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Après la Censure du Conseil constitutionnel, le volet « travail » de la loi immigration reste inchangé

Après la Censure du Conseil constitutionnel, le volet « travail » de la loi immigration reste inchangé.

Le 25 janvier 2024, le Conseil constitutionnel a émis son verdict concernant la loi « Immigration Intégration ».

De nombreuses dispositions ont été censurées, principalement pour des raisons de procédure.

Toutefois, le volet de la loi lié au travail des étrangers, ayant des incidences concrètes et directes pour les employeurs, a échappé à la censure.

La loi a été au Journal officiel le 27 janvier 2024 mais a été amputée des dispositions rejetées.

Nous l’avons suivi et commenté, avec l’adoption du projet de loi « pour contrôler l’immigration, améliorer l’intégration » par le Parlement le 19 décembre 2023, la version finale, élaborée par la commission mixte paritaire, a été renforcée par l’inclusion de plusieurs mesures restrictives adoptées au Sénat.

A lire également : Première analyse de la loi Immigration votée le 19 décembre 2023

Mais plusieurs requêtes auprès du Conseil constitutionnel ont été déposées par le président de la République lui-même, la présidente de l’Assemblée nationale, des députés et des sénateurs.

La décision tant attendue du Conseil constitutionnel est tombée le jeudi 25 janvier 2024, à 16h30.

Le Conseil a invalidé certaines dispositions, principalement pour des motifs procéduraux, tout en en validant explicitement d’autres.

Après la Censure du Conseil constitutionnel, le volet « travail » de la loi immigration reste inchangé : les principales dispositions pour le travail

Les dispositions relatives au travail des étrangers ne sont ni censurées, ni expressément validées. Il s’agit notamment de :

  • Une procédure strictement encadrée de régularisation des étrangers travaillant dans des « métiers en tension » jusqu’au 31 décembre 2026 (article 27).
  • La création d’une nouvelle amende administrative pour remplacer la contribution spéciale et la contribution forfaitaire de l’OFII en cas d’emploi d’un étranger sans titre de travail, avec une augmentation concomitante de l’amende pénale encourue dans ce cas (article 34).
  • Des mesures en matière de formation professionnelle visant à faciliter l’apprentissage du français par les salariés étrangers (article 23).
  • La création de cartes de séjour pluriannuelles pour différentes catégories de travailleurs étrangers (article 30, 31).
  • La restriction de l’accès au statut d’entrepreneur individuel pour les étrangers non ressortissants de l’Union européenne, de l’Espace économique européen ou de la Suisse sans titre de séjour les autorisant à exercer ce statut (article 29).

Après la Censure du Conseil constitutionnel, le volet « travail » de la loi immigration reste inchangé : conditions d’entrée en vigueur

Les dispositions de la loi immigration liées au travail des étrangers, pourront entrer en vigueur après la promulgation de la loi. Leur constitutionnalité pourrait toutefois être contestée ultérieurement par le biais de questions prioritaires de constitutionnalité, dans le cadre de litiges judiciaires.

A lire également : Remise en cause et refus d’une demande de regroupement familial en 2024

De plus, il faudra encore attendre les décrets d’application pour en saisir précisément les contours, que nous ne manquerons pas de commenter.

EXILAE AVOCATS, des avocats et juristes en droit social et droit des étrangers qui vous accompagnent sur toutes vos problématiques

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L’inopposabilité de la condition de rémunération pour le passeport talent carte bleue européenne

L’inopposabilité de la condition de rémunération pour le passeport talent carte bleue européenne.

Dans une décision en date du 30 octobre 2023 n° 2115675, le tribunal administratif de Nantes a annulé un refus de délivrer un visa de long séjour « passeport talent carte bleue européenne » sur la base de l’absence de décret d’application relatif à la condition de rémunération minimale.

L’inopposabilité de la condition de rémunération pour le passeport talent carte bleue européenne : rappel des dispositions légales applicables à ce jour

Diverses catégories de travailleurs étrangers ayant signé un contrat avec un employeur basé en France peuvent potentiellement bénéficier du statut pluriannuel de « Passeport talent ».

A lire également : Le contrôle URSSAF en 2024

Cela concerne notamment les employés occupant des postes très qualifiés, qui peuvent prétendre à un permis de séjour « Passeport talent – Carte Bleue Européenne« .

En effet, la carte de séjour pluriannuelle « passeport talent carte bleue européenne » va concerner un étranger qui occupe un emploi hautement qualifié, pour une durée égale ou supérieure à un an, et qui justifie d’un diplôme sanctionnant au moins trois années d’études supérieures ou d’une expérience professionnelle d’au moins cinq ans d’un niveau comparable.

Le tout, jusqu’alors, sous réserve de justifier d’un seuil de rémunération fixé par décret en Conseil d’Etat.

Ce montant est à ce jour fixé à la somme de 53.836 euros annuel.

L’inopposabilité de la condition de rémunération pour le passeport talent carte bleue européenne : plus de décret depuis la recodification du CESEDA du 1er mai 2021

Dans ce jugement du 26 octobre 2023, le tribunal administratif de Nantes a annulé un refus de délivrer un visa de long séjour « passeport talent carte bleue européenne » à un étranger ressortissant mauritanien.

Le refus, confirmé par la Commission de recours contre les refus de visa, se fondait sur le fait qu’il ne produisait pas de diplôme et ne justifiait pas d’une expérience professionnelle de cinq ans.

