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La circulaire du 5 février 2024 (métiers en tension) en pratique

La circulaire du 5 février 2024 (métiers en tension) en pratique

Le 5 février 2024, a été publiée par le Ministère de l’Intérieur et des Outre-Mer la circulaire portant sur les modalités d’instruction des admissions au séjour des étrangers justifiant d’une expérience professionnelle dans le domaine des métiers en tension (Article 435-4 du CESEDA).

A lire également : Le visa long séjour « stagiaire »

Cette circulaire apporte des précisions quant aux conditions de délivrance de ce nouveau titre.

La circulaire du 5 février 2024 (métiers en tension) en pratique : les possibilités de régularisation offertes par ce nouveau titre

Cette nouvelle modalité de régulation permet de délivrer une carte de séjour portant la mention “travailleur temporaire” ou “salarié”, valable un an ainsi qu’un document justifiant l’autorisation de travail.

Les dossiers devront être traités dans un délai de 90 jours à compter de la réception du dossier valide et complet.

Dans le cadre de l’examen des dossiers, seront demandés aux Préfectures de regarder :

  • À ce que l’étranger ne fasse l’objet d’aucune mention au bulletin n°2 du casier judiciaire
  • La réalité et la nature des activités professionnelles du demandeur
  • Le respect de l’ordre public

A lire également : Les conséquences du placement de l’agriculture sur la liste des secteurs en tension

L’insertion sociale et familiale – mais plus globalement – à la société française et son adhésion aux modes de vie et aux valeurs de celle-ci.

La circulaire du 5 février 2024 (métiers en tension) en pratique : les conditions permettant une délivrance du titre

Le demandeur devra justifier :

  • D’une expérience professionnelle salariée dans un métier en tension d’au moins douze mois, consécutifs ou non, au cours des vingt-quatre dernier mois et à la justification d’un emploi dans la liste des métiers en tension au jour de la décision :
    • Les bulletins de salaire constituent une preuve de l’activité salariée, lorsque ces derniers attestent d’une activité au moins égale à un mi-temps mensuel
    • Les expériences professionnelles exercées sous couvert des titres de séjour “travailleur saisonnier” , “étudiant”, sous couvert d’un attestation de demande d’asile du statut d’auto entrepreneur ou d’une activité libérale ne sont pas prises en compte
  • D’une durée de résidence significative et ininterrompue d’au moins 3 ans en France
    • L’ancienneté de la résidence peut se prouver par tout moyen
  • Le critère d’intégration : la condition de l’insertion sociale et familiale, le respect de l’ordre public, l’intégration à la société française et  l’adhésion aux modes de vie et aux valeurs de celle-ci
    • L’intégration peut se prouver par tout moyen
    • Attestation de cercles amicaux, adhésion à des associations, activités bénévoles, participation aux activités scolaires des enfants sont autant de justificatifs admis
  • Absence de mention d’une condamnation, d’une incapacité ou d’une déchéance au bulletin n°2 du casier judiciaire (B2)

Et l’autorisation de travail ?

  • La demande d’autorisation de travail est effectuée par le salarié (et non pas l’employeur)
  • L’autorisation de travail a une durée égale à celle du titre de séjour délivré au titre de l’AES

A lire également : La carte de séjour pluriannuelle – salarié détaché ICT

  • En cas de changement d’employeur, l’autorisation de travail reste valable pendant la durée du titre de séjour uniquement pour l’exercice de l’un des métiers figurant dans la liste des métiers en tension (Arrêté du 1er avril 2021)

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EXILAE AVOCATS est un Cabinet d’avocats parisien proposant ses services en droit du travail, droit des affaires (commercial, sociétés…) et de droit des étrangers.

Avocats aux barreau de Paris et de Nice, nous vous garantissons, de part notre expérience, un service juridique de grande qualité, une disponibilité impeccable et des honoraires transparents. 

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Maître Grégoire HERVET

La carte de séjour pluriannuelle – salarié détaché ICT

La carte de séjour pluriannuelle – salarié détaché ICT.

Vous êtes expert ou cadre non-européen et vous souhaitez vous rendre sur le territoire français dans le cadre d’une mission professionnelle dans une entreprise du Groupe auquel vous appartenez ?

Il vous est possible de demander la carte de séjour Salarié détaché ICT.

A lire également : La carte de séjour étudiant « programme de mobilité »

Le terme “ICT” est l’acronyme “Intra Corporate Transfer”, ou en français “transfert temporaire intragroupe”.

Attention – Exclusion des européens et des algériens pour l’obtention de la carte

La carte de séjour pluriannuelle – salarié détaché ICT exclue de son champ d’éligibilité les citoyens de l’Espace économique européen, car ces derniers ont un droit d’installation sur le territoire français qui leur permet de ne pas être dans l’obligation de faire une demande de titre de séjour.

