine, apprentis de cuisine et employés polyvalents de la restauration
Chefs de chantier, conducteurs de travaux (non-cadres)Aides-soignants
Dessinateurs en électricité et en électroniqueAutres ouvriers qualifiés de type industriel
Dessinateurs en mécanique et travail des métauxAutres ouvriers qualifiés des industries agro-alimentaires (hors transformation des viandes)
GéomètresBouchers
Ingénieurs du bâtiment et des travaux publics, chefs de chantier et conducteurs de travaux (cadres)Couvreurs
Ingénieurs et cadres de la logistique, du planning et de l’ordonnancementChefs cuisiniers
Ingénieurs et cadres des télécommunicationsConducteurs d’engins agricoles ou forestiers
Ingénieurs et cadres d’étude, recherche et développement (industrie)Conducteurs d’engins du bâtiment et des travaux publics
Ingénieurs, cadres techniques de l’agricultureCuisiniers
Ouvriers qualifiés de la maintenance en mécaniqueÉlectriciens du bâtiment
  Techniciens des assurancesÉleveurs salariés
Techniciens des services comptables et financiersEmployés de l’hôtellerie
Techniciens en électricité et en électroniqueEmployés de maison et personnels de ménage
Techniciens et agents de maîtrise de la maintenance et de l’environnementFormateurs
Techniciens et chargés d’études du bâtiment et des travaux publicsInfirmiers
Techniciens médicaux et préparateursInterprètes
 Maçons
 Maraîchers, horticulteurs salariés
 Ouvriers non qualifiés de l’électricité et de l’électronique
 Ouvriers non qualifiés des industries agro-alimentaires
 Ouvriers non qualifiés du gros œuvre du bâtiment
 Ouvriers non qualifiés métallerie, serrurerie, montage
 Ouvriers non qualifiés travaillant par enlèvement ou formage de métal
 Ouvriers qualifiés de la peinture et de la finition du bâtiment
 Ouvriers qualifiés de l’électricité et de l’électronique
 Ouvriers qualifiés des travaux publics, du béton et de l’extraction
 Ouvriers qualifiés du travail artisanal du textile et du cuir
 Soudeurs
 Techniciens d’étude et de développement en informatique
 Viticulteurs, arboriculteurs salariés

Concernant les autres régions

Pour les autres régions, on constate l’apparition des « aides à domicile et aides ménagères » sur la liste de toutes les régions françaises, alors que cette profession n’était en tension que dans 3 régions dans la liste de 2021.

Également, les métiers liés à la cuisine : « aide à la cuisine », « cuisinier », « chef cuisinier » « employé polyvalent de restaurant » sont désormais considérés en tension dans toutes les régions françaises.

Ainsi, il est possible de constater de manière générale une augmentation des métiers en tension, dans toutes les régions.

A lire également : Comment contester une fermeture administrative liée à l’emploi de salariés étrangers sans titre de séjour

De cette façon, la nouvelle liste semble plus respectueuse des spécificités locales, ce qui permet de mieux s’adapter à la réalité du marché de l’emploi.

Il semblerait donc que cette nouvelle liste des métiers en tension soit plus favorable aux travailleurs étrangers que celle de 2021.

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Les obligations de quitter le territoire à l’encontre des citoyens de l’Union européenne

Les obligations de quitter le territoire à l’encontre des citoyens de l’Union européenne.

En droit français, il est possible de regrouper les étrangers en deux grandes catégories : les citoyens de l’Union européenne et les ressortissants d’États tiers.

Les étrangers ressortissants d’États tiers sont l’ensemble des étrangers qui ne possèdent pas la nationalité d’un des 27 États membres de l’Union européenne.

A lire également : Admission exceptionnelle au séjour et tests préfectoraux d’intégration

Les citoyens de l’Union européenne sont les ressortissants de ces États membres et le principe est que tous les citoyens de ces états sont automatiquement des citoyens de l’Union européenne.

Ces deux grandes catégories d’étrangers sont régies par des obligations, des droits et des textes différents.

Les citoyens de l’Union européenne bénéficient notamment de certains avantages quant aux règles à respecter pour séjourner sur le territoire français.

Toutefois, malgré ces avantages, certaines mesures restrictives trouvent à s’appliquer.

Les OQTF (obligation de quitter le territoire français), sont des mesures administratives prises par les autorités publiques, afin de forcer un ressortissant étranger à partir du territoire français, même si ce dernier bénéfice d’un droit de séjour.

Les obligations de quitter le territoire à l’encontre des citoyens de l’Union européenne : principes généraux

Ces OQTF sont applicables à la fois aux ressortissants d’États tiers et aux ressortissants de l’Union européenne.

Mais là encore, les ressortissants de l’Union européenne sont placés sous un régime différent.

En effet, le régime général des OQTF (L.611-1 àL.611-3 du CESEDA) ne s’applique pas à eux, ce sont des règles spécifiques, prévues aux articles L.251-1 à L.251-6 du CESEDA qui régissent leur situation.

A lire également : Naturalisation française : comprendre la condition de stage, ses réductions et ses suppressions

Ainsi, les motifs permettant aux autorités publiques de prendre une OQTF à leur encontre sont différents de ceux propres aux étrangers ressortissants d’États tiers. Les OQTF ne sont possibles que dans trois situations :

  • Lorsqu’ils ne répondent plus aux conditions relatives à leur droit de séjour (les conditions diffèrent selon que le séjour est inférieur à trois mois, entre trois mois et cinq ans et supérieur à cinq ans).
  • Lorsque le comportement de l’étranger constitue une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l’encontre d’un intérêt fondamental de la société.
  • Lorsque leur séjour est constitutif d’un abus de droit (c’est-à-dire quand le séjour a pour objectif de bénéficier du système d’assistance sociale).