Pendant l’audience, devant le tribunal administratif, le ministère de l’Intérieur demandait aussi de substituer à ces motifs de refus deux autres motifs dont l’un portait sur l’insuffisance de rémunération annuelle brute.

A lire également : Remise en cause et refus d’une demande de regroupement familial en 2024

Le tribunal rejette ce moyen en l’absence d’un texte d’application spécifiant le critère d’une rémunération minimale.

En effet, l’article L. 421-11 du CESEDA renvoie à un décret la responsabilité de déterminer le seuil de rémunération.

Cependant, depuis la refonte du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (Ceseda) le 1er mai 2021, aucun texte ne fixe désormais ce seuil de rémunération.

Auparavant, l’article R. 313-47, abrogé, établissait la rémunération annuelle brute à une fois et demi le montant du salaire brut moyen annuel de référence.

Malgré cette abrogation, l’administration continue d’exiger ce montant, actuellement établi à 53 836 €.

Cette somme lui est désormais inopposable.

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Le contrôle URSSAF en 2024

Le contrôle URSSAF en 2024.

Selon l’URSSAF elle-même, « le contrôle fait partie de la vie de chaque entreprise.

Les cotisations et contributions sociales, collectées par l’Urssaf puis redistribuées, visent à garantir le financement de la protection sociale : retraites, remboursements maladie et frais d’hospitalisation, accidents du travail, allocations liées à la famille ou au chômage…

Chaque mois, les entreprises déclarent elles-mêmes leurs cotisations dues sur les salaires versés. Ce système qui repose sur la confiance prévoit des contrôles ponctuels qui permettent de vérifier l’exactitude des déclarations. Les contrôles effectués par l’Urssaf font donc partie de la vie de toute entreprise.

Les contrôles permettent de :

  • vérifier la bonne compréhension et l’application de la règlementation par les entreprises ;
  • rétablir si besoin le montant des cotisations afin de garantir le respect des droits sociaux ;
  • garantir une saine concurrence entre les acteurs économiques.

Ils constituent également un moment utile pour vous conseiller et prévenir les difficultés rencontrées dans l’application des textes« .

A lire également : Remise en cause et refus d’une demande de regroupement familial en 2024

En 2023, certaines Cours d’appel se sont penchées sur le contrôle de l’URSSAF, et voilà ce qu’il en ressort.

Le contrôle URSSAF en 2024 : précisions sur l’avis de contrôle

  • Dans une décision du 23 novembre 2023, la Cour d’appel d’Aix en Provence (n° 21-16.193) a jugé que l’absence de signature sur l’avis de contrôle ne remet pas en cause sa validité. En effet, l’article R 243-59 du code de la sécurité sociale n’exige pas que la signature des agents responsables du contrôle soit considérée comme une formalité substantielle.

A lire également : Demander une carte de séjour « membre de famille britannique »

  • Dans une décision du 18 octobre 2023, la Cour d’appel de Nancy (n° 23-00784) a jugé que lorsque l’avis de contrôle mentionne l’existence de la charte disponible à l’adresse https://urssaf.fr, cela est considéré comme valide. Une violation de cette formalité ne surviendrait que si l’employeur pouvait prouver son incapacité à accéder à la charte, en présentant, par exemple, des captures d’écran authentifiées ou un constat d’huissier.

Le contrôle URSSAF en 2024 : pendant le contrôle

  • La Cour d’appel de Metz, dans une décision du 20 novembre 2023 n° 21-02 a jugé que si les documents sont transmis par un comptable sans qu’un mandat soit justifié, la décision de redressement prise sur la base de ces documents est nulle. Et le fait pour le cotisant d’avoir demandé la délocalisation des opérations de contrôle ne caractérise pas un mandat exprès donné au cabinet d’expertise comptable de le représenter. Même solution concernant l’éventuelle existence d’un mandat tacite : elle est insuffisante à valider la remise des documents comptables par le cabinet. (CA Metz, 20 nov. 2023, n° 21-02 106).

A lire également : La proposition de CDI après un CDD et ses conséquences en 2024

  • En cas de contrôle d’une grande ampleur, notamment dans le cadre des groupes de société, l’article R. 243-59 du CSS permet au cotisant de solliciter un délai d’un mois supplémentaire pour répondre à la lettre d’observation. Si l’URSSAF refuse, le redressement peut être annulé s’il est démontré que ce refus a conduit le cotisant à dans l’impossibilité de répondre aux observations de l’URSSAF (CA Nancy, 21 novembre 2023 n° 23-00375).

Le contrôle URSSAF en 2024 : la mise en demeure

  • La Cour d’appel de Rouen a jugé, dans une décision du 6 octobre 2023 n° 22/03298 que « l’absence de signature de la mise en demeure n’en affecte pas la validité dès lors que l’organisme qui la délivre y est mentionné« .
  • La Cour d’appel de Metz a quant à elle jugé, dans une décision du 11 décembre 2023 n° 22-00042 que la mise en demeure préalable à la délivrance d’une contrainte est valable indépendamment des modalités de sa distribution, du motif de non-distribution, d’absence de signature de l’avis de réception.

Le contrôle URSSAF en 2024 : l‘opposition à contrainte

  • Si le cotisant ne saisi pas la CRA pour contester la mise en demeure, il n’a que l’opposition à sa disposition pour contester la régularité de la procédure et le bien fondé des sommes mentionnées dans la contrainte (CA Lyon, 21 novembre 2023, n° 21-01680).