A lire également : Les chiffres de l’immigration en 2024

Aussi, les ressortissants d’Algérie sont exclus du champ d’application de cette carte et devront à la place demander un certificat de résidence d’un an pour Algérien s’ils veulent s’établir sur le territoire français.

La carte de séjour pluriannuelle – salarié détaché ICT : dispositions communes à toutes les demandes

Les bénéficiaires de ce titre de séjour

Afin d’être éligible à la carte de séjour pluriannuelle – salarié détaché ICT, vous devez justifier :

  • Avoir un visa de long séjour ou un visa de long séjour valant titre de séjour (VLS-TS) salarié détaché ICT
    • Avoir un contrat de travail avec l’entreprise employeuse à l’étranger
    • Avoir une ancienneté d’au moins six mois dans le groupe employeur
    • Occuper un poste de cadre ou d’expert

    La durée de la carte de séjour

    Cette carte de séjour est valable le temps de la mission pour laquelle vous êtes sur le territoire. Elle est valable pour les missions de plus d’un an et pour un maximum de trois ans.

    Est soustrait de cette durée maximale de validité la période de séjour avec un VLS ou VLS-TS.

    La famille accompagnante

    Lorsque vous a été délivré une carte de séjour pluriannuelle par les autorités administratives françaises, votre conjoint et vos enfants mineurs peuvent vous rejoindre pour la durée de votre mission, et ce, grâce à une procédure simplifiée. Ils n’ont alors pas besoin de passer par la procédure de regroupement familial.

    Les membres de votre famille doivent obtenir un visa de long séjour auprès des autorités consulaires françaises du pays de résidence.

    A lire également : L’emploi de salariés sans papiers est désormais encore plus risqué pour l’employeur

    La carte de séjour pluriannuelle – salarié détaché ICT : dispositions spécifiques

    Pour les étrangers éligibles habitant en France

    Si vous habitez en France, vous devrez déposer une demande de titre de séjour dans les deux mois précédant la fin de la validité de votre visa ou titre de séjour auprès de la Préfecture territorialement compétente.

    A lire également : Le visa long séjour « stagiaire »

    Pour les étrangers éligibles habitant à l’étranger

    Si vous résidez à l’étranger, vous devez déposer une demande aux autorités consulaires françaises dans votre pays d’origine.

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    Le visa long séjour « stagiaire »

    Le visa long séjour « stagiaire ».

    Vous êtes étudiant étranger et vous devez réaliser un stage dans le cadre de votre formation ?

    Il vous est possible de demander un visa de long séjour Stagiaire afin de vous rendre sur le territoire français.

    A lire également : La carte de séjour étudiant « programme de mobilité »

    Le visa long séjour « stagiaire » : qui peut le demander ?

    Il existe 3 catégories de personnes éligibles à ce type de visa de long séjour :

    • Les étudiants étrangers effectuant un stage en entreprise dans le cadre du cursus d’une formation effectuée à l’étranger : la formation suivie à l’étranger doit avoir pour finalité la reconnaissance d’un niveau de qualification dans le cadre d’un cursus scolaire, universitaire, d’une formation professionnelle ou d’un programme de coopération de l’Union européenne (UE) ou intergouvernemental
    • Les étrangers salariés d’une entreprise basée à l’étranger voulant suivre une formation professionnelle continue sur le territoire français : Cette formation continue peut s’effectuer dans une entreprise relevant du même groupe que celle dans laquelle vous êtes salarié ou bien dans une entreprise avec laquelle votre employeur entretient des relations commerciales
    • Les étrangers titulaires d’un doctorat ou d’un diplôme d’infirmier souhaitant réaliser un stage pratique dans un hôpital public français : le stage effectué doit s’inscrire dans le cadre d’une coopération internationale hospitalière

    A lire également : Les chiffres de l’immigration en 2024

    Dans les trois cas de figure, le stage doit se dérouler dans le cadre formel d’une convention et ne pourra en aucun cas vous donner la qualité de salarié.

    Le visa long séjour « stagiaire » : les condition à remplir

    A la différence d’autres types de visas, le demandeur doit justifier de conditions de ressources :

    • Pour l’étranger en stage en entreprise dans le cadre d’une formation, ce dernier doit justifier avoir un montant minimum de ressources de 615 euros
    • Pour l’étranger voulant suivre une formation continue, il devra justifier avoir un montant minimum par mois fixé au montant mensuel du SMIC brut (1 766,92 euros)
    • Pour l’étranger souhaitant effectuer un stage au sein d’un hôpital public, il devra justifier d’un montant minimum de ressources correspondant au montant de la gratification qui sera versée.

    Peut on le renouveler ?

    Oui.

    Mais attention, pour que votre stage soit renouvelé, il est essentiel, dans les trois cas de figure, de faire signer un avenant à votre convention de stage initiale.