En revanche, une OQTF ne sera jamais possible à l’encontre d’un citoyen de l’Union européenne qui bénéficie d’un droit de séjour permanent en France (droit de séjour accordé après cinq années de résidence légale et continue sur le territoire). Cette mesure protectrice s’applique également aux membres de leur famille.

A lire également : Demander l’effacement de son inscription au fichier Schengen (SIS)

Comme pour les étrangers ressortissants d’États tiers, l’étranger citoyen de l’Union européenne bénéficie en principe d’un délai de 30 jours pour quitter le territoire et il peut également faire l’objet d’une interdiction de circulation sur le territoire français pour une durée de 3 ans (contre 5 ans pour les ressortissants d’États tiers).

Les obligations de quitter le territoire à l’encontre des citoyens de l’Union européenne : les effets

Une OQTF a pour effet d’obliger l’individu à quitter le territoire de l’Union européenne sous peine de poursuites judiciaires.

Mais au-delà de ces effets classiques, l’OQTF à l’encontre d’un citoyen de l’Union européenne entraine la perte pour ce dernier de la durée de résidence acquise sur le territoire français.

A lire également : Le changement d’employeur et la perte d’emploi lors du renouvellement du titre de séjour « salarié »

Leur droit de séjour est en effet conditionné en grande partie par leur présence régulière et continue sur le territoire français. En étant obligé de quitter le territoire, l’étranger perd cette durée de résidence, ce qui a pour effet d’entraîner la perte du maintien au séjour.

Pour éviter ces effets néfastes, il est nécessaire de contester très rapidement les mesures d’OQTF et d’interdiction de circulation.

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Admission exceptionnelle au séjour et tests préfectoraux d’intégration

Admission exceptionnelle au séjour et tests préfectoraux d’intégration.

Depuis le 23 janvier 2025, un nouveau texte vient fixer les orientations générales régissant l’admission exceptionnelle au séjour : la circulaire Retailleau.

Cette admission exceptionnelle permet aux étrangers sans titre de se voir régulariser pour motifs professionnels ou personnels et familiaux.

Cette nouvelle circulaire remplace la circulaire Valls de 2012, et réhausse les conditions attendues pour se voir régulariser au titre de l’admission exceptionnelle au séjour.

Notamment, elle insiste sur la nécessité pour les préfectures de tenir compte du niveau d’intégration des étrangers en France.

A lire également : Le changement d’employeur et la perte d’emploi lors du renouvellement du titre de séjour « salarié »

L’intégration, au sens de cette circulaire, impose aux étrangers de respecter de manière rigoureuse les principes et valeurs de la République comme : la liberté d’expression, l’égalité entre les femmes et les hommes ou encore la dignité de la personne humaine.

Pour vérifier cette intégration, il était jusqu’à présent nécessaire pour l’étranger de signer un contrat d’engagement à respecter les principes de la République, qui attestait du respect des valeurs essentielles de la France.

Désormais, en plus de ce contrat d’engagement qui reste nécessaire, la circulaire Retailleau met l’accent sur la nécessité pour l’étranger de démontrer son intégration à travers son niveau de langue.

Ce dernier peut être attesté par un diplôme français, une certification linguistique ou encore toute autre preuve de la langue française.

Admission exceptionnelle au séjour et tests préfectoraux d’intégration : autres preuves de langue française

Jusqu’alors, il était difficile de savoir ce que regroupaient ces « autres preuves de langue française ».

Or, depuis quelques temps, il est avéré que des préfectures comme Nanterre ou Sarcelles font passer des « tests de français » aux étrangers lors de leur dépôt de dossier AES.

Par exemple, la préfecture de Nanterre soumet les questions suivantes :

  • « Quelles sont les couleurs du drapeau français ? »
  • « Quel fleuve traverse la capitale française ? »
  • « A quelle date a lieu la Fête Nationale de la France ? »
  • « Qui est la Première dame de la France ? »
  • « Quelle est la devise de la France ? »
  • « Où se sont déroulés les derniers Jeux olympiques ? »
  • « J’atteste avoir renseigné le questionnaire sans aide, entourez : oui    non »
  • « J’atteste avoir renseigné le questionnaire avec de l’aide, entourez : oui    non »

Les réponses doivent être écrites de manière manuscrite, en français.

A lire également : Naturalisation française : comprendre la condition de stage, ses réductions et ses suppressions

Ainsi, ces tests, conformément à la circulaire Retailleau, permettent de vérifier le niveau de langue de l’étranger, que ce soit à travers la lecture de la langue ou son écriture.

Admission exceptionnelle au séjour et tests préfectoraux d’intégration : des tests de français afin de s’assurer de l’intégration de l’étranger

Les questions posées, notamment par la préfecture de Nanterre, interrogent sur leur objectif réel.


S’il n’y a aucun doute sur le fait qu’ils permettent d’apprécier le niveau de langue de l’étranger, les questions semblent orientées afin de juger son niveau d’intégration, alors même qu’il aurait signé le contrat d’engagement à respecter les principes de la République.

Or, la circulaire ne prévoit pas de tests écrits pour s’assurer de l’intégration de l’étranger lors d’une demande d’admission exceptionnelle au séjour.