A lire également : Cartes de séjour « saisonniers » et droit au changement de statut en France en 2024

  • Une opposition à contrainte n’a pas besoin d’être développée. Il est possible de juste formuler des « reserves sur la régularité de la procédure » pour être recevable (CA Aix en Provence, 20 octobre 2023, n° 22/02599).

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Remise en cause et refus d’une demande de regroupement familial en 2024

Remise en cause et refus d’une demande de regroupement familial en 2024.

Vous venez de recevoir une décision de remise en cause ou de refus du regroupement familial ?

A lire également : Comment être rappelé très rapidement par un excellent avocat en droit des étrangers

EXILAE AVOCATS fait un point sur vos droits et les procédures existantes tout en vous accompagnant dans vos démarches.

Remise en cause et refus d’une demande de regroupement familial en 2024 : définitions

Le droit français permet – lorsque vous résidez de manière régulière en France – de faire une demande pour que votre famille (époux(se) ou enfants mineurs) puisse vous rejoindre sur le territoire français au titre du regroupement familial.

Afin d’être éligible, il est nécessaire au moment du dépôt de votre demande de :

  • Pouvoir  justifier votre séjour par un récépissé de demande ou de renouvellement d’un titre, une carte de résident, une carte pluriannuelle ou bien une carte de séjour temporaire d’au moins 1 an;
  • Être en mesure de justifier que vous résidez sur le territoire français depuis plus de 18 mois ;
  • Justifier de conditions de ressources suffisantes qui varient en fonction de la taille de votre  famille. Pour connaître ces seuils de ressources, vous pouvez vous rendre sur le site du Service Public (Regroupement familial | Service-Public.fr)
  • Justifier que votre logement est considéré comme normal pour une famille comparable vivant dans la même région géographique et répond aux conditions de superficie et de salubrité;
  • Prouver que vous vous conformez aux principes essentiels qui régissent la vie familiale en France (monogamie, égalité Homme/Femme…).

A lire également : Tout savoir sur la carte Recherche d’emploi – création d’entreprise (RECE)

Remise en cause et refus d’une demande de regroupement familial en 2024 : la remise en cause

Principe : il est possible de remettre en cause le regroupement familial

En effet, les autorités administratives sont en mesure de remettre en cause le regroupement familial après l’arrivée des membres de la famille sur le territoire français ou après la délivrance du titre de séjour dans plusieurs cas :

  • Si un étranger en situation de polygamie et résidant déjà en France avec sa première femme fait une demande de regroupement familial pour sa seconde femme. Il sera procédé au retrait du titre de séjour pour ce conjoint en France car cela est contraire aux principes essentiels régissant la vie familiale en France.
  • S’il est constaté une rupture de la vie commune du conjoint résidant en France au titre du regroupement familial, ce dernier peut voir son droit au séjour remis en cause.
  • S’il est constaté le non respect du contrat d’accueil et d’intégration
  • S’il est constaté la venue en France de la famille en dehors du regroupement familial

A lire également : Cartes de séjour « saisonniers » et droit au changement de statut en France en 2024

Exceptions

Malgré la possibilité pour les autorités administratives de remettre en cause le regroupement familial, il existe des dispositions en droit français qui protègent les membres de la famille arrivés sur le territoire grâce au regroupement familial et notamment :

  • Les victimes de violences conjugales, qui sont en mesure de se voir accorder le renouvellement du titre de séjour vie privée et familiale.
  • L’étranger dont la rupture de la vie commune résulte du décès du conjoint. Il doit alors être en mesure de justifier certaines des conditions précédemment citées afin de se voir renouveler son titre.

Remise en cause et refus d’une demande de regroupement familial en 2024 : le refus d’une demande de regroupement familial

Il est possible de contester un tel refus.

Pour ce qui est du refus explicite, il est possible de contester dans les deux mois.

Pour ce qui est du refus implicite (vous n’avez pas reçu de réponse dans les 6 mois suivant la demande), il est possible de contester dans l’année suivant l’expiration du délai accordé à l’administration pour répondre à votre demande.

A lire également : Demander une carte de séjour « membre de famille britannique »

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Demander une carte de séjour « membre de famille britannique »

Demander une carte de séjour « membre de famille britannique ».

Depuis l’accord de retrait du Royaume-Uni de l’UE datant du 1er février 2020, de nombreuses interrogations continuent d’émerger sur le droit applicable aux britanniques résidant en France ou aux membres de la famille souhaitant rejoindre un britannique résidant sur le territoire français.

EXILAE AVOCATS fait le point avec vous.

Le droit applicable diffère selon que vous soyiez ou que le membre de votre famille se soit installé en France avant ou après le 31 décembre 2020.

Demander une carte de séjour « membre de famille britannique » : installation en France avant le 31 décembre 2020

Si vous êtes britannique installé en France :

  • L’ensemble des droits acquis en tant que titulaire de la citoyenneté européenne sont conservés et les droits de votre famille également
  •  Si vous n’avez toujours pas déposé une demande de titre de séjour “accord de retrait du Royaume-Uni de l’UE”, il est impératif de formuler cette demande auprès des autorités administratives avec un justificatif expliquant le retard du dépôt de votre demande (santé, force majeure, motifs professionnels, pandémie)
  • Si vous êtes arrivé mineur en France, vous devrez demander le titre de séjour “accord de retrait du Royaume-Uni de l’UE” l’année de vos 18 ans.

