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Les étrangers protégés contre l’OQTF

Les étrangers protégés contre l’OQTF.

Tout étranger ne peut pas faire l’objet d’une obligation de quitter le territoire (OQTF).

L’article L.611-3 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers énumère en effet des catégories d’étrangers qui ne peuvent faire l’objet d’une telle décision.

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Les étrangers protégés contre l’OQTF : identification des situations

Il s’agit notamment :

  • Des étrangers de moins de dix-huit années (les mineurs) ;
  • L’étranger qui justifie par tous moyens résider habituellement en France depuis qu’il a atteint au plus l’âge de treize ans ;
  • L’étranger qui réside en France depuis plus de dix années sauf s’il a été titulaire durant ce séjour d’une carte de séjour portant la mention « étudiante » ;
  • L’étranger qui réside régulièrement en France depuis plus de vingt ans ;
  • L’étranger ne vivant pas en état de polygamie qui père ou mère d’un enfant français mineur résidant en France à condition qu’il établisse contribuer effectivement à l’entretien et à l’éducation de l’enfant ;
  • L’étranger marié depuis au moins trois ans avec un conjoint de nationalité française à condition que la communauté de vie n’ait pas cessé depuis le mariage et que le conjoint ait conservé sa nationalité française ;
  • L’étranger qui réside régulièrement en France depuis plus de dix ans et qui, ne vivant pas en état de polygamie, est marié depuis au moins trois ans avec un ressortissant étranger qui réside en France depuis plus de dix ans ;
  • L’étranger titulaire d’une rente d’accident du travail ou de maladie professionnelle servie par un organisme français et dont le taux d’incapacité permanente est égal ou supérieur à 20% :
  • L’étranger résidant en France dont son état de santé nécessité une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d’une exceptionnelle gravité.

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Les étrangers protégés contre l’OQTF : précisions quant à l’appréciation de la condition de la durée de résidence

S’agissant de l’appréciation de la condition tenant à la durée de résidence deux précisions doivent être apportées.

Tout d’abord les textes ne distinguent pas la résidence habituelle de la résidence régulière et il ne s’agit pas d’une élégance de style.

En effet, la résidence est considérée comme régulière lorsqu’elle a satisfait aux conditions posées par le CESEDA pour autoriser le séjour : en définitif, il appartient à l’étranger de démontrer qu’il a résidé en situation de régularité durant toute cette période.

Quant à la résidence habituelle, il revient à l’étranger de produire plusieurs documents datés et nominatifs qui démontreront la durée de son séjour et son caractère continu.

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La protection du parent d’un enfant français ou d’une personne française

Il est important de noter que la protection apportée au parent d’un enfant français n’est pas absolue : elle est subordonnée à la condition que le parent concerné subvienne effectivement aux besoins de l’enfant depuis la naissance de l’enfant au sens de l’article 371-2 du Code civil.

Quant à la protection apportée au conjoint d’une personne française, elle est subordonnée à trois conditions :

  • Une antériorité du mariage de trois années ;
  • Une effectivité de la communauté de vie ; et
  • Le maintien de la nationalité française du conjoint.

Pour le conjoint d’un ressortissant étranger cela se complique : il doit apporter la preuve qu’il réside habituellement en France depuis qu’il a atteint au plus l’âge de treize ans et le demandeur doit résider régulièrement en France depuis dix ans au moins ; en outre, s’appliquent également les conditions tenant à l’antériorité de trois ans du mariage et au maintien de la communauté de vie.

On rappellera que la condition relative à l’état de santé de l’étranger suppose de démontrer en réalité que le ressortissant étranger ne peut être soigné dans son pays d’origine et souffre d’une pathologie grave.

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Maître Grégoire HERVET – EXILAE Avocats

Renoncer à la nationalité française

Renoncer à la nationalité française.

Un français peut-il renoncer à la nationalité française ?

La question semble surprenante tant de nombreux étrangers tentent, dans un parcours du combattant des plus redoutables, d’acquérir la nationalité française.

Pourtant, à peu près 149 personnes en 2022 ont demandé, volontairement, de perdre la nationalité française.