A lire également : La taxe pour l’embauche d’un salarié étranger (ex-taxe OFII)

Les préfectures, en particulier Nanterre et Sarcelles, semblent donc faire une application particulièrement stricte de la circulaire quant à l’exigence d’intégration des étrangers.

Il est donc recommandé, pour les étrangers souhaitant déposer une demande d’admission exceptionnelle au séjour, de s’assurer de leur connaissance des principes et valeurs essentiels de la république française.

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Le changement d’employeur et la perte d’emploi lors du renouvellement du titre de séjour « salarié »

Le changement d’employeur et la perte d’emploi lors du renouvellement du titre de séjour « salarié ».

Les cartes de séjour « salarié » font parties des titres de séjour permettant à leur titulaire de travailler sur le territoire français. Elles ne doivent pas être confondues avec les cartes « travailleurs temporaires ».

Ces dernières sont délivrées lorsque l’étranger va travailler dans le cadre d’un contrat à durée déterminée alors que les cartes « salariés » sont délivrées en cas de contrat à durée indéterminée.

A lire également : La taxe pour l’embauche d’un salarié étranger (ex-taxe OFII)

Ainsi, lorsqu’un étranger souhaite travailler dans le cadre d’un contrat à durée indéterminée, qu’il est titulaire d’une autorisation de travail délivrée par la préfecture et qu’il n’a pas fait l’objet d’une OQTF par le passé, l’administration peut choisir de lui délivrer une carte de séjour « salarié ».

Toutefois, ce titre ne vaut que pour une certaine durée. Il est délivré sous forme d’une carte de séjour temporaire valable un an avant renouvellement.

Il est ainsi possible que lors de la durée de vie de ce titre, la situation professionnelle de son titulaire évolue. Celui-ci peut perdre son emploi ou changer d’employeur.

Le changement d’employeur et la perte d’emploi lors du renouvellement du titre de séjour « salarié » – le cas de la perte d’emploi

Comme évoqué, la délivrance d’une carte de séjour « salarié » est en principe conditionnée à l’exercice d’un emploi par son titulaire.

Ainsi, si l’étranger titulaire de la carte temporaire « salarié » exerce toujours un tel emploi au moment du renouvellement, il se verra délivrer une carte pluriannuelle « salarié » d’une durée de 4 années.

Il serait alors logique de considérer que l’absence d’exercice d’une activité salarié au moment du renouvellement entrainerait la perte d’une telle carte de séjour.

Toutefois, la perte de la carte de séjour « salarié » ne vaut pas lorsque l’étranger est involontairement privé de son emploi.

A lire également : Naturalisation française : comprendre la condition de stage, ses réductions et ses suppressions

Il existe en effet une exception au principe selon lequel les cartes « salarié » sont conditionnées à l’exercice d’une activité salariée.

Si l’étranger est en mesure d’apporter la preuve de la perte involontaire de son emploi (par exemple licenciement pour motif économique), et qu’il bénéficie du chômage, il pourra malgré tout bénéficier d’un renouvellement de sa carte de séjour « salarié ». Simplement, il ne recevra pas une carte pluriannuelle d’une durée de 4 années, mais simplement une carte de séjour temporaire « salarié », d’une durée d’un an.

À l’expiration de cette seconde carte et si l’étranger est toujours sans emploi, elle sera de nouveau renouvelée, mais ne sera valide que pendant la durée pour laquelle les droits au chômage sont valables (Article L.421-1 CESEDA).  

Ainsi, à condition que la perte d’emploi soit involontaire, un tel évènement n’entraîne pas nécessairement le non-renouvellement de la carte de séjour « salarié ».

La demande de renouvellement devra bien être accompagnée des attestations employeurs de France Travail ainsi que de l’avis de situation individuelle établi par France Travail.

Le cas du changement d’employeur

L’exercice d’une activité professionnelle en France pour un ressortissant étranger est conditionné à une autorisation de travail, délivrée par l’administration.

Ce document est indispensable lorsque le titre de séjour de l’étranger ne permet pas directement de travailler en France, comme le titre « salarié ».

Dans ce cas, l’autorisation de travail est normalement délivrée à la demande d’un employeur déterminé et pour un emploi spécifique.

Seulement, ces autorisations de travail sont « temporaires ».

Ainsi, lorsque l’étranger bénéficiaire d’une autorisation de travail dans le cadre de son titre de séjour « salarié » souhaite changer d’employeur, il ne peut pas le faire sans en demander une nouvelle.

Les risques pèsent à la fois sur l’employé et sur l’employeur, car employer un travailleur étranger titulaire d’une carte de séjour salarié mais dont l’autorisation de travail ne correspond pas au poste occupé et à l’emploi exercé est considéré comme de l’emploi irrégulier de personnes étrangères.

A lire également : Emplois saisonniers : Que faire en cas de refus d’autorisation de travail ?

Chaque nouveau contrat de travail doit donc faire l’objet d’une nouvelle demande d’autorisation de travail par l’employeur qui souhaite recruter l’étranger concerné, y compris lorsque celui-ci est déjà titulaire d’une carte « salarié » valide.

C’est à l’employeur d’effectuer la demande d’autorisation de travail.