A lire également : Cartes de séjour « saisonniers » et droit au changement de statut en France en 2024

Si vous rejoignez un membre de votre famille britannique bénéficiaire de l’accord de retrait, vous devez justifier que vous êtes :

  • Le descendant direct ou à charge et âgé de moins de 21 ans
  • L’ascendant direct à charge
  • Le partenaire ou époux engagé dans une relation durable et attestée
  • Descendant ou ascendant à charge de l’époux du bénéficiaire de l’accord de retrait

Vous devez déposer une demande de titre de séjour dans les trois mois suivants votre arrivée sur le territoire français.

A lire également : Tout savoir sur la carte Recherche d’emploi – création d’entreprise (RECE)

La carte de séjour délivrée à une validité de 5 ans ou de 10 ans si il est attesté d’un séjour en France depuis plus de 5 ans.

Demander une carte de séjour « membre de famille britannique » : installation en France après le 31 décembre 2020

Si vous êtes britannique installé en France :

L’accord de retrait ne vous est pas applicable.

Il est donc essentiel de demander un titre de séjour sur un autre fondement.

Si vous rejoignez un membre de votre famille britannique non-bénéficiaire de l’accord de retrait :

Les dispositions applicables sont les mêmes que si vous souhaitez venir en France sans rejoindre aucun membre de votre famille.

A lire également : La remise en cause de la carte de résident suite à une rupture de la vie commune

Il est nécessaire de demander auprès des autorités consulaires françaises au Royaume-Uni un visa de long séjour pour demander un titre de séjour une fois sur le territoire français.

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La proposition de CDI après un CDD et ses conséquences en 2024

La proposition de CDI après un CDD et ses conséquences en 2024.

Depuis le 1er janvier 2024, un employeur souhaitant offrir un CDI à la fin d’un CDD sur un poste identique ou similaire doit suivre une démarche spécifique.

Si le salarié refuse, il peut y avoir des conséquences sur ses droit à chômage.

A lire également : Cartes de séjour « saisonniers » et droit au changement de statut en France en 2024

Néanmoins, l’obligation d’informer France Travail (anciennement Pôle emploi) est conditionnée à la publication d’un arrêté, ce qui maintient en suspens les conséquences et la possibilité de priver le salarié de ses droits à l’assurance chômage.

La proposition de CDI après un CDD et ses conséquences en 2024 : l’état du droit jusqu’à la réforme


Avant l’adoption de la loi n° 2022-1598 du 21 décembre 2023, également connue sous le nom de loi « Marché du travail », aucune formalité spécifique n’était requise lorsque l’employeur envisageait de proposer un contrat à durée indéterminée (CDI) à un salarié à la fin de son contrat à durée déterminée (CDD).

La loi « Marché du travail » a introduit une procédure spéciale dans le code du travail, énoncée à l’article L. 1243-11-1.

Selon cette disposition, lorsque l’employeur offre au salarié en CDD la possibilité de poursuivre la relation contractuelle au-delà de la fin du CDD, sous la forme d’un CDI pour occuper le même emploi ou un emploi similaire, avec une rémunération au moins équivalente, une durée de travail équivalente, relevant de la même classification, et sans modification du lieu de travail, une procédure particulière doit être suivie.

Il faut rappeler qu’à partir du 1er novembre 2023, l’employeur était déjà tenu, sur demande, d’informer les salariés en CDD ayant au moins 6 mois d’ancienneté (ou les intérimaires) des opportunités de postes en CDI disponibles dans l’entreprise.

A lire également : L’information due aux salariés en mobilité internationale : ce qui change en 2024 !

Contrairement à la procédure de proposition de CDI prévue par l’article L. 1243-11 du Code du travail, cette obligation d’information concerne tous les postes correspondant à la qualification du salarié, sans nécessité que le poste soit identique ou similaire, et elle s’applique tout au long de l’exécution du CDD. En revanche, la procédure prévue à l’article L. 1243-11 ne s’applique qu’à la fin du CDD.

La même règle est applicable aux salariés en contrat de travail temporaire (CDD), à l’exception des critères du poste en CDI proposé qui sont moins stricts que ceux applicables au CDD. Dans ce cas, le poste proposé doit être identique ou similaire, sans changement de lieu de travail.

La proposition de CDI après un CDD et ses conséquences en 2024 : la double obligation d’information pour l’employeur


Conformément aux dispositions des articles L. 1243-11-1 et L. 1251-33-1, l’employeur est maintenant soumis à une double obligation d’information :

  1. Une obligation de notifier par écrit au salarié la proposition d’un CDI.
  2. Une obligation d’informer France Travail (ex-Pôle emploi) en cas de refus du salarié, en fournissant des justifications sur la similitude de l’emploi proposé.

Ainsi, depuis le 1er janvier 2024, l’employeur désirant proposer un CDI au salarié à l’issue de son contrat à durée déterminée doit suivre une procédure spécifique et respecter un formalisme précis.

La procédure de proposition

Lorsque l’employeur souhaite proposer au salarié la continuation de la relation contractuelle après l’échéance du terme du CDD (ou du contrat d’intérim) sous la forme d’un CDI, sur un poste identique ou similaire, conforme aux conditions stipulées à l’article L. 1243-11-1 (pour le CDD) ou L. 1251-33-1 (pour le contrat d’intérim), il doit notifier cette proposition au salarié. Cette notification doit être effectuée par lettre recommandée avec accusé de réception, par lettre remise en main propre contre décharge, ou par tout autre moyen garantissant une date certaine de réception, avant la fin du contrat à durée déterminée (ou du contrat d’intérim).

