DÉFILEZ VERS LE BAS

Naturalisation par décret en 2026 : B2 et examen civique — la ligne de Bruno Retailleau

Image d'une femme venant d'acquérir la nationalité française par naturalisation par décret

Les délais de recours de l’assignation à résidence (CESEDA) : durée, obligations, droits (guide 2025)

Auteur : Ted Eytan

Fondement AssignationArticle CESEDADélai pour introduire le recoursDélai pour juger
Assignation fondée sur 1 à 5 de l’article L.731-1L. 921-17 jours15 jours
Assignation fondée sur 6 à 8 de l’article L. 731-1 et 731-3R. 421-1 CRPA2 mois
Assignation fondée sur l’article L. 731-3*R. 421-1 CRPA2 mois

TYPE d’OQTFArticle CESEDADélai pour introduire le recoursDélai pour juger
OQTF* L. 911-11 mois6 mois
OQTF* et Assignation à résidenceL. 921-17 jours15 jours
OQTF* et rétentionL. 921-248 heures96 heures
OQTF* puis assignation à résidence en cours d’instanceL. 921-3 15 jours
OQTF* puis rétention en cours d’instanceL. 921-4 144 heures

Intégration et naturalisation en 2026 : titres de séjour, cartes pluriannuelles et cartes de résident

À tout moment de la procédure, le préfet chargé de l’instruction pourra déclarer l’irrecevabilité de la demande, sans qu’il soit besoin de convoquer la personne à un entretien.

Cartes « talent », carte bleue européenne, professions réglementées — ce que change le décret n° 2025-539 du 13 juin 2025   

Cartes « talent », carte bleue européenne, professions réglementées — ce que change le décret n° 2025-539 du 13 juin 2025   

Le décret n° 2025-539 du 13 juin 2025 ajuste en profondeur le régime des cartes “talent”, encadre des délais de décision (90 jours pour “Talent – Carte bleue européenne”, 30 jours dans certains cas de mobilité intra-UE) et confie au préfet un contrôle renforcé des professions réglementées

Ce décret a pour objectif principal de concrétiser les dispositions de la loi Immigration du 26 janvier 2024 et aligne le droit français sur la directive (UE) 2021/1883 relative à l’emploi hautement qualifié. Finalité : accélérer l’instruction des dossiers, sécuriser les mobilités intra-UE des titulaires de carte bleue européenne, et fiabiliser le contrôle des conditions d’accès aux professions réglementées.

Il apporte quelques évolutions notables concernant l’ensemble des titres de séjour. 

Le “passeport talent” devient “talent” (ex. Talent – salarié qualifiéTalent – porteur de projet). Par ailleurs, le décret vient concrétiser la création d’une carte “Talent – profession médicale de la pharmacie”. Elles ont une durée de validité maximale de 4 ans, valant visa long séjour

  • “Talent – Carte bleue européenne” (et Talent – famille) : les autorités administratives sont dans l’obligation de notifier le sens de la décision au plus tard à J+90 après dépôt complet (R.421-23 CESEDA). Auparavant, un silence 90 jours valait rejet implicite. 

  • Mobilité intra-UE (déjà titulaire d’une Carte Bleue Européenne délivrée par un autre État) : notification à l’intéressé ET à l’État membre ayant délivré la première carte dans les 30 jours après dépôt complet
  • CBE en mobilité (qui résident depuis au moins 18 mois dans un autre pays de l’Union) : délivrance d’une autorisation provisoire de séjour (APSouvrant droit au travail. Cette carte doit impérativement être délivrée au plus tard J+30 après la demande complète.

Ce dernier point est une évolution majeure qui va permettre aux étrangers d’assurer une continuité de leur emploi dans le cadre d’une mobilité salariale, ce qui est essentiel.

A travers le Décret, le préfet vérifie désormais lui-même le respect des conditions d’exercice des professions réglementées pour les cartes “talent”, via le nouvel article R.421-15-1 

Les attentes : contrôles plus systématiques et pièces probantes à fournir par le demandeur. 

Par définition, une profession réglementée est un métier qui exige, pour être exercé, la délivrance d’un diplôme spécifique. 

Jusqu’alors, cette condition majeure devait être contrôlée par les services de la main d’œuvre étrangère, afin d’éviter toute fraude ou abus. 

Mais malgré une compétence exclusive, ces vérifications étaient particulièrement souples, voire inexistantes. Il était relativement simple d’obtenir des autorisations de travail pour ces professions sans que les conditions soient effectivement remplies. 

Pour les dossiers incomplets : obligation faite aux préfectures de demander les pièces manquantes dans un délai raisonnable (tous titres).

Objectif : réduire les rejets pour pièces manquantes. Toutefois, au regard de la saturation des services préfectoraux, il reste à voir comment cette nouvelle obligation sera mise en œuvre de manière effective.

  • Anticiper la preuve de complétude du dossier (le J0 des délais court à réception d’un dossier complet).
  • Mobilité CBE : préparer contrat/offrequalifications et preuve de résidence dans l’État d’origine ; viser l’APS travail sous 30 jours
  • Professions réglementées : réunir diplômeéquivalencesinscription ordinale (le cas échéant), autorisation d’exercice. Il faut s’attendre à des vérifications renforcées.
  • Synchroniser le calendrier d’embauche avec les nouveaux délais CESEDA (90 j / 30 j).
  • Sécuriser les profils réglementés : vérifier en amont les conditions d’exercice (ordre, autorisations, niveau linguistique).
  • Continuité d’activité : utiliser l’APS pour éviter les ruptures de contrat lors des mobilités intra-UE

Vous pouvez également lire l’article : La taxe pour l’embauche d’un salarié étranger (ex-taxe OFII)

  • Quand saurais-je si mon dossier “Talent – CBE” est accepté ?
    Au plus tard 90 jours après dépôt complet, l’administration doit notifier le sens de sa décision (R.421-23).  
  • Je viens d’un autre État membre avec une CBE : quels délais ?
    La préfecture notifie sous 30 jours à vous et à l’État d’origine ; vous devez recevoir une APS ouvrant droit au travail au plus tard J+30 après demande complète.
  • Qu’est-ce qui change pour les professions médicales/pharmacie ?
    Une carte “Talent – profession médicale de la pharmacie” (jusqu’à 4 ans) est créée ; contrôle préfectoral renforcé des conditions d’exercice.
  • Le contrôle des professions réglementées est-il plus strict ?
    Oui. L’article R.421-15-1 confie au préfet la vérification des conditions d’exercice ; attendez-vous à des demandes de pièces plus complètes.