Dans le cas où l’emploi en question n’est pas un métier en tension, l’employeur doit publier l’offre d’emploi pendant 3 semaines consécutives auprès des services France Travail. Si aucune candidature valable n’a été reçue, l’employeur pourra alors déposer une demande d’autorisation de travail, au plus tard trois semaines avant le début effectif du contrat.  Naturellement, il ne doit pas avoir été condamné pour emploi de personnes en situation irrégulière, d’atteinte à la dignité humaine ou d’aide à l’entrée irrégulière.

Si la réponse est positive, l’employeur et l’étranger souhaitant travailler recevront l’autorisation de travail, une nouvelle fois valable uniquement pour une période donnée et un emploi spécifique.

Compte tenu des conséquences juridiques et administratives liées au renouvellement du titre de séjour « salarié » ou au renouvellement de l’autorisation de travail, l’accompagnement par un cabinet d’avocats peut être nécessaire.

Le cabinet EXILAE Avocats, spécialisé en droit du travail et droit des étrangers, peut vous accompagner dans toutes vos démarches relatives au titre de séjour « salarié ».

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Naturalisation française : comprendre la condition de stage, ses réductions et ses suppressions

Naturalisation française : comprendre la condition de stage, ses réductions et ses suppressions.

La naturalisation française est l’un des moyens d’obtenir la nationalité française.

Elle est encadrée par des conditions strictes, dont la condition de stage qui impose une durée minimale de résidence en France.

Cependant, cette condition connaît plusieurs exceptions : des cas de réduction ou de suppression de la durée exigée sont prévus par la loi.

Qu’est-ce que la condition de stage en naturalisation ?

Prévue à l’article 21-17 du Code civil, la condition de stage exige que le demandeur de naturalisation justifie d’une résidence habituelle en France pendant cinq ans avant de déposer sa demande.

La résidence habituelle implique une présence stable, effective et continue sur le territoire. Une simple présence ponctuelle (par exemple, quelques mois par an) ne suffit pas.

Comment prouver la résidence habituelle ?

Le demandeur peut fournir divers justificatifs, notamment :

  • Contrats de location ou d’achat de logement
  • Bulletins de salaire
  • Relevés de carrière
  • Documents fiscaux (avis d’imposition…)
  • Documents médicaux officiels

Ces pièces doivent attester clairement d’une présence continue d’au moins cinq ans en France.

Les cas de réduction de la condition de stage

L’article 21-18 du Code civil prévoit des situations dans lesquelles la durée de résidence peut être réduite à deux ans. Trois cas principaux sont concernés :

  1. Études supérieures : l’étranger a validé deux années d’études supérieures en France pour un diplôme reconnu par l’État.
  2. Services rendus à la France : l’étranger a apporté des services importants, en lien avec ses compétences ou talents.
  3. Parcours d’intégration exceptionnel : l’étranger s’est distingué par des activités notables dans les domaines civique, scientifique, économique, culturel ou sportif.

⚠️ Les préfectures appliquent ces critères de manière stricte. La simple création d’une entreprise ou une distinction nationale peut ne pas suffire. Un prix officiel ou une distinction reconnue est souvent exigé (médaille, trophée international, etc.).

Les cas de suppression de la condition de stage

L’article 21-19 du Code civil prévoit la suppression totale de la condition de stage dans certaines situations :

  • L’étranger a obtenu le statut de réfugié (hors protection subsidiaire).
  • L’étranger a rendu des services exceptionnels à la France ou sa naturalisation présente un intérêt exceptionnel pour le pays.
  • L’étranger a servi dans l’armée française ou dans des unités alliées pendant une guerre.

Un exemple célèbre : un ressortissant malien ayant sauvé un enfant en escaladant un immeuble s’était vu accorder la naturalisation sans condition de stage.

Suppression spécifique à la francophonie (article 21-20)

La condition de stage peut aussi être supprimée si :

  • L’étranger est originaire d’un pays ou territoire francophone,
  • Le français est sa langue maternelle,
  • Il a été scolarisé pendant cinq ans dans un établissement enseignant en français.

Les autres conditions de la naturalisation

Outre la condition de stage, le demandeur doit remplir d’autres conditions :

  • Âge : avoir au moins 18 ans
  • Langue : justifier d’un niveau B1 en français (écrit et oral)

Même en cas de réduction ou de suppression de la condition de stage, les autres critères restent obligatoires. Il est donc essentiel de ne pas déposer une demande prématurée si certaines conditions (comme le niveau de langue) ne sont pas encore remplies.

La condition de stage est une étape clé dans la procédure de naturalisation.

Bien que des cas de réduction ou de suppression soient prévus, ils sont soumis à des critères stricts. Pour maximiser ses chances, le demandeur doit présenter un dossier complet, bien documenté et répondre à toutes les exigences légales.

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La taxe pour l’embauche d’un salarié étranger (ex-taxe OFII)

La taxe pour l’embauche d’un salarié étranger (ex-taxe OFII)

L’embauche d’un travailleur étranger en France est soumise à de nombreuses conditions.

Parmi elles figure notamment l’obligation pour l’employeur de payer une taxe d’embauche du salarié étranger (anciennement appelée taxe OFII).

L’obligation de régler cette taxe est prévue par le CESEDA, aux articles L.436-10 à L.436-13.

Cette taxe, désormais appelée « taxe annuelle acquittée par les employeurs de main d’œuvre étrangère », concerne les premières admissions au séjour d’étrangers venus en France pour y exercer une activité salariée, ainsi que les salariés détachés temporairement par une entreprise non établie en France

La taxe pour l’embauche d’un salarié étranger (ex-taxe OFII) : les cas où la taxe n’est pas due

Le paiement de cette taxe ne vaut que pour les étrangers hors Union européenne et qui ne sont ni monégasques, ni andorrans, ni de Saint-Marin.