L’employeur doit accorder au salarié un délai raisonnable pour prendre position sur la proposition de CDI, en l’informant que l’absence de réponse équivaut à un rejet de la proposition.

A lire également : Tout savoir sur la carte Recherche d’emploi – création d’entreprise (RECE)

Dans le contexte des implications sur les droits du salarié en matière d’allocations-chômage en cas de refus, il est recommandé de spécifier, dans la proposition de CDI, les caractéristiques détaillées du poste. Cela permet de démontrer que le poste offert est effectivement identique et similaire, répondant ainsi aux conditions stipulées à l’article L. 1243-11-1 ou L. 1251-33-1. En l’absence de ces précisions, le salarié pourrait reprocher à l’employeur de ne pas lui avoir fourni une information adéquate.

La proposition de CDI après un CDD et ses conséquences en 2024 : les conséquences du refus du salarié sur sa situation

Lorsqu’un salarié en CDD (ou en contrat d’intérim) refuse le poste conforme aux conditions de l’article L. 1243-11-1 proposé par l’employeur, ce dernier informe France Travail (anciennement Pôle emploi) en fournissant des justifications sur la similitude de l’emploi proposé (C. trav., art. L. 1243-11).

Les employeurs peuvent utiliser un formulaire disponible sur le site de France Travail, accessible via France Connect, pour effectuer cette notification.

A lire également : La déclaration en paie des salariés étrangers et le risque de travail dissimulé

Si un demandeur d’emploi refuse à deux reprises, au cours des 12 mois précédents, une proposition de CDI sur un poste identique ou similaire conformément aux dispositions de l’article L. 1243-11-1 ou L. 1251-33-1, le bénéfice de l’allocation d’assurance chômage lui sera refusé (C. trav., art. L. 5422-1). Néanmoins, deux exceptions sont prévues par cet article :

  • Si le salarié a été employé en CDI au cours des 12 mois précédents.
  • Si la dernière proposition de CDI adressée au demandeur d’emploi n’est pas conforme aux critères établis par le projet personnalisé d’accès à l’emploi, pourvu que ce projet ait été élaboré avant la date du dernier refus pris en compte.

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Cartes de séjour « saisonniers » et droit au changement de statut en France en 2024

Cartes de séjour « saisonniers » et droit au changement de statut en France en 2024.

Vous souhaitez venir en France pour effectuer un travail saisonnier ?

Vous pouvez faire une demande de carte de séjour pluriannuelle pour travailleur saisonnier.

EXILAE AVOCATS fait le point avec vous sur les conditions d’obtention de cette carte de séjour ainsi que vos droits au changement de statut en France.

Cartes de séjour « saisonniers » et droit au changement de statut en France en 2024 : définitions

Un travail saisonnier est – par essence – en lien avec les saisons.

Les tâches d’un emploi saisonnier doivent donc, d’une part, être limitées dans le temps, mais également se répéter chaque année, indépendamment de votre volonté.

C’est le cas notamment des emplois liés aux vendanges, au tourisme hivernal/estival ou encore à la cueillette.

A lire également : Première analyse de la loi Immigration votée le 19 décembre 2023

Cartes de séjour « saisonniers » et droit au changement de statut en France en 2024 : les conditions d’octroi de la carte « travailleur saisonnier »

Vous devez – pour être éligible à cette carte de séjour – justifier que :

  • Vous avez un visa d’une durée de 3 mois portant la mention travailleur saisonnier
  • Vous avez un contrat de travail saisonnier d’une durée minimale de 3 mois
  • Vous maintenez votre domicile habituel à l’étranger

Seuls les étrangers venant en France pour des travaux saisonniers d’une durée n’excédant pas 6 mois par an peuvent prétendre à l’obtention de cette carte de séjour Travailleur saisonnier.

Cette carte est valable pour une durée de 3 ans maximum. Elle est renouvelable.

Comme toute carte pluriannuelle, il est essentiel de demander le renouvellement 2 mois avant la fin de la validité de votre titre de séjour.

A lire également : Trouver un excellent avocat en droit des étrangers à Paris et en France

Cartes de séjour « saisonniers » et droit au changement de statut en France en 2024 : le changement de statut

Il est en effet possible de faire un changement de statut.

Si vous souhaitez vous maintenir sur le territoire et travailler en France pour une durée excédant les délais autorisés avec la carte de séjour Travailleur saisonnier, vous pouvez déposer une demande de changement de statut auprès des autorités administratives françaises.

Vous devrez présenter à l’appui de votre demande de changement de statut les pièces demandées pour la délivrance du nouveau titre de séjour.

Dès lors, si vous souhaitez travailler plus de 6 mois sur le territoire, vous pouvez par exemple solliciter une carte de séjour portant la mention “salarié”. Vous devrez alors justifier de toutes les conditions liées à ce titre de séjour.

A lire également : Tout savoir sur la carte Recherche d’emploi – création d’entreprise (RECE)

EXILAE AVOCATS, des avocats et juristes en droit social et droit des étrangers qui vous accompagnent sur toutes vos problématiques

EXILAE AVOCATS est un Cabinet d’avocats parisien proposant ses services en droit du travail, droit des affaires (commercial, sociétés…) et de droit des étrangers.

Avocats aux barreau de Paris et de Nice, nous vous garantissons, de part notre expérience, un service juridique de grande qualité, une disponibilité impeccable et des honoraires transparents. 