Vous préparez un dossier Talent ou Carte bleue européenne ? Anticipez les 90/30 jours et sécurisez vos pièces.

Contactez Exilae Avocats pour un audit de complétude et un calendrier d’instruction aligné sur vos objectifs.

Pour nous contacter à Paris ou en Île-de-France :

📩 contact@exilae.fr
📞 01.84.74.87.20
📍 94 boulevard Flandrin, 75116 Paris

EXILAE AVOCATS vous accompagne en droit du travail et droit des étrangers avec expertise et réactivité.

 OQTF : tout savoir sur les délais de recours 

 OQTF : tout savoir sur les délais de recours 

Vous venez de recevoir une OQTF et vous ne savez pas par où commencer ? 

Vous êtes au bon endroit ! 

Nous allons vous expliquer cette mesure afin que vous puissiez tout savoir sur les délais de recours.

D’abord, l’OQTF est une décision du préfet obligeant un étranger à quitter la France. Elle peut être assortie d’un délai de départ volontaire (DDV), d’une interdiction de retour sur le territoire français (IRTF), d’une assignation à résidence ou d’une rétention. 

Ensuite, la mesure est valable 3 ans : une OQTF prise en 2023 peut être exécutée jusqu’en 2026 (référence : avis de la Cour de cassation du 20/11/2024, n° 24-70.005)

Enfin, les délais de recours varient selon la situation (1 mois, 7 jours, 48 h, etc.). Voir le tableau ci-dessous

Une obligation de quitter le territoire français (OQTF) est une décision administrative par laquelle le préfet enjoint à un étranger de quitter la France. Elle doit être motivée et préciser notamment le pays de renvoi.

L’OQTF vaut pendant 3 ans. Ainsi, les OQTF notifiées depuis 2023 peuvent être exécutées jusqu’en 2026. Pendant cette période, une assignation à résidence ou un placement en rétention peuvent être fondés sur une OQTF antérieure.

Le Code de l’Entrée et du Séjour des Étrangers et du Droit d’Asile (CESEDA) prévoit plusieurs cas ouvrant la voie à une OQTF. Par exemple :

  • Vous êtes entrez irrégulièrement sur le territoire et êtes restés sans titre de séjour en cours de validité.
  • Vous êtes entrez régulièrement avec un visa. MAIS vous êtes restés sur le territoire au-delà du temps imparti (3 mois) sans titre de séjour ou, le cas échéant, sans demande de renouvellement du titre de séjour temporaire ou pluriannuel.
  • Vous avez reçu un refus de délivrance/renouvellement/retrait d’un titre de séjour ou d’une autorisation provisoire de séjour ;
  • Vous avez reçu un refus définitif de la qualité de réfugié/protection subsidiaire ou absence de droit au maintien. Dans le cas présent, vous ne bénéficiez plus du droit de se maintenir sur le territoire français car il n’y a pas eu recours contre la décision ou la cour nationale du droit d’asile a refusé la demande (articles L. 542-1 et L. 542-2). 
  • Vous constituez une menace pour l’ordre public ;
  • Vous résidez irrégulièrement en France depuis plus de trois moisDurant cette période vous n’avez pas demandé d’autorisation de travail et/ou n’avez pas délivré un certificat médical pour exercer votre métier. Ainsi, vous avez ignoré les dispositions de l’article L. 5221-5 du code du travail. 
  • Lorsqu’une demande de séjour est réalisée à la suite d’un rejet de la demande d’asile, la décision portant obligation de quitter le territoire français peut être prise sur le fondement du refus définitif évoqué au point 4.

Toutefois, un mineur ne peut pas faire l’objet d’une OQTF.

    Le préfet accorde ou non un délai de 30 jours. Il peut refuser ce délai en cas de :

  • Menace à l’ordre public
  • Fraude ou demande manifestement infondée
  • Risque de fuite

L’IRTF peut être prononcée notamment :

  • Si vous êtes restés au-delà de 30 jours d’une OQTF
  • Si aucun délai de départ volontaire ne vous est octroyé 
  • Si vous faites l’objet d’une OQTF (à l’appréciation de la préfecture)
  • Si vous représentez une menace à l’ordre public 
  • Si vous n’avez pas exécuté une précédente OQTF

Le préfet peut vous assigner à résidence ou vous placer en centre de rétention en vue de l’éloignement. (Un article dédié traitera ces deux régimes en détail).

  • OQTF avec DDV 30 jours : départ dans les 30 jours suivant la notification
  • OQTF sans DDV : départ dans les plus brefs délais 
  • OQTF + IRTF : interdiction de revenir pendant la durée fixée par l’arrêté.
  • OQTF + assignation à résidence : assignation au domicile en attendant l’éloignement.
  • OQTF + rétention : placement en centre de rétention dans l’attente de l’éloignement.

Attention : les délais sont très courts. Chaque OQTF doit être contestée devant le tribunal administratif dont votre domicile dépend

Type d’OQTFBase CESEDADélai pour déposer le recoursDélai pour juger
OQTF (avec/sans DDV, avec/sans IRTF)L.911-11 mois6 mois
OQTF + assignation à résidenceL.921-17 jours15 jours
OQTF + rétentionL.921-248 heures96 heures
OQTF puis assignation en cours d’instanceL.921-315 jours
OQTF puis rétention en cours d’instanceL.921-4144 heures

Pour nous contacter à Paris ou en Île-de-France, contactez EXILAE Avocats :

📩 contact@exilae.fr
📞 01.84.74.87.20
📍 94 boulevard Flandrin, 75116 Paris

L’insertion professionnelle des étrangers : ce que change la circulaire du 26 juin 2025

L’insertion professionnelle des étrangers : ce que change la circulaire du 26 juin 2025

Si vous êtes déjà en situation régulière sur le territoire, et que vous êtes à la recherche d’un emploi : cette circulaire est faite pour vous. 