Pour les étrangers hors Union européenne, il existe malgré tout une longue liste de dérogations pour lesquelles la taxe n’est pas due. C’est par exemple le cas des étrangers titulaires d’une carte de résident.

A lire également : Emplois saisonniers : Que faire en cas de refus d’autorisation de travail ?

Pour les étrangers soumis au paiement de la taxe, le paiement est seulement dû à l’occasion de la première délivrance du titre de séjour à l’étranger.

Ainsi, si l’étranger est déjà titulaire d’un titre de séjour ou est en période de renouvellement, l’employeur actuel n’est pas tenu de payer cette taxe, si l’ancien employeur s’en est acquitté.

La taxe pour l’embauche d’un salarié étranger (ex-taxe OFII) : les employeurs exonérés

Certains employeurs ne sont pas tenus au paiement de cette taxe. C’est notamment le cas des particuliers employeurs (aide à domicile par exemple).

A lire également : Le passeport-talent « Investisseur économique »

On trouve aussi les organismes de recherche publics, les établissements d’enseignement supérieur délivrant un diplôme de grade Master, les fondations de coopération scientifique, les établissements publics de coopération scientifique et les fondations reconnues d’utilité publique du secteur de la recherche agréées conformément à l’article L.421-14 du CESEDA et l’article L.421-15 du CESEDA.

Le montant de la taxe à payer

Le montant de cette taxe varie selon la durée du contrat, le niveau de rémunération et le type de contrat dont bénéficie l’étranger.

Lorsque le contrat est entre trois et douze mois, la taxe sera de 74 euros si le salaire brut est inférieur ou égal au SMIC, de 210 euros si le salaire brut est entre le SMIC et 1,5 fois son montant et de 300 euros si le salaire brut est supérieur à 1,5 fois le SMIC.

Pour les contrats dont la durée est supérieure à 12 mois, la taxe correspondra à 55% du salaire brut mensuel versé au travailleur étranger (dans la limite de 2,5 fois le montant du SMIC).

A lire également : Demander l’effacement de son inscription au fichier Schengen (SIS)

Dans le cas particulier des contrats saisonniers, la taxe est de 50 euros par mois d’activité, qu’ils soient complets ou non et la taxe sera due pour chaque embauche.

Enfin, pour les échanges de jeunes travailleurs dans le cadre d’un accord bilatéral, la taxe sera de 72 euros, sans condition de durée ou de montant de salaire.

La taxe pour l’embauche d’un salarié étranger (ex-taxe OFII) : déclaration, gestion et paiement

Depuis le 1er janvier 2023, la taxe n’est plus à payer auprès de l’Office Français de l’Immigration et de l’intégration, mais à la Direction Générale des Finances Publiques.

La taxe est due pour les embauches effectuées en cours d’année, et doit être déclarée et être payée suivant le régime d’imposition à la TVA de l’employeur.

Ainsi, lorsque l’employeur dépend du régime réel normal d’imposition, il doit télédéclarer la taxe et la déposer au titre du mois de janvier de l’année qui suit celle au cours de laquelle la taxe est devenue exigible (lorsque l’embauche a eu lieu).

A lire également : Comment contester une fermeture administrative liée à l’emploi de salariés étrangers sans titre de séjour

Si l’employeur dépend du régime simplifié d’imposition ou du régime simplifié agricole, il doit télédéclarer la taxe par un formulaire, et doit être déposé au titre de l’exercice au cours duquel la taxe est devenue exigible.

Pour l’employeur qui n’est pas redevable de la TVA, il doit télédéclarer la taxe sur une annexe à la déclaration de TVA au plus tard le 25 février de l’année qui suit celle au cours de laquelle la taxe est devenue exigible.

Enfin, il faut savoir que la taxe est contrôlée selon les mêmes procédures et les mêmes sanctions, que les taxes sur le chiffre d’affaires.

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Emplois saisonniers : Que faire en cas de refus d’autorisation de travail ?

Emplois saisonniers : Que faire en cas de refus d’autorisation de travail ?

Le recrutement de travailleurs étrangers pour des emplois saisonniers est essentiel dans des secteurs comme l’agriculture, l’hôtellerie-restauration ou le tourisme.

Toutefois, ces embauches nécessitent souvent une autorisation de travail, et il arrive que l’administration oppose un refus, compromettant ainsi l’activité des entreprises.

Pourquoi une autorisation de travail peut-elle être refusée ?

L’entreprise qui souhaite embaucher un travailleur étranger doit respecter les critères de l’article R. 5221-20 du Code du travail. Voici les principales raisons de refus :

  • Situation de l’emploi : Si le poste ne figure pas parmi les métiers en tension, l’administration peut opposer l’opposabilité de la situation de l’emploi.
  • Justification insuffisante du besoin de main-d’œuvre : L’entreprise doit prouver qu’elle ne peut pas recruter localement.
  • Conditions de travail et de rémunération non conformes : Le salaire doit être au moins équivalent au SMIC ou à la convention collective en vigueur.
  • Non-conformité de l’employeur : Un historique d’infractions liées au travail illégal ou au non-respect des obligations sociales peut entraîner un refus.
  • Critères spécifiques pour les étudiants étrangers : L’adéquation entre le diplôme et l’expérience avec le poste est évaluée.