    A lire également : L’emploi de salariés sans papiers est désormais encore plus risqué pour l’employeur

    Une fois l’avenant validé, vous devrez faire une demande de carte de séjour temporaire portant la mention stagiaire.

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    L’emploi de salariés sans papiers est désormais encore plus risqué pour l’employeur

    L’emploi de salariés sans papiers est désormais encore plus risqué pour l’employeur.

    Les ministères de l’Intérieur et de la Justice en France ont émis une directive datée du 5 février 2024 qui détaille les différentes mesures mises en place pour « combattre l’exploitation des travailleurs étrangers en situation irrégulière ».

    A lire également : Publication de la loi immigration aux JO : les nouveautés pour l’emploi des travailleurs étrangers

    Cela fait suite à la loi sur l’Immigration et l’intégration adoptée le 26 janvier 2024 et constitue un véritable risque pour l’employeur qui n’est souvent pas préparé.

    L’emploi de salariés sans papiers est désormais encore plus risqué pour l’employeur : l’amende administrative unique

    La loi a créé une nouvelle amende administrative unique pour les employeurs qui embauchent des travailleurs étrangers sans autorisation de travail adéquate ou dans un domaine autre que celui autorisé.

    Cette amende remplace les contributions précédentes et est imposée par le ministère de l’Immigration.

    Son montant est fixé à 5 000 fois le salaire minimum horaire et peut monter jusqu’à 15 000 fois en cas de récidive.

    A lire également : La carte de séjour étudiant « programme de mobilité »

    Cette amende sera émise pour chaque travailleur étranger employé illégalement et sa gestion sera effectuée directement par la Direction générale des Étrangers en France (DGEF), ce qui devrait améliorer l’efficacité du processus de paiement.

    Les sanctions pénales

    La directive souligne une augmentation des sanctions pénales pour l’emploi irrégulier de travailleurs étrangers :

    • Les amendes pénales ont été augmentées à 30 000 euros par salarié pour les individus et à 150 000 euros pour les entreprises, avec la peine de prison restant à 5 ans conformément à l’article 131-38 du Code Pénal.
    • En cas de commission de l’infraction en bande organisée, la peine de prison reste à 10 ans, mais l’amende passe de 100 000 à 200 000 euros.

    L’emploi de salariés sans papiers est désormais encore plus risqué pour l’employeur : les échanges entre les administrations

    La directive encourage également une meilleure collaboration entre les différents corps de contrôle et les plateformes de main-d’œuvre étrangère (PFMOE) pour détecter et prévenir le travail illégal et l’exploitation.

    Les PFMOE joueront un rôle actif dans les initiatives départementales contre le travail illégal et partageront des informations avec les autorités pour aider à lutter contre l’exploitation.

    A lire également : Publication de la loi immigration aux JO : les nouveautés pour l’emploi des travailleurs étrangers

    Les infractions détectées seront communiquées au Comité opérationnel départemental anti-fraude (CODAF) pour orienter les efforts de contrôle.

    L’emploi de salariés sans papiers est désormais encore plus risqué pour l’employeur : et bien entendu, le titre métier en tension est un piège pour l’employeur

    L’instruction rappelle que les situations de travail illégal portées à la connaissance des préfets dans le cadre de la nouvelle procédure d’admission exceptionnelle au séjour sans intervention de l’employeur au titre des métiers en tension (CESEDA art. L. 435-4) seront portées à la connaissance du CODAF (Comité opérationnel départemental anti-fraude) de manière à orienter l’action des corps de contrôle.

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    Les chiffres de l’immigration en 2024

    Les chiffres de l’immigration en 2024.

    Chaque année, sont publiées par la Direction générale des étrangers en France (DGEF) des données relatives à l’immigration.

    Le 25 janvier dernier, les premiers chiffres provisoires concernant l’année 2023 ont été publiés et seront rendus définitifs en juin prochain par le même organisme.

    L’ensemble des données présentées dans cet article proviennent du Ministère de l’Intérieur et permettent entre autres d’analyser l’évolution entre l’année 2022 et 2023.

    Les chiffres de l’immigration en 2024 : les visas

    En 2023, sur les 3 millions de demandes adressées, près de 500 000 demandes ont été refusées.

    Par conséquent, les autorités consulaires françaises ont délivré 2 440 125 millions de visas au total, dont les titulaires sont principalement des ressortissants de Chine, du Maroc et d’Inde.

    A lire également : Ce que change la loi Immigration

    Ce chiffre fait état d’une hausse de 40,4 % par rapport à l’année 2022, mais reste toujours largement inférieur aux chiffres précédant la crise sanitaire.

    Par “visas”, est compris les visas de transit, de court et de long séjour.

    Le  visa de long séjour valant titre de séjour (VLS-TS) a atteint, en 2023, un niveau de délivrance historique avec un total de 168 094 VLS-TS sur les 295 447 visas de long séjour délivrés.