En effet, l’objectif est de faciliter l’insertion professionnelle des étrangers grâce au financement des formations via France Travail et à la mobilisation des entreprises dans les secteurs en tension.

À lire également : les métiers en tension : tout ce qui change à compter du 22 mai 2025

Cette circulaire s’inscrit dans la continuité de la circulaire du 30 avril 2025 du ministre de l’Intérieur portant priorités pour 2025 de la politique d’intégration des étrangers primo-arrivants, dont les personnes réfugiées, publiée le 9 mai 2025.

Aussi, elle vise à aider les entreprises rencontrant des difficultés de recrutement, conformément à l’arrêté du 21 mai 2025 fixant la liste des métiers et zones géographiques caractérisés par de telles difficultés. L’article en application ici est l’article L. 414-13 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Pour accélérer l’insertion professionnelle des étrangers en situation régulière, la réforme recentre l’effort sur plusieurs leviers complémentaires.

Les mesures clés pour les candidats

  • Langue française : un prérequis renforcé

À compter du 1ᵉʳ janvier 2026, la maîtrise de la langue devient un prérequis pour les cartes de séjour pluriannuelles et cartes de résident. La corrélation entre les formations linguistiques et les formations professionnelles vous permettra d’être déjà familiarisé avec le vocabulaire propre au métier que vous exercerez.

  • Financement et accès aux formations

Ces formations seront prises en charge par France Travail, dès la signature du contrat d’intégration républicaine. Il vous sera demandé un niveau de langue proche du niveau A2 (notions élémentaires, usuelles). Il sera également possible d’accéder à ces formations si vous êtes à la recherche d’un emploi dans un secteur en tension. 

  • Reconnaissance des compétences

L’équivalence des diplômes des étrangers comme la valorisation des acquis de l’expérience sera favorisée pour faciliter l’accès à l’emploi. 

Par conséquent, les formations que vous avez effectuées à l’étranger, ainsi que l’expérience que vous avez acquise en France pourront vous être utiles pour trouver des métiers qualifiés.

À lire également : le retrait des cartes de résident

Mobilisation des entreprises

  • La loi du CIAI du 26/01/2024 permet déjà d’ouvrir l’accès aux formations OFII sur le temps de travail et d’utiliser le Compte Personnel de Formation (CPF). En outre, les entreprises peuvent également proposer des formations internes pour atteindre les niveaux requis en français.
  • 25 000+ personnes formées, notamment en sécurité privée. Des job-datings ont été organisés avec les sociétés choisies pour le maintien de la sécurité durant les JO de Paris.
  • La concertation entre les formations et les entreprises dans les secteurs en tension sera développée pour les fédérations professionnelles des secteurs les plus en difficulté de recrutement.

Les différentes régions disposent d’outils facilitant l’accès à l’emploi des étrangers au chômage.

A lire également : embaucher un travailleur étranger

 Contrats territoriaux d’accueil et d’intégration (CTAI) 

Ils permettent d’identifier les besoins d’accès aux soins, au logement, à l’emploi, à la formation linguistique, aux offres sportives et culturelles.  Les collectivités ayant établi ces CTAI sont : Ile-de-France (Grand Paris Sud et Gennevilliers) et PACA (Marseille).

Opérateur AGIR 

ll s’agit d’un accompagnement spécialisé et individualisé pour les personnes réfugiées sur une période de 24 mois. Vous devez faire la demande à l’OFII, ou auprès d’un dispositif d’accompagnement (CADA, SPADA, SIAO). 

  • France Terre d’asile : Paris (75), en Seine-Saint-Denis(93), les Hauts-de-Seine (92), et la Seine-et-Marne (77). 
  • Groupe SOS Solidarités : Val-de-Marne (94) et dans les Alpes Maritimes (06).
  • Coallia : Val-d’Oise (95), l’Essonne (91), et les Yvelines (78)

Pactes locaux des solidarités

 Il s’agit d’un contrat local entre l’Etat et les collectivités pour lutter contre la pauvreté pendant 4 ans. 

Pactes régionaux d’investissement dans les compétences 

Le but est d’adapter les formations aux besoins des entreprises

Les dispositifs d’insertion par l’activité économique

Il s’agit de dispositifs permettant aux personnes sans emploi depuis plus de 24 mois d’avoir un contrat de travail. 

L’annexe à la circulaire recense des bonnes pratiques réalisées dans plusieurs régions.
On peut noter à cet effet des rencontres entre chefs d’entreprises et étrangers primo-arrivants, ou des guides à destination des employeurs (Exemple : Guide à destination des employeurs dans le cadre de son plan « viticulture »).

Pour l’Ile de France, un tableau recensant les actions initiées dans le prolongement des Jeux Olympiques de Paris 2024 sera mis à jour. Il visera à établir la liste des formations proposées débouchant sur des emplois dans les secteurs en tension.

Pour les candidats (étrangers en situation régulière)

  1. Signer le CIR et demander l’orientation France Travail vers un parcours FLE + métier.
  2. Préparer diplômes / preuves d’expérience pour équivalence & VAE.
  3. Viser un secteur en tension de votre région et suivre un module lexique métier
  4. Réaliser des job-datings et intégrer des parcours en entreprise (sécurité, etc.).
  5. Si réfugié, solliciter AGIR via OFII/CADA/SPADA/SIAO.

Pour les employeurs (secteurs en tension)

  1. Identifier les postes éligibles (arrêté métiers/zones en tension)
  2. Mettre en place un parcours FLE contextualisé (OFII/CPF/formation interne)
  3. Co-construire avec France Travail des sessions de formation dédiées.
  4. Participer à des job-datings ciblés et s’inscrire dans les fédérations pertinentes.
  5. Se brancher aux dispositifs territoriaux (CTAI, PRIC, IAE)

En somme, plusieurs outils sont mis en place dès l’obtention du titre de séjour. Ainsi, si vous voulez profiter des différents accompagnements, il faut l’indiquer dès la signature de votre contrat d’intégration républicaine. Par ailleurs, il faudra faire une veille sur les différentes actions menées sur votre territoire. 

A cet effet, nous vous conseillons de regarder la liste des métiers en tension dans votre région. 