Renoncer à la nationalité française : la procédure à suivre

Elle est prévue à l’article 23-4 du Code civil ci-après reproduit :

 « Perd la nationalité française le Français, même mineur, qui, ayant une nationalité étrangère, est autorisé, sur sa demande, par le Gouvernement français, à perdre la qualité de Français.

Cette autorisation est accordée par décret. »

Cette procédure, prénommée demande de libération des liens d’allégeance, repose donc une demande formulée par l’intéressé et reste subordonnée à la condition que le demandeur justifie de la possession d’une nationalité étrangère (l’apatridie étant interdite) ; en tout état de cause, le gouvernement dispose d’un pouvoir discrétionnaire pour l’accorder ou non.

Aux termes de l’article 53 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, La demande doit être adressée au ministre chargé des naturalisations. A l’étranger elle doit être déposée auprès de l’autorité consulaire compétente.

Il faut produire les actes d’état-civil et les documents de nature à justifier que l’intéressé possède une nationalité étrangère.

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Renoncer à la nationalité française : contester un refus

Cette demande peut être rejetée par une décision motivée et notifiée au demandeur, laquelle, peut faire l’objet d’un recours auprès du juge administratif (CE, 12 avril 1972, n°85068).

Concernant les motifs de refus, ils sont plusieurs mais reposent surtout sur l’idée que l’intéressé ne manifeste pas une volonté évidente d’expatriation en conservant ses attaches professionnelles et familiales en France (CE, 25 juillet 1986, n°55135).

Il est impossible, pour le demandeur, de demander l’annulation du décret le libérant les liens d’allégeances avec la France (CE, 26 avril 2006, n°278730).

On ne peut donc, après avoir demandé d’être libéré de sa nationalité, solliciter l’annulation de la décision nous libérant de la nationalité française sauf si on établit l’existence d’un vice du consentement (CE, 4 mars 2016, n°395661° ;

On peut donc demander, à tout moment, le retrait d’un décret de libération des liens d’allégeances avec la France à tout moment si l’on démontre que la demande n’émanait pas de l’intéressé ou que cette demande est entachée d’un vice de consentement (CE, 28 janvier 2021, n°435279).

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Les avantages fiscaux de la prime d’impatriation en 2023

Les avantages fiscaux de la prime d’impatriation en 2023

La prime d’impatriation, qui correspond aux suppléments de rémunération, en espèces ou en nature, directement liées à l’exercice temporaire par les bénéficiaires de leur activité professionnelle en France, est exonérée d’impôt sur le revenu pour son montant réel.

Seuls les suppléments de rémunération directement liés à l’impatriation sont susceptibles d’être exonérés, à l’exclusion des autres éléments de la rémunération qui peuvent être prévus dans le contrat.

Les avantages fiscaux de la prime d’impatriation en 2023 : comment bénéficier de l’avantage fiscal ?

Le montant réel de la prime doit apparaître distinctement dans le contrat de travail ou de mandat social des personnes concernées ou, le cas échéant, dans un avenant à celui-ci, établi préalablement à la prise de fonctions en France.

Cela étant lorsque la prime d’impatriation ne peut préalablement être fixée pour son montant réel à l’euro près, soit par nature, soit eu égard à ses modalités de calcul, il suffit qu’elle soit déterminable sur la base de critères objectifs mentionnés dans le contrat de travail ou de mandat social.

Les options de l’avantage fiscal lié à la prime d’impatriation

Les personnes recrutées directement à l’étranger par une entreprise établie en France peuvent opter pour l’évaluation forfaitaire de leur prime d’impatriation, y compris lorsque le montant de cette prime est précisé dans leur contrat de travail ou de mandat social.

En cas d’option, leur prime d’impatriation est réputée égale à 30 % de leur rémunération nette totale, c’est-à-dire la rémunération nette de cotisations sociales et de la part déductible de la contribution sociale généralisée, mais avant application de la déduction forfaitaire pour frais professionnels de 10 % ou, le cas échéant, de la déduction des frais réels.

La rémunération inclut la totalité des primes et indemnités prévues dans le contrat et imposables selon les règles applicables aux traitements et salaires dans les conditions de droit commun, à l’exception notamment des sommes versées ou des gains réalisés dans le cadre des dispositifs d’épargne salariale ou d’actionnariat salarié.