    Les chiffres de l’immigration en 2024 : les titres de séjour

    En ce qui concerne la délivrance de titres de séjour suivant une première demande, il peut être fait état d’une hausse de 1,4 % par rapport à 2022, avec un total de 323 260 demandes. 

    Les principaux titulaires de titres de séjour sont des ressortissants du Maroc, de l’Algérie et de la Tunisie.

    Si l’on s’intéresse aux motifs d’attribution de ces titres, le motif étudiant est – et reste – en première position avec près de 103 520 demandes, suivi du motif économique avec 54 630 demandes. Le nombre de titres de séjour délivrés pour motifs humanitaires connaît lui une hausse de 15 % par rapport à 2022.

    A lire également : Les conséquences du placement de l’agriculture sur la liste des secteurs en tension

    Enfin, le nombre de premiers titres de séjour attribués sur le motif “Passeport talent” est en légère hausse de 2,9% en comparaison avec les données de 2022.

    En raison du caractère provisoire des données publiées et des délais importants entre le dépôt et la délivrance d’un titre de séjour, il sera intéressant d’analyser les données définitives qui seront publiées en juin prochain.

    Les chiffres de l’immigration en 2024 : l’immigration irrégulière

    Près de 11 411 personnes en situation irrégulière ont bénéficié d’un titre de séjour relevant de l’admission exceptionnelle au séjour (AES).

    Ce nombre révèle une certaine stabilité avec une augmentation de seulement 0,3% par rapport à 2022.

    A lire également : Publication de la loi immigration aux JO : les nouveautés pour l’emploi des travailleurs étrangers

    Parallèlement, 22 704 étrangers ont fait l’objet d’une mesure d’éloignement, soit près de 16,9 % de plus qu’en 2022.

    Les naturalisations

    Le nombre de naturalisations par décret et déclaration a lui diminué significativement par rapport à 2022, avec une baisse de près de 21,7 % en 2023.

    Cela s’explique notamment par les problèmes techniques liés à la dématérialisation nationale de la procédure de naturalisation.

    Les chiffres de l’immigration en 2024 : l’asile

    Le nombre de demandes d’asile déposées en guichets uniques de demandes d’asile (GUDA) a augmenté de 7,5% par rapport à 2022, avec un total de 167 432 demandes.

    Les demandeurs d’asile sont majoritairement originaires d’Afghanistan, de Guinée et de Turquie.

    A lire également : La carte de séjour étudiant « programme de mobilité »

    Il est fait état de 60 808 décisions d’accord rendues par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) et la Cour nationale de droit d’asile (CNDA), accordant ainsi une protection internationale.

    Ce chiffre représente une hausse de 8,1% par rapport aux chiffres de 2022 et établit le taux synthétique de protection à 44,6%, soit une hausse de 3,2 points.

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    La carte de séjour étudiant « programme de mobilité »

    La carte de séjour étudiant « programme de mobilité ».

    Vous êtes étranger et vous voulez venir étudier au sein de l’Union européenne ?

    Vous pouvez obtenir un titre de séjour au titre de cette mobilité. Elle coûte 75 euros.

    La carte de séjour étudiant « programme de mobilité » : conditions et lieu d’études

    Les conditions diffèrent selon que vous effectuez vos études en France ou dans un autre pays de l’Union européenne.

    La carte de séjour étudiant “programme de mobilité” au titre des études effectuées en France

    Afin d’être éligible à ce titre de séjour, il vous est nécessaire de remplir 2 conditions :

    • Avoir un projet d’études en France
    • Faire partie d’un programme de mobilité de l’Union européenne, d’un programme multilatéral de mobilité vous permettant d’étudier dans un pays de l’Union européenne ou avoir convention entre deux établissements d’enseignement supérieur situés dans au moins deux pays membres de l’Union européenne.

    La carte de séjour étudiant “programme de mobilité” au titre des études au sein d’un Etat membre de l’Union européenne

    Vous entrez dans ce cas de figure lorsque vous êtes :

    • Titulaire d’un titre de séjour délivré par les autorités d’un autre pays membre de l’Union européenne
    • Partie à un programme de mobilité.

    La carte de séjour étudiant « programme de mobilité » : comment faire la demande ?

    Si les études sont effectuées en France, la démarche est dématérialisée.

    Vous pouvez faire la démarche en ligne sur le lien suivant : https://administration-etrangers-en-france.interieur.gouv.fr/particuliers/#/.

    Le dépôt de votre demande vous permettra d’obtenir une attestation de dépôt.

    Si les études sont effectuées dans un autre pays de l’UE, vous êtes dispensés de visa de long séjour.