Pour nous contacter à Paris ou en Île-de-France, contactez EXILAE Avocats : 📩 contact@exilae.fr
📞 01.84.74.87.20
📍 94 boulevard Flandrin, 75116 Paris

EXILAE AVOCATS vous accompagne en droit du travail et droit des étrangers avec expertise et réactivité.

Quels droits de séjours pour les membres de famille d’un Citoyen de l’Union européenne ?

Quels droits de séjours pour les membres de famille d’un Citoyen de l’Union européenne ?

La citoyenneté européenne est le fait d’être le ressortissant d’un des 27 pays de l’Union européenne.

C’est une citoyenneté de superposition, qui se superpose à la citoyenneté nationale de la personne.

Toutefois, bien qu’elle soit de superposition, cette citoyenneté est un des éléments les plus importants de l’Union européenne, puisque c’est elle qui permet l’exercice de nombreux droits uniques. Elle est le statut fondamental des ressortissants européens.

A lire également : Métiers en tension : tout ce qui change à compter du 22 mai 2025

Parmi ces droits, le plus connu est sans aucun doute la faculté de circuler librement entre les États de l’Union et par conséquent de bénéficier de droits de séjours dans ces derniers.

Le citoyen de l’Union bénéficie ainsi d’un séjour inconditionnel de moins de trois mois, d’un droit de séjour de trois mois à cinq ans sous réserve de présenter une assurance maladie complète et des ressources suffisantes et d’un droit de séjour permanent lorsqu’il a résidé légalement dans le pays d’accueil pendant 5 ans.

Mais ces avantages découlant de la citoyenneté de l’Union européenne bénéficient également aux membres de familles des citoyens de l’Union européenne.

Citoyenneté européenne et membres de famille

Cette citoyenneté, inscrite dans les traités fondateurs de l’Union européenne (Art. 20 TFUE), est si importante, que tout est mis en œuvre afin de favoriser l’exercice des droits qui y sont attachés.

C’est notamment pour cette raison que les membres de famille d’un citoyen européen bénéficient, sous certaines conditions, des mêmes droits de libre circulation et de séjour que le citoyen lui-même, quand bien même ils seraient ressortissants d’un État tiers (État hors Union européenne).

Dans quels cas les membres de familles d’un citoyen de l’Union jouissent-ils des mêmes droits de séjour ?

Cette question est principalement réglée par un texte : la directive 2004/38.

Les conditions d’application de la Directive 2004/38 :

Premièrement, le citoyen de l’Union européenne doit avoir exercé son droit de libre circulation.

Concrètement, le ressortissant européen doit avoir quitté son État de nationalité (par exemple la France), pour rejoindre un autre État européen (par exemple l’Espagne). Sans cette mobilité, la directive ne s’appliquera pas.

Secondement, si le citoyen a exercé son droit de libre-circulation, encore faut-il que le proche en question corresponde aux « membres de familles » au sens de la Directive.

En effet, tous les proches des citoyens ne sont pas considérés comme des membres de familles.

La Directive fait une distinction entre les membres de famille « directs » et les autres membres de famille. Seuls les premiers bénéficient d’un droit automatique au séjour comme les citoyens de l’Union européenne.

A lire également : Les obligations de quitter le territoire à l’encontre des citoyens de l’Union européenne

Il s’agit du conjoint, du partenaire de PACS, des descendants directs qui sont âgés de moins de vingt-et-un ans ou qui sont à charge, et les descendants directs du conjoint ou du partenaire ainsi que des ascendants directs à charge et ceux du conjoint ou du partenaire.

Les «  autres membres de famille » ne bénéficieront pas d’un droit de séjour automatique, mais l’État d’accueil du ressortissant européen devra notamment favoriser autant que possible la délivrance d’un droit de séjour afin de ne pas compromettre l’exercice du droit de séjour du citoyen européen. Pour la France, cela se traduit par la délivrance d’un visa gratuit.

Si ces conditions d’application sont remplies, alors le membre de famille direct pourra, sous réserve de remplir les critères, jouir lui aussi d’un droit de séjour.

Les critères à remplir pour que le membre de famille direct bénéficie d’un droit de séjour :

La directive prévoit que les ressortissants d’États tiers, membres de famille d’un citoyen européen, bénéficient des mêmes droits de séjour que leur proche, à condition qu’ils remplissent les conditions relatives au séjour, à savoir :

  • Pour les séjours de moins de trois mois : présenter un document d’identité
  • Pour les séjours entre trois mois et cinq ans : bénéficier de ressources suffisantes, avoir une assurance maladie complète et accompagner ou rejoindre un citoyen de l’Union qui remplit lui-même les conditions évoquées
  • Pour les séjours de plus de cinq ans : avoir résidé légalement pendant cinq ans sur le territoire en compagnie d’un citoyen européen qui lui aussi a séjourné légalement pendant cinq ans

Concernant la France, ces critères ont été repris directement dans le CESEDA.

Le droit de séjour en lui-même :

Pour les membres de famille directs et dès lors qu’ils souhaitent rester plus de trois mois sur le territoire de l’État d’accueil du citoyen européen, cet État est dans l’obligation de leur délivrer une carte de séjour.

En France, cette carte doit être demandée dans les 3 mois suivant l’entrée sur le territoire. Dans un délai de six mois maximum, l’État leur délivrera une carte de séjour mention « Membre de la famille d’un citoyen de l’Union ».

A lire également : Admission exceptionnelle au séjour et tests préfectoraux d’intégration

En principe, cette carte de séjour vaut pour cinq ans et reste valide à condition de ne pas avoir des absences du territoire pendant plus de six mois par an.

Naturellement, lorsque le droit de séjour de moins de cinq ans du citoyen européen prend fin, celui du membre de famille se termine également (sauf en cas de divorce ou décès du citoyen de l’Union européenne).

Enfin, lorsque le membre de famille est resté sur le territoire légalement pendant une durée de cinq ans, tout comme le citoyen de l’Union, il bénéficiera alors d’un droit de séjour permanent et se verra délivrer une carte de séjour de dix ans, renouvelable de plein droit.

Ces cartes de séjour, qu’elles correspondent à un droit de séjour permanent ou entre trois mois et cinq ans, permettent à son titulaire de travailler et aux enfants d’être scolarisés.