À lire aussi : Embaucher un travailleur étranger

Comment contester un refus d’autorisation de travail ?

1. Recours gracieux ou hiérarchique

Avant d’entamer une procédure judiciaire, l’employeur peut déposer un recours gracieux auprès du préfet ou un recours hiérarchique auprès du ministre de l’Intérieur.

Arguments à mettre en avant :

  • Justifications du besoin de main-d’œuvre.
  • Impacts économiques du refus.
  • Situation particulière du salarié étranger.

2. Recours devant le tribunal administratif

Si le refus est maintenu, un recours en annulation peut être engagé dans un délai de deux mois. Cette démarche est pertinente lorsque :

  • La décision manque de justification (CE, 4 septembre 1991, n° 10246).
  • L’administration a commis une erreur de droit ou de fait (CE, 3 février 2016, n° 386416).
  • Des éléments essentiels du dossier ont été ignorés (CE, 19 juin 1992, n° 126380).

À lire aussi : Contester un refus d’autorisation de travail

3. Le référé suspension : une solution d’urgence

Si le refus compromet l’activité de l’entreprise, un référé suspension peut être engagé. Ce recours permet une suspension temporaire de la décision en attendant une issue définitive.

Conditions nécessaires :

  • L’urgence est avérée (exemple : manque de main-d’œuvre immédiat).
  • Il existe un doute sérieux sur la légalité du refus (article L. 521-1 du Code de justice administrative).

Maximiser ses chances de succès

  • Constituer un dossier solide : Inclure les preuves du besoin de main-d’œuvre, les efforts de recrutement infructueux et l’impact économique du refus.
  • Analyser la motivation du refus : Une motivation insuffisante peut être un argument d’annulation.
  • Faire appel à un avocat spécialisé : Un avocat en droit des étrangers et en droit du travail peut optimiser les chances de succès.

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Le passeport-talent « Investisseur économique »

Le passeport-talent « Investisseur économique ».

Le droit français prévoit l’existence de cartes de séjour pluriannuelles, aussi appelées « passeport talent » dont la durée de validité varie de 1 à 4 ans.

Parmi ces cartes de séjour pluriannuelles, il existe une mention particulière pour les personnes souhaitant réaliser un investissement économique en France : la carte passeport-talent « investisseur économique ».

Le passeport-talent « Investisseur économique » : les avantages

Ce type de carte offre à ses bénéficiaires une plus grande stabilité.

Cette stabilité est notamment permise par la durée de la carte, qui est de 4 années, ce qui permet une bonne intégration de son titulaire en France.

A lire également : comment contester une fermeture administrative liée à l’emploi de salariés étrangers sans titre de séjour

Aussi, le renouvellement facilité en ce qu’il est de plein droit est un avantage important à ce type de carte.

Enfin, cette carte permet à celui qui en bénéficie d’exercer une activité professionnelle, en lien avec le projet d’investissement. De cette façon, le bénéficiaire de la carte n’est pas dans l’obligation d’effectuer des démarches supplémentaires, et cette possibilité renforce ses possibilités d’intégration dans la société française.

Le passeport-talent « Investisseur économique » : les conditions de délivrance

À titre liminaire, ce passeport-talent ne s’adresse qu’à une catégorie particulière d’étrangers : les étrangers porteurs d’un investissement économique direct en France.  Il s’agit d’une condition préalable essentielle. Sans cela, le titre de séjour « Passeport-talent » sera refusé.

La notion d’investissement économique recouvre plusieurs situations. Il peut ainsi s’agir de :

  • La création, la sauvegarde ou l’engagement à créer ou sauvegarder de l’emploi dans les quatre années qui suivent l’investissement sur le territoire français
  • Effectuer ou s’engager à effectuer sur le territoire un investissement en immobilisations corporelles ou incorporelles d’au moins 300 000 euros

En plus de ces conditions spécifiques à l’investissement, l’étranger doit répondre aux conditions habituelles relatives aux cartes de séjour « Talent ».

En tout état de cause, l’investissement peut être direct ou se faire par l’intermédiaire d’une société. Dans cette seconde situation, l’étranger sollicitant la carte doit en être le dirigeant ou détenir au moins 30% du capital.

A lire également : demander l’effacement de son inscription au fichier Schengen (SIS)

Ainsi, la délivrance d’un tel titre est possible, à condition pour le demandeur de prouver qu’il est en possession d’un visa long séjour ou qu’il bénéficie actuellement d’un titre de séjour depuis au moins un an (Art. L.412-1 du CESEDA).

De plus, l’étranger doit démontrer son intégration à la société française en signant et respectant le contrat d’engagement aux principes et valeurs de la République, lors du dépôt de son dossier.

Le passeport-talent « Investisseur économique » : procédure de demande et de renouvellement

Pour une première demande, l’autorité à qui adresser la demande de carte de séjour « talent – investisseur économique » varie selon que l’étranger soit déjà présent sur le territoire français ou non.

Dans le cas où l’étranger ne réside pas en France, la demande doit être adressée aux autorités consulaires françaises.

A lire également : emploi de travailleurs irréguliers : une boulangerie dans le pétrin

Dans le cas où il réside déjà en France, la demande doit être effectuée au préfet du département de résidence.

Pour le renouvellement, ce type de carte de séjour présente l’avantage d’être renouvelée de plein droit, c’est-à-dire sans intervention du pouvoir arbitraire de l’administration, à la condition que les motifs ayant permis la première délivrance de la carte soient encore respectés. Sans cela, l’administration est en droit de refuser le renouvellement.