    L’établissement dans lequel vous effectuez vos études doit notifier (au moment du dépôt de la demande du titre dans le 1er pays de l’Union européenne ou bien à la suite de l’admission lorsque le projet d‘études en France est connu) votre projet de mobilité au ministre chargé de l’immigration en France accompagné de l’ensemble de documents justificatifs nécessaires.

    La carte de séjour étudiant « programme de mobilité » : durée de validité de cette carte de séjour

    Si les études sont effectuées en France, la durée varie en fonction de votre programme de mobilité :

    •  Si ce dernier est inférieur à 2 ans, la carte de séjour est valable un an et est renouvelable
    • Si votre programme est d’une durée supérieure à 2 ans, la carte de séjour est valable pour l’ensemble de la durée de votre convention ou programme.

    Si les études sont effectuées dans un autre pays de l’UE, l’autorisation de séjour en France est valable jusqu’à la fin de la période de mobilité déclarée lors de la notification au ministre chargé de l’immigration en France. La mobilité déclarée en France ne peut être d’une durée supérieure à 360 jours.

    Que faire en cas de refus de titre de séjour?

    Pour la France, le refus du titre de séjour est quasiment systématiquement assorti d’une notification d’obligation de quitter le territoire français fixant le pays de renvoi.

    Dans ce cas, vous pouvez former auprès du tribunal administratif compétent un recours dans un délai de 48h, 15 ou 30 jours selon le type d’OQTF.

    Si le préfet ne vous a adressé aucune réponse au bout de 4 mois, il vous est possible de former dans un délai de 2 mois un recours administratif puis un recours contentieux.

    Dans un autre pays de l’UE, le refus de l’exercice de la mobilité est une décision discrétionnaire prise par le ministre chargé de l’immigration en France dans les 30 jours suivant l’enregistrement de la demande.

    Ce dernier informe par écrit et sans délai l’auteur de la notification.

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    Publication de la loi immigration aux JO : les nouveautés pour l’emploi des travailleurs étrangers

    Publication de la loi immigration aux JO : les nouveautés pour l’emploi des travailleurs étrangers.

    La publication de la loi « Immigration et Intégration » au Journal Officiel daté du 27 janvier 2024 constitue une étape majeure dans l’évolution des conditions légales d’emploi des travailleurs étrangers en France.

    Cette partie de la loi, qui a survécu à l’examen constitutionnel, introduit un ensemble de dispositions visant à réguler l’emploi des travailleurs étrangers dans des secteurs en demande, à imposer de nouvelles sanctions en cas d’emploi irrégulier de ces travailleurs, et à renforcer l’engagement des entreprises dans l’intégration linguistique des étrangers.

    Publication de la loi immigration aux JO : les nouveautés pour l’emploi des travailleurs étrangers – dispositif temporaire de régularisation sur les métiers en tensions

    L’un des points saillants de cette loi est la mise en place d’un mécanisme de régularisation temporaire pour les travailleurs étrangers occupant des postes dans des secteurs en demande jusqu’à la fin de 2026 (CESEDA art. L. 435-4 nouveau).

    A lire également : Ce que change la loi Immigration

    Cette initiative vise à reconnaître la contribution des travailleurs étrangers tout en régulant leur statut au sein du marché du travail français.

    Publication de la loi immigration aux JO : les nouveautés pour l’emploi des travailleurs étrangers – nouvelles sanctions pour l’emploi d’étrangers sans titre

    Parallèlement, la loi prévoit l’introduction d’une nouvelle amende administrative en remplacement des anciennes contributions spéciales imposées par l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) pour les employeurs qui enfreignent les règles d’emploi des travailleurs étrangers.

    Cette mesure vise à renforcer la dissuasion contre les pratiques d’emploi irrégulier.

    L’amende est plafonnée à 5 000 fois le taux horaire du salaire minimum légal (ce qui équivaut à environ 20 750 € en 2024) par travailleur étranger concerné.

    A lire également : Le contrôle URSSAF en 2024

    En cas de récidive, ce plafond peut être porté à 15 000 fois le salaire minimum légal, ce qui correspond à des montants similaires à ceux de l’ancienne contribution spéciale.

    Les modalités d’application de cette nouvelle amende seront précisées par décret ultérieur.

    Publication de la loi immigration aux JO : les nouveautés pour l’emploi des travailleurs étrangers – la contribution des entreprises à l’apprentissage du français

    De plus, la loi établit des obligations pour les entreprises en matière de formation linguistique des travailleurs étrangers allophones, en les incitant à intégrer des programmes de formation en français dans leurs plans de développement des compétences. Cette initiative témoigne de l’importance accordée à l’intégration linguistique comme un élément essentiel de l’intégration sociale et professionnelle des travailleurs étrangers en France.

    Dans le cadre du plan de développement des compétences, les employeurs auront la possibilité d’intégrer des formations destinées aux salariés allophones afin qu’ils puissent atteindre un niveau minimal en français, tel que défini par décret (article L. 6321-1 du Code du travail modifié).