Quels droits de séjours pour les membres de famille d’un Citoyen de l’Union européenne : cas particuliers

Comme évoqué, ces droits de séjour ne valent qu’à la condition que les critères d’application de la directive 2004/38 soient remplis.

Mais que se passe-t-il lorsque ce n’est pas le cas ?

Les cas des parents ressortissants d’États tiers d’un enfant citoyen de l’Union :

Ces membres de familles ne sont pas considérés comme des membres de famille directs au sens de la Directive 2004/38.

Pour autant, ils ne doivent pas non plus être considérés comme des « autres membres de famille » conformément à cette même directive.

Ils bénéficient d’un statut particulier.

En effet, la Jurisprudence a précisé que les citoyens de l’Union mineurs, bien qu’ils ne puissent décider eux-mêmes d’un lieu de résidence ou d’une destination de voyage, doivent jouir pleinement des droits relatifs à la citoyenneté européenne. Or, les décisions relatives à la libre circulation, pour un mineur, sont prises par ses parents. Ainsi, ne pas leur accorder un droit de séjour automatique sur le fondement de la Directive 2004/38 priverait le mineur de l’exercice effectif des droits issus de sa citoyenneté européenne.

A lire également : Le changement d’employeur et la perte d’emploi lors du renouvellement du titre de séjour « salarié »

C’est pour cela que la Cour de Justice estime que lorsque l’enfant a exercé son droit à la libre circulation, ses parents doivent se voir reconnaître un droit de séjour automatique comme un membre de famille direct, bien qu’ils ne soient pas mentionnés comme tel dans la directive 2004/38. Ils devront toutefois remplir les conditions liées aux différents séjours, comme les membres de famille directs.

Le cas où le citoyen européen n’a pas utilisé son droit à la libre circulation :

Lorsque le citoyen européen n’a jamais exercé son droit à la libre circulation, la Directive 2004/38 ne peut pas s’appliquer, et par conséquent ses proches ne peuvent bénéficier d’un droit de séjour sur le fondement de ce texte.

Pour autant, cela ne prive pas totalement le citoyen européen de la possibilité d’avoir ses proches près de lui, puisque la Cour de Justice de l’Union européenne estime que des ressortissants d’États tiers peuvent malgré tout bénéficier d’un droit de séjour, sur la base de l’article 20 TFUE cette fois (article relatif à la citoyenneté européenne).

Ce droit a notamment été reconnu lorsque refuser d’accorder un droit de séjour au membre de la famille du citoyen priverait ce dernier de la jouissance effective des droits attachés à sa citoyenneté, en raison du grand lien de dépendance qui existe entre lui et son membre de famille.

C’est par exemple le cas lorsque le refus oblige le citoyen a quitté le territoire de l’Union européenne pour se rendre dans un État tiers afin de s’occuper d’un membre de famille gravement malade et isolé.

A lire également : Naturalisation française : comprendre la condition de stage, ses réductions et ses suppressions

Cette hypothèse est particulièrement utile s’agissant des parents ressortissants d’États tiers d’enfants mineurs citoyens européens qui n’ont jamais exercé leur liberté de circulation et qui ne peuvent donc bénéficier de la Directive 2004/38.

En effet, un mineur n’est généralement pas capable de vivre une existence indépendante de sa famille. Par conséquent et à condition que le parent assume la garde effective de l’enfant et qu’il existe un lien de dépendance affective, effectif et financier entre eux, le parent doit se voir reconnaître un droit de séjour dérivé sur le fondement de l’article 20 TFUE, si le refus venait à obliger l’enfant à quitter le territoire de l’Union.

Pour résumer

Type de membres de familleCondition d’applicationDroit de séjour
Famille directeDirective 2004/38Automatique
Autres membres de familleDirective 2004/38Favorisé
Parent d’un enfant mineur avec exercice de la libre-circulationJurisprudenceDérivé et automatique
Parent d’un enfant mineur sans mobilitéJurisprudence et article 20 TFUEDérivé et soumis à un lien de dépendance

Besoin d’un accompagnement juridique ?

Pour nous contacter à Paris ou en Île-de-France, contactez EXILAE Avocats : 📩 contact@exilae.fr
📞 01.84.74.87.20
📍 94 boulevard Flandrin, 75116 Paris

Pour Nice et le Sud de la France, contactez Madame Khouloud DHAYA : 📩 contact@exilae.fr
📞 06.21.39.76.83
📍 22 rue de l’Hôtel des Postes, 06300 Nice

EXILAE AVOCATS vous accompagne en droit du travail et droit des étrangers avec expertise et réactivité.

Métiers en tension : tout ce qui change à compter du 22 mai 2025

Métiers en tension : tout ce qui change à compter du 22 mai 2025

L’arrêté du 21 mai 2025 fixant la liste des métiers et zones géographiques caractérisés par des difficultés de recrutement en application de l’article L. 414-13 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile a été publié le 21 mai 2025 au Journal Officiel.

Métiers en tension : tout ce qui change à compter du 22 mai 2025 – définition et objectifs

Pour rappel, les métiers en tension sont des professions pour lesquelles la demande de main-d’œuvre excède le nombre de candidats disponibles ou qualifiés.

A lire également : L’admission exceptionnelle au séjour (AES) depuis le 23 janvier 2025

Ces métiers jouent un rôle important pour les étrangers qui souhaitent travailler et/ou bénéficier d’un titre de séjour.

Métiers en tension : tout ce qui change à compter du 22 mai 2025 – la procédure à suivre

En comparaison à la procédure de régularisation classique, la régularisation au titre des métiers en tension présente de nombreux avantages.

Tout d’abord, les types de contrats susceptibles d’être pris en compte sont plus nombreux.

La régularisation par le travail classique exige que le l’étranger fournisse un contrat à durée déterminée ou indéterminée tandis que pour la régularisation au titre des métiers en tension, l’étranger peut présenter un contrat de mission d’intérim, en plus d’un CDD ou CDI. Par ailleurs, le fait que le contrat ne soit pas à temps plein ou que l’étranger soit en situation de multi-emplois n’est pas un problème pour la régularisation par les métiers en tension.

La durée de résidence demandée est également assouplie. Alors que l’étranger doit avoir résidé pendant 5 ans en France pour bénéficier de la régularisation par le travail, l’étranger qui demande la régularisation au titre des métiers en tension doit justifier de 3 ans de présence continue sur le territoire.