Cette option n’est pas ouverte aux personnes appelées par une entreprise étrangère auprès d’une entreprise établie en France, pour lesquelles la prime d’impatriation doit être précisée dans le contrat de travail ou de mandat social ou, le cas échéant, dans un avenant à celui-ci, préalablement établi.

Le dernier alinéa du 1 du I de l’article 155 B du CGI subordonne l’exonération de la prime d’impatriation ou de la fraction de la rémunération réputée la représenter, à la condition que la rémunération de l’impatrié soumise à l’impôt sur le revenu soit au moins égale à celle perçue au titre de fonctions analogues dans la même entreprise ou, à défaut, dans des entreprises similaires établies en France.

Les avantages fiscaux de la prime d’impatriation en 2023 : comment évaluer son avantage fiscal en pratique?

Concrètement, la rémunération nette avant déduction de la prime d’impatriation doit être supérieure à la rémunération d’une autre personne occupant le même poste que l’intéressé et que le montant de son salaire déduction faite de cette prime soit égale à la rémunération d’une autre personne occupant le même poste.

La rémunération de référence est en principe celle versée au titre de fonctions analogues l’année civile au cours de laquelle la personne impatriée a pris ses fonctions en France. Le cas échéant, elle est ajustée prorata temporis.

Pour prétendre au bénéfice de ces assouplissements, l’impatrié doit produire une attestation de son employeur précisant la rémunération de référence car cette rémunération de référence servira de plafonnement dans le calcul des 30 % de rémunération exonérée.

Trois exemples de calcul de l’avantage fiscal lié à la prime d’impatriation :

  • 1er cas : Mr X est recruté à l’étranger, il perçoit une rémunération de 100 000 € pour son poste. Un autre salarié, ne rentrant pas dans le cadre de l’impatriation, occupant le même poste que Mr X perçoit une rémunération de 100 000 €. Mr X ne peut donc pas prétendre à l’exonération de 30 % de ses revenus au titre de l’impatriation car il n’a pas perçu un surplus de rémunération du fait de son statut.

  • 2eme cas : Mr X est impatrié, ila perçu une rémunération de 100 000 €, il souhaite opter pour l’exonération de 30 % de ses salaires. Dans son entreprise la rémunération de référence pour un poste analogue est de 70 000 €, il pourra donc déduire 30 % de ses salaires pour les indiquer en case 1DY ou il devra reporter 30 000 € de prime exonérée et indiquer 70 000 € de salaire imposable en case 1AJ.

  • 3eme cas : Mr X est impatrié, il a perçu une rémunération de 100 000 €, il souhaite opter pour l’exonération de 30 % de ses salaires or dans son entreprise la rémunération de référence pour un poste analogue est de 80 000 €, il ne pourra donc pas déduire 30 % de ses salaires pour les indiquer en case 1DY mais il devrai seulement y reporter 20 000 € de prime exonérée et indiquer 80 000 € de salaire imposable en case 1AJ.

EXILAE AVOCATS, des avocats en droit de la mobilité internationale qui vous assistent dans toutes vos problématiques d’impatriation de vos salariés

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Qu’est ce que le droit au silence dans le cadre d’une procédure pénale ?

Qu’est ce que le droit au silence dans le cadre d’une procédure pénale ?

Bon nombre d’étrangers ou d’employeur d’étrangers sont convoqués, dans le cadre de garde à vue, d’auditions ou encore d’instances judiciaires, devant la justice Pénale ou ses acteurs (police, gendarmerie, procureur, …).

Il faut savoir que dans ces situations, des garanties sont accordées en cas de mise en cause dans une procédure pénale.

Parmi ces droits, il en est un dont la simplicité ne doit pas occulter l’utilité : le droit au silence.

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Qu’est ce que le droit au silence dans le cadre d’une procédure pénale ? Définition

Un accusé n’a pas à contribuer à sa propre incrimination.

Le droit au silence (ou privilège de non auto incrimination) renvoie avant tout à une attitude : l’accusé peut opposer aux autorités d’investigation le secret.

Dans un sens premier, le droit au silence signifie que l’accusé ne peut pas être contraint à aider la police ou l’accusation en répondant aux questions posées : il peut même affirmer qu’il ne répondra à aucune question.

Surtout, le fait de ne pas répondre ne peut aucunement être pris comme étant une preuve de culpabilité : dès lors, l’exercice par un mis en cause de son droit au silence ne peut être utilisé comme preuve à charge lors du procès.