    De plus, les salariés allophones qui ont signé un contrat d’intégration républicaine (CIR) et se lancent dans un programme de formation en français visant à atteindre ce niveau minimal, auront la possibilité de suivre leur formation pendant leur temps de travail. La durée de cette formation sur le temps de travail sera également déterminée par décret. Il est important de noter que ce temps de formation est considéré comme du temps de travail effectif et que la rémunération du salarié est maintenue (article L. 6321-3 du Code du travail modifié).

    Publication de la loi immigration aux JO : les nouveautés pour l’emploi des travailleurs étrangers – simplification du « passeport talent »

    Outre ces mesures, la loi simplifie également les procédures relatives au « passeport talent » et crée une nouvelle carte de séjour pour les professionnels de santé étrangers.

    A lire également : Les conséquences du placement de l’agriculture sur la liste des secteurs en tension

    Ces initiatives visent à faciliter l’intégration professionnelle des travailleurs étrangers hautement qualifiés dans des secteurs stratégiques tels que la santé.

    Publication de la loi immigration aux JO : les nouveautés pour l’emploi des travailleurs étrangers – le statut d’entrepreneur individuel impossible pour les étrangers sans titre

    Enfin, la loi énonce clairement que le statut d’entrepreneur individuel ne sera pas accessible aux étrangers en situation irrégulière, renforçant ainsi les exigences de régularité du séjour pour les travailleurs indépendants étrangers.

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    Les conséquences du placement de l’agriculture sur la liste des secteurs en tension

    Les conséquences du placement de l’agriculture sur la liste des secteurs en tension.

    Lors de la conférence de presse du gouvernement de Gabriel Attal du 1er février 2024, le ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté Alimentaire Marc Fesneau a affirmé que le secteur agricole “sera reconnu comme secteur de métiers en tension”.

    Quels sont les impacts d’une telle déclaration sur les étrangers en France?

    Les conséquences du placement de l’agriculture sur la liste des secteurs en tension : une revendication de longue date

    La Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) soutient depuis plusieurs mois la reconnaissance de l’agriculture comme “secteur en tension”, qui permettrait aux professionnels d’embaucher plus facilement des travailleurs étrangers.

    En effet, les syndicats pointent un problème longtemps resté sans réponse : de nombreux postes à pourvoir restent vacants, faute de candidats.

    A lire également : Cartes de séjour « saisonniers » et droit au changement de statut en France en 2024

    Ce manque de main d’œuvre s’inscrit dans un contexte plus large de précarisation et de difficultés dans le domaine agricole.

    Les conséquences du placement de l’agriculture sur la liste des secteurs en tension : impacts de la loi « immigration »

    La déclaration du Ministre de l’Agriculture intervient moins d’une semaine après la promulgation de la nouvelle loi Immigration, qui consacre dans le nouvel article L. 435-4 du CESEDA un titre de séjour “métiers en tension”.

    Celui-ci permettra de régulariser les étrangers qui souhaitent exercer une activité professionnelle salariée en France dans l’un des métiers et zones géographiques caractérisés par des difficultés de recrutement.

    A lire également : Ce que change la loi Immigration

    L’agriculture sera donc – comme l’a affirmé le gouvernement – un secteur concerné par le champ de ce nouvel  article.

    Cette déclaration intervient au cœur des revendications et manifestations des agriculteurs à travers la France et de la tendance générale du gouvernement à vouloir atténuer les effets de la mobilisation.

    Pour rappel, pour qu’un étranger puisse demander ce nouveau titre de séjour, il devra justifier :

    • avoir eu une activité professionnelle salariée au moins douze mois (consécutifs ou non) au cours des vingt-quatre derniers mois
    • avoir un emploi relevant de ces métiers dits “en tension”
    • D’une résidence ininterrompue d’au moins trois années en France
    • D’une insertion sociale et familiale, du respect à l’ordre public, de l’intégration à la société française ainsi qu’une adhésion aux modes de vie et aux valeurs de la République Française
    • ne pas avoir fait l’objet d’une condamnation, d’une incapacité ou d’une déchéance mentionnée au bulletin n°2 du casier judiciaire

    Les conséquences du placement de l’agriculture sur la liste des secteurs en tension : quelles suites?

    L’annonce du Ministre de l’Agriculture ne reste pour l’instant que purement déclarative.

    La prochaine étape reste donc la reconnaissance formelle au sein de la liste des métiers en tension, qui devrait prochainement être actualisée et publiée.

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    Décryptage de l’obligation de réintégrer le salarié mis à disposition d’une filiale étrangère en 2024

    Décryptage de l’obligation de réintégrer le salarié mis à disposition d’une filiale étrangère en 2024.