L’équipe Droit Social, dirigée par Mme Maëlle DREANO, accompagne votre Société ou votre personne dans tous ses besoins en droit du travail.

Pour obtenir très rapidement un conseil, un rendez-vous et une prise en charge par un avocat en droit des étrangers, vous avez plusieurs options.

Il suffit d’appeler le 01 81 70 62 00 et de prendre rendez vous ou de vous rendre sur notre site internet.

Ou bien contactez-nous : contact@exilae.fr

Grégoire HERVET- EXILAE Avocats

L’information due aux salariés en mobilité internationale : ce qui change en 2024 !

L’information due aux salariés en mobilité internationale : ce qui change en 2024 !

Hausse des cotisations, Baisse des indemnisations … Une nouvelle année n’est pas seulement synonyme d’une évolution des éléments de paie.

Le monde de la mobilité internationale, collaborateurs et DRH, est aussi concerné par les évolutions juridiques qu’il faut désormais prendre en compte.

Cette année une évolution majeure de la gestion des ressources humaines est entrée en vigueur : l’obligation faite à l’employeur de communiquer au collaborateur des informations relatives à sa relation de travail et, spécifiquement, pour ceux en situation de mobilité internationale, des éléments sur leur rémunération !

Ce qui change pour la mobilité internationale des salariés en 2024 : les informations obligatoires dues aux collaborateurs

L’entrée en vigueur de la loi n° 2023-171 du 9 mars 2023, adaptant le droit français au droit de l’Union européenne, le 1er novembre 2023, est passée relativement inaperçue.

Pourtant, il faut désormais l’appliquer pour délivrer par écrit au salarié les principes informations relatives à la relation de travail (c. trav. art. L. 1221-5-1) : l’identité des parties, mais également les conditions dans lesquelles s’effectuent les heures supplémentaires, les horaires de travail, l’affiliation aux organismes de protection sociale, etc. (c. trav. art. R. 1221-34).

Elles sont individuellement transmises sous format papier ou électronique au salarié au plus tard 7 jours près son embauche date (c. trav. art. R. 1221-35).

Pour les salariés recrutés avant le 1er novembre 2023, ils peuvent demander à l’employeur les informations obligatoires dont ils n’auraient pas eu connaissance. Le responsable RH devra leur répondre dans les 7 jours.

Ce qui change pour la mobilité internationale des salariés en 2024 : les informations spécifiquement dues aux salariés en situation de mobilité internationales

Désormais, le code du travail prévoit que le salarié qui exerce son activité professionnelle habituellement en France, mais qui est appelé à travailler à l’étranger pour une durée supérieure à quatre semaines consécutives, doit recevoir les informations suivantes travail (c. trav. art. R. 1221-36 et R. 1221-37) :

1° Le ou les pays dans lesquels le travail à l’étranger est effectué et la durée prévue ;

2° La devise servant au paiement de la rémunération ;

3° Le cas échéant, les avantages en espèces et en nature liés aux tâches concernées ;

4° Des renseignements indiquant si le rapatriement est organisé et, s’il l’est, les conditions de rapatriement du salarié.

Pour les salariés détachés dans le cadre d’une prestation de services transnationale, qui de ce fait sont appelés à travailler distinguer :

1)    Si le salarié part à l’étranger moins de 7 jours après son embauche, il faut lui remettre toutes les informations relatives à sa relation de travail et celles afférentes à la mobilité internationale avant le départ ;

2)    S’il part à l’étranger plus de 7 jours, mais moins d’un mois, après son embauche, il faut lui remettre avant son départ les informations afférentes à la mobilité internationale, celles relatives à sa relation de travail ayant déjà été transmises dans un déjà de 7 jours ;

3)    Si le départ du salarié à l’étranger a lieu plus d’un mois après l’embauche, seules les informations afférentes à la mobilité internationale lui sont remises avant le départ.

Ce qui change pour la mobilité internationale des salariés en 2024 : les sanctions en cas de défaut d’informations

Le salarié qui n’a pas reçu les informations obligatoires, relatives à la relation de travail, comme celles relatives à la mobilité internationale peut les réclamer en mettant en demeure son employeur de les lui transmettre dans un délai de 7 jours calendaires.

A défaut de réponse, le salarié peut alors saisir le conseil de prud’hommes (c. trav. art. R. 1221-41).

dans un autre État membre de l’Union européenne (ou de l’espace économique européen), pour une durée supérieure à 4 semaines, doivent recevoir, en plus, des informations complémentaires sur sa relation de travail (c. trav. art. R. 1221-36 et R. 1221-37) :

1° De la rémunération à laquelle il a droit en vertu du droit applicable de l’Etat d’accueil ;

2° Le cas échéant, des allocations propres au détachement et des modalités de remboursement des dépenses de voyage, de logement et de nourriture ;

3° De l’adresse du site internet national mis en place par l’Etat d’accueil conformément aux dispositions de l’article 5, paragraphe 2 de la directive 2014/67/UE du Parlement européen et du Conseil du 15 mai 2014 relative à l’exécution de la directive 96/71/CE.

Ces nouvelles dispositions devraient permettre de réduire les contentieux existants sur le calcul de la rémunération des salariés expatriés ou détachés, la composition de celle-ci étant explicitée dès l’embauche.

Ce qui change pour la mobilité internationale des salariés en 2024 : les sanctions en cas de défaut d’informations : quand donner les informations?

Les obligations déclaratives des employeurs étant ainsi connues. Dans quel délai les informations relatives à la relation de travail du travailleur international doivent-elles être remises ?