Concernant les preuves de travail à fournir, là encore la régularisation au titre des métiers en tension est particulièrement avantageuse. Elle exige de fournir la preuve d’une activité dans un métier en tension pendant au moins 12 mois, consécutif ou non, sur les 24 derniers mois. Concernant la procédure classique de régularisation classique, c’est 30 mois de preuves de travail sur les 5 dernières années qui doivent être apportées par l’étranger.

A lire également : Le changement d’employeur et la perte d’emploi lors du renouvellement du titre de séjour « salarié »

Enfin, à la différence de la procédure de régularisation classique, les métiers en tension offrent une plus grande liberté à l’étranger qui n’est plus contraint par le soutien obligatoire de l’employeur et l’obtention de documents signés de sa main.

La régularisation au titre des métiers en tension se fait sans l’intervention de l’employeur : l’étranger n’est plus dépendant du bon vouloir de celui-ci.

Pour toutes ces raisons, la régularisation au titre des métiers en tension est une procédure particulièrement avantageuse pour les étrangers.

Elle est d’autant plus importante que la Circulaire « Retailleau » du 23 janvier 2025 demande aux préfets de privilégier la régularisation au titre des métiers en tension, au détriment des autres professions.

Métiers en tension : tout ce qui change à compter du 22 mai 2025 – le point en Ile-de-France

En île de France, il est notamment attendu l’ajout de nouvelles professions particulièrement visées par les étrangers en France, comme « cuisinier », « ouvriers non-qualifiés du second œuvre du bâtiment », « employés de maison et personnels de ménage ».

Il est également possible de constater la disparition de certaines professions en Île de France au titre des métiers en tension, comme « Bouchers », « Charcutier-traiteur » ou « Autre professionnel paramédical ».

Professions sortant de la liste des métiers en tensionProfessions entrant dans la liste des métiers en tension
Autres professionnels paramédicauxAgriculteurs salariés
Charcutiers, traiteursAides à domicile et aides ménagères
GéomètresAides-soignants
Ingénieurs et cadres des télécommunicationsCarrossiers automobiles
Monteurs, ajusteurs et autre ouvriers qualifiés de la mécaniqueCouvreurs
Pilotes d’installation lourde des industries de transformationCuisiniers
Technicien des assurancesÉleveurs salariés
Technicien d’étude et de développement en informatiqueEmployés de l’hôtellerie
Technicien en mécanique et travail des métauxEmployés de maison / personnels de ménage
BoucherIngénieurs des méthodes de production, du contrôle qualité
 Maraîchers, horticulteurs salariés
 Ouvriers non qualifiés de l’électricité et de l’électronique
 Ouvriers non qualifiés des industries agroalimentaires
 Ouvriers non qualifiés du second œuvre du bâtiment
 Ouvriers non qualifiés travaillant par enlèvement ou formage du métal
 Ouvriers qualifiés de la peinture et de la finition du bâtiment
 Responsables logistiques (non-cadres)
 Technicien des transports et du tourisme
 Techniciens experts
 Tuyauteurs
 Viticulteurs, arboriculteurs salariés

Les autres professions restent inchangées.

Il convient de noter que cette nouvelle liste des métiers en tension effectue une distinction entre la profession de « cuisinier » et celle « d’aide de cuisine ».

Bien que ce second métier ne soit pas en tension en île de France, le métier de cuisinier l’est. Il comprend notamment les fonctions de commis, chef de partie, chef de rang ou encore second de cuisine.

Métiers en tension : tout ce qui change à compter du 22 mai 2025 – le point en PACA

En PACA, en 2025, 34 nouvelles professions sont apparues, tandis que 20 métiers considérés comme en tension en 2021 ne le sont plus dans cette nouvelle liste.

Le reste est inchangé.

Professions sortant de la liste des métiers en tensionProfessions entrant dans la liste des métiers en tension
Agents de maîtrise et assimilés des industries de processAgents qualifiés de traitement thermique et de surface
Autres professionnels paramédicauxAgriculteurs salariés
Cadres techniques de la maintenance et de l’environnementAides à domicile et aides ménagères
Chaudronniers, tôliers, traceurs, serruriers, métalliers, forgeronsAides de cuisine, apprentis de cuisine et employés polyvalents de la restauration
Chefs de chantier, conducteurs de travaux (non-cadres)Aides-soignants
Dessinateurs en électricité et en électroniqueAutres ouvriers qualifiés de type industriel
Dessinateurs en mécanique et travail des métauxAutres ouvriers qualifiés des industries agro-alimentaires (hors transformation des viandes)
GéomètresBouchers
Ingénieurs du bâtiment et des travaux publics, chefs de chantier et conducteurs de travaux (cadres)Couvreurs
Ingénieurs et cadres de la logistique, du planning et de l’ordonnancementChefs cuisiniers
Ingénieurs et cadres des télécommunicationsConducteurs d’engins agricoles ou forestiers
Ingénieurs et cadres d’étude, recherche et développement (industrie)Conducteurs d’engins du bâtiment et des travaux publics
Ingénieurs, cadres techniques de l’agricultureCuisiniers
Ouvriers qualifiés de la maintenance en mécaniqueÉlectriciens du bâtiment
  Techniciens des assurancesÉleveurs salariés
Techniciens des services comptables et financiersEmployés de l’hôtellerie
Techniciens en électricité et en électroniqueEmployés de maison et personnels de ménage
Techniciens et agents de maîtrise de la maintenance et de l’environnementFormateurs
Techniciens et chargés d’études du bâtiment et des travaux publicsInfirmiers
Techniciens médicaux et préparateursInterprètes
 Maçons
 Maraîchers, horticulteurs salariés
 Ouvriers non qualifiés de l’électricité et de l’électronique
 Ouvriers non qualifiés des industries agro-alimentaires
 Ouvriers non qualifiés du gros œuvre du bâtiment
 Ouvriers non qualifiés métallerie, serrurerie, montage
 Ouvriers non qualifiés travaillant par enlèvement ou formage de métal
 Ouvriers qualifiés de la peinture et de la finition du bâtiment
 Ouvriers qualifiés de l’électricité et de l’électronique
 Ouvriers qualifiés des travaux publics, du béton et de l’extraction
 Ouvriers qualifiés du travail artisanal du textile et du cuir
 Soudeurs
 Techniciens d’étude et de développement en informatique
 Viticulteurs, arboriculteurs salariés

Concernant les autres régions

Pour les autres régions, on constate l’apparition des « aides à domicile et aides ménagères » sur la liste de toutes les régions françaises, alors que cette profession n’était en tension que dans 3 régions dans la liste de 2021.