    L’obligation légale imposée à une société mère en matière de réintégration d’un salarié après une mission à l’étranger a évolué en 2023.

    Désormais, la loi prévoit des conséquences en cas de non-respect de cette obligation.

    Nature de l’obligation de réintégration

    Selon la loi, la société mère est tenue de réintégrer le salarié après une mission à l’étranger, assurer son rapatriement et lui procurer un emploi compatible avec ses fonctions antérieures.

    Il est crucial de souligner que cette obligation n’est pas assimilable à une obligation de réembauchage, mais plutôt à une réintégration dans le poste occupé avant la mission à l’étranger.

    A lire également : L’information due aux salariés en mobilité internationale : ce qui change en 2024 !

    En outre, la Cour de cassation a précisé que cette obligation concerne exclusivement la relation entre la société mère et le salarié détaché, indépendamment du droit étranger régissant le contrat initial.

    Le non-respect de l’obligation conduit à un licenciement sans cause réelle et sérieuse (Cass. soc., 30 mars 2011, no 09-70.306).

    Initiative de l’obligation de réintégration

    L’initiative de demander la réintégration n’incombe pas au salarié.

    Dès la notification du licenciement, la responsabilité revient à la société mère d’assurer le rapatriement du salarié et de lui procurer un nouvel emploi compatible.

    A lire également : La déclaration en paie des salariés étrangers et le risque de travail dissimulé

    Une jurisprudence constante soutient que la société mère ne peut refuser une demande de réintégration après un an, à moins d’avoir mis en demeure le salarié de prendre une décision préalable ( Cass. soc., 16 janv. 1991, no 87-42.368).

    Conditions de la proposition de réintégration

    La proposition de réintégration doit être ferme et précise, détaillant le statut du salarié dans le nouveau poste, y compris les fonctions, le coefficient et le salaire.

    En cas de non-respect de ces critères, le salarié peut prendre acte de la rupture de son contrat de travail (Cass. soc., 21 nov. 2012, no 10-17.978).

    Décryptage de l’obligation de réintégrer le salarié mis à disposition d’une filiale étrangère en 2024 : les conséquences de la réintégration

    Une fois réintégré, le salarié reste soumis aux conditions de travail habituelles et peut être licencié conformément aux garanties communes en matière de licenciement.

    Application de la règle après la rupture du contrat initial

    L’obligation de réintégration s’applique également lorsque le contrat initial est rompu avant la mission à l’étranger.

    A lire également : Le contrôle URSSAF en 2024

    La société mère doit respecter l’obligation de rapatriement et de reclassement, même en l’absence d’un contrat de travail direct entre le salarié et la maison-mère (Cass. soc., 13 nov. 2008, no 07-41.700).

    En conclusion, l’obligation de réintégration imposée à la société mère constitue une responsabilité légale importante.

    Son non-respect peut entraîner des conséquences juridiques significatives, confirmées par la jurisprudence constante de la Cour de cassation.

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    Ce que change la loi Immigration

    Ce que change la loi Immigration.

    Le 25 janvier 2024 dernier, le Conseil constitutionnel, composé de ses neuf Sages, a rendu sa décision portant sur la loi Immigration.

    Le Conseil constitutionnel avait été saisi par le Président de la République Emmanuel Macron, la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet ainsi que par la gauche parlementaire pour contrôler la conformité de la loi Immigration à la Constitution française.

    A lire également : Après la Censure du Conseil constitutionnel, le volet « travail » de la loi immigration reste inchangé

    Cette décision était très attendue en ce qu’elle représentait un enjeu politique important. Mais la loi désormais promulguée est elle au rendez-vous ?

    Ce que change la loi Immigration : les disposition censurées par le Conseil Constitutionnel et non applicables

    Près d’un tiers des articles du texte présentés au Conseil Constitutionnel a été censuré.

    Cette censure s’est fondée pour 32 des 82 articles adoptés par le Parlement sur un motif de forme (car certains des articles n’avaient pas de lien avec le texte initialement présenté par le gouvernement, c’est ce que l’on appelle des “cavaliers législatifs”).

    Aussi, le Conseil constitutionnel s’est prononcé – de manière beaucoup plus restreinte – sur le fond en censurant totalement ou partiellement trois articles.

    La décision – seconde plus longue dans l’histoire des décisions rendues par cette instance – témoigne des enjeux politiques importants que représente la question de l’immigration en France.

    A lire également : L’inopposabilité de la condition de rémunération pour le passeport talent carte bleue européenne

    Parmi les mesures censurées, on retrouve notamment le délit de séjour irrégulier, les mesures conditionnant l’accès aux prestations sociales, le durcissement du droit au regroupement familial, la mise en place d’une caution de retour pour les étudiants, l’obligation pour l’étudiant étranger de justifier du caractère réel et sérieux de ses études, la majoration des frais de scolarité des étudiants étrangers ou encore la fin du droit du sol automatique pour les enfants nés de parents étrangers.