Par ailleurs, l’administration est en droit d’effectuer des contrôles afin de vérifier que les conditions sont toujours remplies.

Faire une demande de passeport-talent « Investisseur économique »à Paris et en île de France

Pour faire une demande de passeport-talent à Paris et en Ile de France, rien de plus simple.

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A réception de votre demande, un rendez-vous de consultation vous sera immédiatement proposé dans les jours suivants. Ce RDV peut avoir lieu en présentiel au Cabinet situé 94 boulevard Flandrin 75116 Paris, par téléphone ou en visioconférence.

Faire une demande de passeport-talent « Investisseur économique » à Nice et dans le Sud de la France

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EXILAE AVOCATS, des avocats et juristes en droit social et droit des étrangers qui vous accompagnent sur toutes vos problématiques

EXILAE AVOCATS est un Cabinet d’avocats parisien proposant ses services en droit du travail, droit des affaires (commercial, sociétés…) et de droit des étrangers.

Avocats aux barreau de Paris et de Nice, nous vous garantissons, de part notre expérience, un service juridique de grande qualité, une disponibilité impeccable et des honoraires transparents. 

Sur Paris, Maître Grégoire HERVET et son équipe vous accompagne sur toutes vos demandes en droit du travail et droit des étrangers.

Sur Nice, notre Cabinet traite également de toutes vos demandes en droit des étrangers.

Pour obtenir très rapidement un conseil, un rendez-vous et une prise en charge par un avocat en droit des étrangers, vous avez plusieurs options.

Pour un avocat en droit du travail ou un avocat en droit des étranger à Paris, il suffit d’appeler le 01 84 74 87 20 et de prendre rendez vous ou de vous rendre sur notre site internet.

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Comment contester une fermeture administrative liée à l’emploi de salariés étrangers sans titre de séjour

Comment contester une fermeture administrative liée à l’emploi de salariés étrangers sans titre de séjour

La fermeture administrative d’un établissement quel qu’il soit est une sanction particulièrement lourde prise par l’administration et qui peut avoir des conséquences dramatiques, non seulement pour l’employeur, mais aussi pour les salariés concernés.

Celle-ci peut notamment avoir lieu à la suite d’accusations d’infraction aux règles de droit du travail.

En cas de doute ou d’absence de justification réelle de la part de l’administration, il est essentiel de savoir comment réagir et quels recours sont possibles pour contester cette décision rapidement.

Il existe en effet des recours efficaces pour contester et suspendre une fermeture administrative.

À lire également : Embaucher un travailleur étranger

Comment contester une fermeture administrative liée à l’emploi de salariés étrangers sans titre de séjour – les motifs invoqués par l’Administration

Une fermeture administrative peut être la réponse à plusieurs types d’infractions (atteintes à l’ordre public, infractions sanitaires ou environnementales, infractions économiques et financières, infractions liées à la législation sur les stupéfiants ou la prostitution, manquement à la règlementation des établissements recevant du public, mesures exceptionnelles en cas de crise sanitaire ou sécuritaire etc.).

Elle peut aussi être le résultat d’accusations de violation de la législation sur le travail (article L. 8211-1 du Code du travail). Plusieurs motifs peuvent être évoqués par l’administration à ce titre dont les plus courants sont :

  • Le recours au travail dissimulé : l’accusation se base souvent sur l’absence de déclaration d’un employé auprès des organismes sociaux (URSSAF, CPAM etc.). Le travail dissimulé est prohibé par les articles L. 8221-1 à L. 8224-6 du Code du travail. En cas de contrôle, l’autorité administrative (le plus souvent le préfet ou l’inspection du travail) peut ordonner la fermeture temporaire de l’établissement pour une durée maximale de trois mois. L’employeur encourt également des sanctions pénales (amende de 45 000€ et 3 ans d’emprisonnement pour une personne physique, 225 000€ pour une entreprise).
  • L’emploi d’étrangers sans titre de séjour ou sans autorisation de travail : celui-ci est prohibé par les articles L. 8251-1 à L. 8256-8 du Code du travail. Cette infraction peut, elle aussi, entraîner la fermeture administrative de l’établissement pour une durée maximale de trois mois. En sus, l’employeur risque des sanctions pénales allant jusqu’à 15 000€ d’amende par travailleur clandestin et jusqu’à 5 ans d’emprisonnement.
  • La violation des règles de santé et de sécurité au travail ou l’emploi de mineurs : en cas de manquement grave aux normes de sécurité, et notamment dans le cas de conditions de travail dangereuses ou de non-respect des règles d’hygiène, une fermeture administrative immédiate et temporaire peut être ordonnée pour protéger les salariés (article L. 4721-1 et suivants du Code du travail). Il en va de même en cas d’exploitation de mineurs dans des conditions illégales qui peut entraîner la fermeture administrative immédiate d’un établissement en application de l’article L. 4741-1 et suivants du Code du travail.

A lire également : L’emploi de salariés sans papiers est désormais encore plus risqué pour l’employeur

Comment contester une fermeture administrative liée à l’emploi de salariés étrangers sans titre de séjour – le référé suspension

Hors les recours non-contentieux, il peut être nécessaire de passer par un juge pour contester la fermeture administrative d’un établissement ou en limiter ses conséquences. Le recours à un référé peut ainsi permettre de contester rapidement la décision de fermeture administrative. 