Également, les métiers liés à la cuisine : « aide à la cuisine », « cuisinier », « chef cuisinier » « employé polyvalent de restaurant » sont désormais considérés en tension dans toutes les régions françaises.

Ainsi, il est possible de constater de manière générale une augmentation des métiers en tension, dans toutes les régions.

A lire également : Comment contester une fermeture administrative liée à l’emploi de salariés étrangers sans titre de séjour

De cette façon, la nouvelle liste semble plus respectueuse des spécificités locales, ce qui permet de mieux s’adapter à la réalité du marché de l’emploi.

Il semblerait donc que cette nouvelle liste des métiers en tension soit plus favorable aux travailleurs étrangers que celle de 2021.

Besoin d’un accompagnement juridique ?

Pour nous contacter à Paris ou en Île-de-France, contactez EXILAE Avocats : 📩 contact@exilae.fr
📞 01.84.74.87.20
📍 94 boulevard Flandrin, 75116 Paris

EXILAE AVOCATS vous accompagne en droit du travail et droit des étrangers avec expertise et réactivité.

Les obligations de quitter le territoire à l’encontre des citoyens de l’Union européenne

Les obligations de quitter le territoire à l’encontre des citoyens de l’Union européenne.

En droit français, il est possible de regrouper les étrangers en deux grandes catégories : les citoyens de l’Union européenne et les ressortissants d’États tiers.

Les étrangers ressortissants d’États tiers sont l’ensemble des étrangers qui ne possèdent pas la nationalité d’un des 27 États membres de l’Union européenne.

A lire également : Admission exceptionnelle au séjour et tests préfectoraux d’intégration

Les citoyens de l’Union européenne sont les ressortissants de ces États membres et le principe est que tous les citoyens de ces états sont automatiquement des citoyens de l’Union européenne.

Ces deux grandes catégories d’étrangers sont régies par des obligations, des droits et des textes différents.

Les citoyens de l’Union européenne bénéficient notamment de certains avantages quant aux règles à respecter pour séjourner sur le territoire français.

Toutefois, malgré ces avantages, certaines mesures restrictives trouvent à s’appliquer.

Les OQTF (obligation de quitter le territoire français), sont des mesures administratives prises par les autorités publiques, afin de forcer un ressortissant étranger à partir du territoire français, même si ce dernier bénéfice d’un droit de séjour.

Les obligations de quitter le territoire à l’encontre des citoyens de l’Union européenne : principes généraux

Ces OQTF sont applicables à la fois aux ressortissants d’États tiers et aux ressortissants de l’Union européenne.

Mais là encore, les ressortissants de l’Union européenne sont placés sous un régime différent.

En effet, le régime général des OQTF (L.611-1 àL.611-3 du CESEDA) ne s’applique pas à eux, ce sont des règles spécifiques, prévues aux articles L.251-1 à L.251-6 du CESEDA qui régissent leur situation.

A lire également : Naturalisation française : comprendre la condition de stage, ses réductions et ses suppressions

Ainsi, les motifs permettant aux autorités publiques de prendre une OQTF à leur encontre sont différents de ceux propres aux étrangers ressortissants d’États tiers. Les OQTF ne sont possibles que dans trois situations :

  • Lorsqu’ils ne répondent plus aux conditions relatives à leur droit de séjour (les conditions diffèrent selon que le séjour est inférieur à trois mois, entre trois mois et cinq ans et supérieur à cinq ans).
  • Lorsque le comportement de l’étranger constitue une menace réelle, actuelle et suffisamment grave à l’encontre d’un intérêt fondamental de la société.
  • Lorsque leur séjour est constitutif d’un abus de droit (c’est-à-dire quand le séjour a pour objectif de bénéficier du système d’assistance sociale).

En revanche, une OQTF ne sera jamais possible à l’encontre d’un citoyen de l’Union européenne qui bénéficie d’un droit de séjour permanent en France (droit de séjour accordé après cinq années de résidence légale et continue sur le territoire). Cette mesure protectrice s’applique également aux membres de leur famille.

A lire également : Demander l’effacement de son inscription au fichier Schengen (SIS)

Comme pour les étrangers ressortissants d’États tiers, l’étranger citoyen de l’Union européenne bénéficie en principe d’un délai de 30 jours pour quitter le territoire et il peut également faire l’objet d’une interdiction de circulation sur le territoire français pour une durée de 3 ans (contre 5 ans pour les ressortissants d’États tiers).

Les obligations de quitter le territoire à l’encontre des citoyens de l’Union européenne : les effets

Une OQTF a pour effet d’obliger l’individu à quitter le territoire de l’Union européenne sous peine de poursuites judiciaires.

Mais au-delà de ces effets classiques, l’OQTF à l’encontre d’un citoyen de l’Union européenne entraine la perte pour ce dernier de la durée de résidence acquise sur le territoire français.

A lire également : Le changement d’employeur et la perte d’emploi lors du renouvellement du titre de séjour « salarié »

Leur droit de séjour est en effet conditionné en grande partie par leur présence régulière et continue sur le territoire français. En étant obligé de quitter le territoire, l’étranger perd cette durée de résidence, ce qui a pour effet d’entraîner la perte du maintien au séjour.

Pour éviter ces effets néfastes, il est nécessaire de contester très rapidement les mesures d’OQTF et d’interdiction de circulation.

Besoin d’un accompagnement juridique ?

Pour nous contacter à Paris ou en Île-de-France, contactez EXILAE Avocats : 📩 contact@exilae.fr
📞 01.84.74.87.20
📍 94 boulevard Flandrin, 75116 Paris

Pour Nice et le Sud de la France, contactez Maître Khouloud DHAYA : 📩 contact@exilae.fr
📞 06.21.39.76.83
📍 22 rue de l’Hôtel des Postes, 06300 Nice

EXILAE AVOCATS vous accompagne en droit du travail et droit des étrangers avec expertise et réactivité.