    La justification de l’ensemble de ces censures peut être retrouvée dans la décision complète disponible sur le site du Conseil constitutionnel.

    Ce que change la loi Immigration : les apports de la loi

    Malgré la tendance générale à la censure des articles qui avaient été soutenus par la droite et l’extrême droite parlementaire, le Conseil constitutionnel a jugé conforme 11 des articles qui lui ont été soumis.

    Parmi eux, on retrouve notamment :

    • La précision des conditions de réacheminement à la frontière (article 2)
    • La suppression des protections contre l’expulsion de certains étrangers (article 35)
    • La possibilité de prononcer une obligation de quitter le territoire français (OQTF) contre des étrangers protégés (article 37)
    • La création d’un fichier des mineurs non accompagnés délinquants (article 39)
    • L’allongement de la durée d’assignation à résidence des étrangers (article 42)
    • L’exclusion de certains mineurs étrangers de l’aide sociale à l’enfance dans les cas où ils sont visés par une OQTF (article 44)
    • L’instauration d’une condition de “respect des principes de la République” pour obtenir un titre de séjour (article 46). Cela implique que, désormais, un étranger qui demande un document de séjour s’engagera par la souscription d’un contrat d’engagement au respect des principes de la République et notamment la liberté personnelle, la liberté d’expression et de conscience, l’égalité entre les femmes et les hommes, la dignité de la personne humaine, la devise et les symboles de la République, l’intégrité territoriale ainsi qu’à ne pas se prévaloir de ses convictions pour s’affranchir des règles communes régissant les relations entre les services publics et les particuliers. Le refus de se soumettre à ce contrat justifiera l’absence de délivrance d’un tel document de séjour
    • La fin de la collégialité – par principe – des jugements de la Cour nationale du droit d’asile, qui a été jugé conforme et ne portant pas atteinte à un droit à un procès équitable (article 70)
    • L’article 34 de la loi Immigration relatif à la nouvelle amende pour les employeurs reste également dans le texte final et sera présent dans la nouvelle version du CESEDA à l’article L. 8253-1.
    • L’article 20 de la loi Immigration concernant l’intégration par la langue et la hausse du niveau de connaissance de la langue française requis reste inchangé et sera intégré au Titre IV du CESEDA.
    • La nouvelle carte de séjour pluriannuelle “talent-professions médicales et de la pharmacie” se maintient dans la version finale et sera inscrite à l’article L. 421-13-1 du CESEDA.

    Ce que change la loi Immigration : le titre de séjour “métiers en tension”

    L’article 27 de la loi Immigration relative au titre de séjour “métiers en tension” reste dans le texte final promulgué au Journal Officiel de la République Française et sera présent à l’article L. 435-4 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA ci-après).

    Ce titre de séjour sera accordé à la discrétion des préfets, ce qui signifie que, bien que toutes les conditions soient remplies, ceux-ci se réservent le droit de refuser la demande formulée par l’étranger.

    Un étranger qui travaille dans un secteur professionnel marqué par des difficultés de recrutement pourra désormais se voir délivrer une carte de séjour “travailleur temporaire” ou “salarié” pour une durée maximale d’un an et l’autorisant à travailler.

    Afin d’être éligible, l’étranger devra justifier :

    • D’avoir eu une activité professionnelle salariée au moins 12 mois (consécutifs ou non) au cours des 24 derniers mois
    • D’avoir un emploi relevant de ces métiers dits “en tension”
    • D’une résidence ininterrompue d’au moins 3 années en France

    A lire également : Le contrôle URSSAF en 2024

    • D’une insertion sociale et familiale, du respect à l’ordre public, de l’intégration à la société française ainsi qu’une adhésion aux modes de vie et aux valeurs de la République Française
    • De ne pas avoir fait l’objet d’une condamnation, d’une incapacité ou d’une déchéance mentionnée au bulletin n°2 du casier judiciaire

    Les étrangers ne seront désormais plus obligés de passer par leur employeur pour l’octroi de la carte de séjour.

    Ce titre de séjour n’est pour l’instant applicable que jusqu’au 31 décembre 2026, à titre expérimental.

    La liste des métiers en tension est actuellement réglementé par l’Arrêté du 1er avril 2021 relatif à la délivrance, sans opposition de la situation de l’emploi, des autorisations de travail aux étrangers non ressortissants d’un Etat membre de l’Union européenne, d’un autre Etat partie à l’Espace économique européen ou de la Confédération suisse.

    Bien qu’une révision était prévue en 2023 par l’ancien Ministre du travail Olivier Dussopt, aucune liste officielle n’a encore été publiée.

    Le texte de référence reste donc toujours aujourd’hui l’arrêté de 2021 qui classe par région les métiers considérés comme étant “en tension”.

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