Le Code du travail est clair : c’est avant le départ à l’étranger.

EXILAE AVOCATS, des avocats en droit des étrangers qui vous assistent pour mettre en place le télétravail à l’étranger dans votre entreprise

Vous souhaitez mettre en place le télétravail international ?

Nos experts vous conseillent et vous assistent pour garantir votre réussite.

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Mme Maëlle DREANO – EXILAE Avocats

Première analyse de la loi Immigration votée le 19 décembre 2023

Première analyse de la loi Immigration votée le 19 décembre 2023.

Les députés et sénateurs se sont finalement accordés en commission paritaire mixte sur un texte de loi qui avait été largement amendé par les sénateurs. Que faut-il retenir de ce texte désormais définitif, sous réserve de l’analyse que rendra le Conseil Constitutionnel ? 

Première analyse de la loi Immigration votée le 19 décembre 2023 : le titre de séjour « métiers en tension »

L’article du projet de loi ayant suscité le plus grand espoir pour les travailleurs en situation irrégulière était l’article 3. Initialement, cet article devait faciliter la régularisation des personnes travaillant dans des métiers en tension.

Finalement, une carte de séjour « travail dans des métiers en tension » a bien vu le jour mais a été largement conditionnée.

En effet, la carte de séjour pourra être sollicitée uniquement par des personnes pouvant justifier d’une ancienneté de résidence en France d’au moins 3 ans et d’une expérience professionnelle de 12 mois dans un métier en tension.

De plus, le travailleur étranger sera en mesure d’effectuer la demande de ce titre, sans solliciter le concours de son employeur.

A lire également : Tout savoir sur la carte Recherche d’emploi – création d’entreprise (RECE)

Cela permettra d’accélérer le processus et libérer l’employeur d’une tâche supplémentaire qui souvent, s’avère décourageante pour les employeurs.  

Cependant, contrairement au projet de loi dans lequel la délivrance de ces titres se faisait de plein droit, c’est à la « discrétion du préfet » et à condition d’un « casier judiciaire vierge » que ce titre très « exceptionnel » sera délivré désormais. 

Carte de séjour pluriannuelle « talent-professions médicales et de la pharmacie »

Autre nouveauté apportée par ce texte, c’est la mise en place d’une nouvelle carte de séjour pluriannuelle « talent-professions médicales et de la pharmacie » ayant pour vocation de s’appliquer principalement aux médecins ayant été diplômés à l’étranger. 

Cette nouvelle disposition était nécessaire, au vu de l’engorgement des hôpitaux français et de l’appel à l’aide des médecins et infirmiers, dénonçant des conditions de travail difficiles. 

Première analyse de la loi Immigration votée le 19 décembre 2023 : nouvelle amende administrative pour les employeurs

Dans la lignée du travail des étrangers, une nouvelle amende administrative sanctionnant l’emploi des travailleurs irréguliers a vu le jour.

Cette amende ne remplace pas les contributions spéciale et forfaitaire ni les sanctions pénales visant à réprimer l’emploi irrégulier, mais s’y ajoute.

A lire également : La déclaration en paie des salariés étrangers et le risque de travail dissimulé

Le montant de l’amende est de 4 000 euros par salarié est plutôt dissuasif.

Néanmoins, au vu des restrictions entourant la nouvelle carte de séjour « travail dans des métiers en tension » dont l’objet initial était de répondre au problème de recrutement des employeurs français, on peut légitimement se poser la question de l’efficacité de ce nouveau dispositif de sanction.

Première analyse de la loi Immigration votée le 19 décembre 2023 : nécessité de bien parler le français et autres mesures

Autres mesures importantes : la délivrance d’une carte pluriannuelle sera conditionnée à la connaissance minimale de la langue française, dont le niveau requis reste encore à déterminer.

Jusqu’alors, la délivrance de ce titre reposait simplement sur la preuve de ce que l’étranger demandeur, doit avoir suivi les formations de français de français de l’OFII.

Également, le renouvellement des cartes de résident de dix ans, sera conditionnée à la preuve du séjour effectif sur le territoire français de six mois an.

Jusqu’à présent, le détenteur d’une carte de résident pouvait bénéficiait du renouvellement du titre, à moins d’avoir résidé en dehors du territoire français pendant plus de 3 années consécutives.

A lire également : La remise en cause de la carte de résident suite à une rupture de la vie commune

 L’aide médicale d’État (l’AME) profitant aux étrangers en situation irrégulière ne sera finalement pas supprimée ! Ayant suscitée un émoi général, la suppression de ce dispositif a finalement été écartée.

Également, la visée initiale du texte était de faciliter et systématiser l’éloignement des personnes sous le coup d’une décision d’obligation de quitter le territoire français (OQTF).

Dans le projet de loi immigration voté ce mardi, la mesure du gouvernement qui s’attaque aux procédures permettant de contester une telle décision a été retenue.

L’objectif principal est de réduire le nombre de recours dont peut user la personne visée par l’OQTF afin d’éviter la prolongation du séjour autorisé des personnes visées pour cause de procédure judiciaire en cours.

Dans la même lignée, le texte voté par la commission paritaire mixte ce mardi, retient le dispositif permettant de lever la protection contre l’éloignement qui profite à l’étranger disposant de liens particulièrement intenses en France, en cas de menace grave à l’ordre public.

Le cas des étrangers protégés contre un éloignement est visé par l’article L.611-3 du CESEDA et concerne notamment, les parents d’enfants français, conjoints de français ou encore, les ressortissants de pays membres de l’union européenne.