En premier lieu, il est à noter qu’il est systématiquement nécessaire de faire précéder le dépôt d’un référé par un recours au fond.

Le recours au fond devant le tribunal administratif : le recours au fond est pertinent si la fermeture manque de fondement légal ou si l’administration n’a pas justifié correctement sa décision. Il sera ainsi possible de contester des points comme :

  • L’absence de justification adéquate : si l’administration n’a pas motivé correctement sa décision ou a omis des éléments importants, cela peut être un motif pour annuler la fermeture (article L. 211-2 du Code des relations entre le public et l’administration).
  • L’existence d’une erreur de droit ou de fait : si l’administration a pris sa décision sur des bases incorrectes il est possible de contester la décision de fermeture pour erreur de fait. Ce peut être le cas si l’administration a décidé la fermeture administrative d’un établissement alors que celui-ci était contrôlé pour la première fois pour emploi de personnes en situation irrégulière. C’est en effet la répétition et la gravité des faits constatés qui permettent de justifier une fermeture administrative (TA Cergy-Pontoise, 8e ch., 14 oct. 2024, n° 2214239, CAA Nantes, 10 janvier 2020, n° 18NT02580)
  • L’erreur manifeste d’appréciation : une fermeture administrative peut être annulée dans le cas où l’administration aurait ignoré des éléments clés de la situation personnelle du requérant notamment les graves conséquences que pourrait entraîner une fermeture administrative sur l’équilibre financier de ce dernier (CE, 28 octobre 2011, SARL PCRL Exploitation, req. n°353533).

Le référé suspension, un recours d’urgence largement utilisé : si la fermeture met en péril l’activité immédiate de l’établissement (ex : risque d’atteintes à des aliments périssables en cas de fermeture d’une supérette etc.), le recours en référé suspension permet de suspendre la décision le temps que le tribunal statue sur le fond.

Ce recours est utile pour obtenir une réponse rapide et éviter des conséquences économiques trop lourdes. Il peut être engagé si :

  • L’urgence est avérée : si l’entreprise se trouve dans une situation où la fermeture cause un préjudice majeur, des conséquences économiques difficilement réparable ou menace sérieusement son équilibre financier, l’urgence pourra être reconnue (CE, 28 octobre 2011, SARL PCRL Exploitation, req. n°353533 et CE, 8 avril 2016, Société Élysées Restauration, req. n°398476)
  • Il existe un doute sérieux sur la légalité de la décision : si la décision de fermeture paraît illégale, un référé suspension peut permettre de suspendre temporairement la mesure (article L. 521-1 du Code de justice administrative).

Les autres types de référés : il est possible d’avoir recours à d’autres types de référé tel que le référé liberté ou le référé mesures utiles en cas de fermeture administrative et en fonction des situations :

  • Le référé liberté : (article L. 521-2 du Code de justice administrative) il faut idéalement y recourir dans les 48h après la fermeture sous peine de voir le juge refuser de caractériser l’urgence. L’urgence doit être extrême et il doit exister une atteinte grave à une liberté fondamentale. En cas d’urgence absolue, ce recours peut être efficace car il peut permettre la levée dans les 48h de la fermeture administrative. Cependant il est difficile à mettre en œuvre.
  • Le référé mesures utiles : (article L. 521-3 du Code de justice administrative) l’urgence est moins difficile à caractériser et il est seulement nécessaire de prouver la nécessité de la mise en œuvre d’une mesure conservatoire telle que la nécessité d’accéder aux locaux par exemple. Ce référé peut être mis en œuvre dès que nécessaire, le juge tranchant l’affaire en quelques jours à un mois. Il est utile pour des situations spécifiques car il peut permettre de continuer à effectuer certaines actions malgré la fermeture administrative.

Dans tous les cas, il est conseillé de ne pas laisser courir un arrêté de fermeture administrative sans le contester car en cas de récidive de manquements au droit du travail (travail dissimulé, emploi d’étrangers sans titre, mise en danger des salariés), la fermeture peut être prolongée ou devenir définitive par décision de justice.

Dans certains cas, la dissolution de l’entreprise peut même être prononcée.

Comment contester une fermeture administrative liée à l’emploi de salariés étrangers sans titre de séjour – maximiser ses chances de succès

Pour contester efficacement une fermeture administrative et malgré l’urgence de la situation, une préparation minutieuse du recours est indispensable. Voici quelques éléments clés à prendre en compte :

  • Rassembler toutes les preuves nécessaires : il est nécessaire d’inclure tous les éléments démontrant le respect de ses obligations par l’employeur : régularité des conditions de travail, de l’emploi des travailleurs étrangers et des obligations fiscales et sociales etc.
  • Examiner la justification de la fermeture administrative : si l’administration n’a pas suffisamment motivé sa décision, cela peut être un argument central pour obtenir son annulation.
  • Être réactif : en cas de fermeture administrative, agir rapidement est crucial, notamment pour les recours en référé, qui doivent être introduits dans des délais courts voire très courts.

La fermeture administrative pour infraction aux règles sur le travail peut paraître sévère, mais elle n’est pas irrévocable.

Plusieurs recours existent pour la contester efficacement.

En agissant rapidement, en préparant un dossier solide et en s’entourant des bons conseils, il est possible de mettre toutes les chances de son côté pour faire annuler cette décision et continuer à exercer son activité.

Contester une fermeture administrative liée à l’emploi de salariés étrangers sans titre de séjour à Paris et en île de France

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