Admission exceptionnelle au séjour et tests préfectoraux d’intégration

Admission exceptionnelle au séjour et tests préfectoraux d’intégration.

Depuis le 23 janvier 2025, un nouveau texte vient fixer les orientations générales régissant l’admission exceptionnelle au séjour : la circulaire Retailleau.

Cette admission exceptionnelle permet aux étrangers sans titre de se voir régulariser pour motifs professionnels ou personnels et familiaux.

Cette nouvelle circulaire remplace la circulaire Valls de 2012, et réhausse les conditions attendues pour se voir régulariser au titre de l’admission exceptionnelle au séjour.

Notamment, elle insiste sur la nécessité pour les préfectures de tenir compte du niveau d’intégration des étrangers en France.

A lire également : Le changement d’employeur et la perte d’emploi lors du renouvellement du titre de séjour « salarié »

L’intégration, au sens de cette circulaire, impose aux étrangers de respecter de manière rigoureuse les principes et valeurs de la République comme : la liberté d’expression, l’égalité entre les femmes et les hommes ou encore la dignité de la personne humaine.

Pour vérifier cette intégration, il était jusqu’à présent nécessaire pour l’étranger de signer un contrat d’engagement à respecter les principes de la République, qui attestait du respect des valeurs essentielles de la France.

Désormais, en plus de ce contrat d’engagement qui reste nécessaire, la circulaire Retailleau met l’accent sur la nécessité pour l’étranger de démontrer son intégration à travers son niveau de langue.

Ce dernier peut être attesté par un diplôme français, une certification linguistique ou encore toute autre preuve de la langue française.

Admission exceptionnelle au séjour et tests préfectoraux d’intégration : autres preuves de langue française

Jusqu’alors, il était difficile de savoir ce que regroupaient ces « autres preuves de langue française ».

Or, depuis quelques temps, il est avéré que des préfectures comme Nanterre ou Sarcelles font passer des « tests de français » aux étrangers lors de leur dépôt de dossier AES.

Par exemple, la préfecture de Nanterre soumet les questions suivantes :

  • « Quelles sont les couleurs du drapeau français ? »
  • « Quel fleuve traverse la capitale française ? »
  • « A quelle date a lieu la Fête Nationale de la France ? »
  • « Qui est la Première dame de la France ? »
  • « Quelle est la devise de la France ? »
  • « Où se sont déroulés les derniers Jeux olympiques ? »
  • « J’atteste avoir renseigné le questionnaire sans aide, entourez : oui    non »
  • « J’atteste avoir renseigné le questionnaire avec de l’aide, entourez : oui    non »

Les réponses doivent être écrites de manière manuscrite, en français.

A lire également : Naturalisation française : comprendre la condition de stage, ses réductions et ses suppressions

Ainsi, ces tests, conformément à la circulaire Retailleau, permettent de vérifier le niveau de langue de l’étranger, que ce soit à travers la lecture de la langue ou son écriture.

Admission exceptionnelle au séjour et tests préfectoraux d’intégration : des tests de français afin de s’assurer de l’intégration de l’étranger

Les questions posées, notamment par la préfecture de Nanterre, interrogent sur leur objectif réel.


S’il n’y a aucun doute sur le fait qu’ils permettent d’apprécier le niveau de langue de l’étranger, les questions semblent orientées afin de juger son niveau d’intégration, alors même qu’il aurait signé le contrat d’engagement à respecter les principes de la République.

Or, la circulaire ne prévoit pas de tests écrits pour s’assurer de l’intégration de l’étranger lors d’une demande d’admission exceptionnelle au séjour.

A lire également : La taxe pour l’embauche d’un salarié étranger (ex-taxe OFII)

Les préfectures, en particulier Nanterre et Sarcelles, semblent donc faire une application particulièrement stricte de la circulaire quant à l’exigence d’intégration des étrangers.

Il est donc recommandé, pour les étrangers souhaitant déposer une demande d’admission exceptionnelle au séjour, de s’assurer de leur connaissance des principes et valeurs essentiels de la république française.

Besoin d’un accompagnement juridique ?

Pour nous contacter à Paris ou en Île-de-France, contactez EXILAE Avocats : 📩 contact@exilae.fr
📞 01.84.74.87.20
📍 94 boulevard Flandrin, 75116 Paris

Pour Nice et le Sud de la France, contactez Maître Khouloud DHAYA : 📩 contact@exilae.fr
📞 06.21.39.76.83
📍 22 rue de l’Hôtel des Postes, 06300 Nice

EXILAE AVOCATS vous accompagne en droit du travail et droit des étrangers avec expertise et réactivité.

Résumé de la politique de confidentialité
Exilae

Ce site utilise des cookies afin que nous puissions vous fournir la meilleure expérience utilisateur possible. Les informations sur les cookies sont stockées dans votre navigateur et remplissent des fonctions telles que vous reconnaître lorsque vous revenez sur notre site Web et aider notre équipe à comprendre les sections du site que vous trouvez les plus intéressantes et utiles.

Lire la politique de confidentialité

Cookies strictement nécessaires

Les cookies strictement nécessaires doivent être activés à tout moment afin que nous puissions enregistrer vos préférences pour les paramètres de cookies.

Cookies de mesure d’audience

Ce site utilise Google Analytics à des fins statistiques (cookies de mesure d’audience). Ils permettent de savoir combien de fois une page déterminée a été consultée. Nous utilisons ces informations uniquement pour améliorer le contenu de notre site Internet.

Il s’agit des cookies suivants :

_ga : Ce cookie permet d’identifier les visiteurs du site via l’adresse IP de l’utilisateur. Elle est ensuite anonymisée par le service Analytics.

_gat_gtag_UA_G-L8L90TDFVE : Ce cookie permet de limiter le nombre de requêtes simultanées au site et d’éviter les bugs

_gid : Ce cookie permet d’identifier les visiteurs du site via leur adresse IP (conservation de 24h). Elle est ensuite anonymisée par le service Analytics.

Vous pouvez consulter la page dédié à la protection des données de Google.