Enfin, la menace grave à l’ordre public, une notion dont il est difficile de tracer les contours, sera un obstacle au renouvellement des titres de séjour longs (carte de résident notamment), même en présence de liens familiaux intenses sur le territoire.

Le texte évoque également le cas des expulsons (éloignement des personnes résidant en France en situation régulière), représentant une menace pour l’ordre public qui, ici, est identifiée comme la commission d’un délit ou crime passible d’au moins dix ans d’emprisonnement.

La loi votée ce 19 décembre repassera désormais au parlement avant d’être promulguée par le gouvernement. Ce texte devra nécessairement faire l’objet d’un décret d’application, visant à en préciser les contours et les modalités d’application.

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Grégoire HERVET- EXILAE Avocats

Tout savoir sur la carte Recherche d’emploi – création d’entreprise (RECE)

Tout savoir sur la carte Recherche d’emploi – création d’entreprise (RECE).

Après l’achèvement de vos études en France et l’obtention d’un master (ou d’un diplôme équivalent), vous envisagez de demeurer en France pour chercher un emploi ? 

La carte de séjour Recherche d’emploi ou création d’entreprise (RECE) vous octroie le droit de résider en France pendant une période d’un an.

EXILAE AVOCATS vous assiste pour préparer sereinement votre droit au séjour.

Tout savoir sur la carte Recherche d’emploi – création d’entreprise (RECE) : objectif

La carte Recherche d’emploi / Création d’entreprise (RECE) vous autorise à vous maintenir sur le territoire français après vos études afin d’acquérir une première expérience professionnelle ou de créer une entreprise dans le domaine associé à votre formation.

A lire également : La déclaration en paie des salariés étrangers et le risque de travail dissimulé

Tout savoir sur la carte Recherche d’emploi – création d’entreprise (RECE) : qui peut en bénéficier?

La délivrance de cette carte est subordonnée au respect de plusieurs conditions.

Tout d’abord, il est impératif d’avoir été ou d’être étudiant(e) en France et d’avoir sollicité un titre de séjour portant la mention “étudiant”.

Il est également nécessaire d’avoir obtenu avant l’examen de votre demande un diplôme de l’enseignement supérieur de niveau de licence professionnelle, master ou ou doctorat.

Les diplômes admis sont fixés par voie réglementaire.

Il est important de souligner que cette carte de séjour n’est pas délivrée uniformément à l’ensemble des étrangers. Il est toujours nécessaire – comme souvent en droit des étrangers – de vérifier les dispositions spécifiques applicables notamment aux ressortissants algériens et européens.

A lire également : La demande de renouvellement d’une carte pluriannuelle dans les deux mois précédent son expiration protège du licenciement

Tout savoir sur la carte Recherche d’emploi – création d’entreprise (RECE) : que permet cette carte?

Comme toute carte de séjour, la délivrance d’une carte RECE permet de se maintenir sur le territoire de manière régulière pendant une durée d’un an et de bénéficier d’une autorisation de travail.

En tant que titulaire de cette carte, vous avez la possibilité d’exercer une activité professionnelle à plein temps ou de créer une entreprise dans votre domaine de formation.

Certaines conditions subordonnent toutefois la délivrance de cette carte :

  • Votre rémunération doit être supérieure à 2 620,80 € bruts, soit 1,5 fois le SMIC
  • Votre emploi ou entreprise doit correspondre à votre domaine de formation

A lire également : La remise en cause de la carte de résident suite à une rupture de la vie commune

Les démarches à effectuer pour bénéficier de la carte RECE

Afin de bénéficier de ce titre de séjour, il est nécessaire d’effectuer une demande auprès de la Préfecture de votre lieu de résidence, avant l’échéance de votre titre de séjour actuel.

En raison des délais allongés de réponse des autorités administratives, il est impératif de ne pas tarder pour débuter vos démarches.

EXILAE AVOCATS peut vous accompagner au cours de l’ensemble de la procédure.

Il est important de noter qu’en fonction de votre Préfecture de rattachement, les modalités de dépôt de la demande peuvent être différentes. Il est donc primordial de se renseigner directement auprès de votre Préfecture afin de déterminer si elle autorise les demandes de ce type de carte de séjour soumises par le biais de la procédure dématérialisée via le site web d’ANEF, sur rendez-vous à la préfecture, ou encore par voie postale.

A lire également : Comment être rappelé très rapidement par un excellent avocat en droit des étrangers

Notez que la carte Recherche d’emploi / Création d’entreprise (RECE) peut toujours être demandée si vous avez quitté la France dans un délai de quatre ans après l’obtention de votre diplôme.

Il vous sera nécessaire de vous rendre auprès des autorités consulaires de France dans votre pays et de solliciter la délivrance d’un visa de long séjour (VLS-TS).

La démarche à suivre est similaire à celle de l’obtention du visa long séjour « étudiant » lors de votre arrivée en France.

Tout savoir sur la carte Recherche d’emploi – création d’entreprise (RECE) : un renouvellement est il possible ?

Non.

En effet, cette carte de séjour est valable un an et ne peut pas être renouvelée par la suite.

Il vous est toutefois possible de demander une carte de séjour portant la mention “profession libérale”, “passeport talent”, “travailleur temporaire » ou encore “salarié”.

Aussi, il est important de noter qu’il n’est pas possible de se voir octroyer une carte de séjour “étudiant” après la RECE.

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