Ce droit a été expressément consacré par le juge européen comme une composante centrale du droit au procès équitable prévu par l’article 6¶1 de la Convention européenne des Droits de l’Homme comme « le droit pour tout accusé de se taire et de ne point contribuer à sa propre incrimination » (CEDH, Funke c. France, 25 février 1993, série 1 n°256-A).

Il s’agit de protéger l’accusé contre les éventuelles coercitions abusives des autorités et tout au long de la procédure.

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Qu’est ce que le droit au silence dans le cadre d’une procédure pénale ? Pendant la garde à vue

L’article 63-1 du Code de procédure pénale rappelle le droit de se taire au cours de toute garde-à-vue ; il est même obligatoire pour l’officier de police judiciaire de rappeler ce droit.

Si ce droit n’a pas été notifiée la garde-à-vue est entachée de nullité et sera donc annulée (Cass, Crim, 17 janvier 2012, n°11-86.787 P : D2012).

En vertu des dispositions nouvelles, le droit au silence bénéficie au seul gardé à vue (Cass, Crim., 3 avril 2013, n° 11-87.333).

La personne placée en garde à vue doit donc seule bénéficier de la notification de ce droit, à la différence de la personne faisant l’objet d’une audition libre.

Le suspect libre bénéficie également de ce droit.

Il est en réalité conseillé, lorsqu’on entend faire usage de ce droit, de l’exprimer explicitement à l’agent.

Le droit au silence au stade de l’instruction

L’article 116 alinéa 4 du Code de procédure pénale prévoit que le juge d’instruction doit informer la personne qu’elle est libre de ne faire aucune déclaration.

Ce droit doit être rappelé avant toute audition par un juge d’instruction.

La notification de ce droit, effectuée avant qu’il soit procédé à l’interrogatoire, doit résulter des mentions figurant au procès-verbal de première comparution. Ces dispositions sont également applicables aux personnes morales (Cass, Crim., 7 février 2017, n° 16- 84.353).

La personne peut refuser de répondre même si aucun texte ne le prévoit expressément.

Qu’est ce que le droit au silence dans le cadre d’une procédure pénale ? Pendant l’audience

L’article 406 du Code de procédure pénale consacre enfin le droit de se taire au cours de l’audience.

Ce droit doit être encore une fois rappelé par le président ou l’un de ses assesseurs dès le début de l’audience (Cass, Crim, 8 juillet 2015, n°14-85.699).

Cependant, si le silence est un droit, son usage ne doit pas systématique : il s’agit du rôle de l’avocat, au regard de la nature des faits et des éléments en possession de l’autorité de poursuite, de conseiller ou non d’user de ce droit.

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Comment obtenir un visa « conjoint de Français » ?

Comment obtenir un visa conjoint de Français ?

Il faut être marié(e) à un ressortissant français et vouloir s’installer en France.

Si c’est le cas, vous pouvez demander un visa de long séjour « conjoint de français » dans votre pays de résidence et avant l’expiration de ce visa, démarrer la procédure d’obtention d’un titre de séjour auprès de la préfecture correspondent.   

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Comment obtenir un visa « conjoint de Français » ? La procédure

Cet article détaille les conditions d’accès et la procédure générale pour un ressortissant non-européen et ne traitera pas le cas spécifique des époux algériens.

Le visa doit être demandé auprès des ambassades ou consulats français du pays de résidence.

Plusieurs documents vous seront demandés pour sa délivrance.

Notamment, vous devrez pouvoir justifier de la nationalité française de votre conjoint, de votre situation matrimoniale et de votre communauté de vie.

La copie intégrale de l’acte de mariage français est l’une de pièce les plus importantes pour prouver votre situation matrimoniale.

Il est donc important de noter que si le mariage a eu lieu à l’étranger, la transcription sur les registres de l’état civil français doit être fournie.

Il faut s’assurer que la constitution de votre dossier soit complète car sinon il risque d’être intégralement refusé.

En revanche, si le dossier est complet, vous bénéficierez d’un visa de long séjour valant titre de séjour (VLS-TS) d’une durée d’un an et sous condition de validation après l’arrivée en France.

Vous disposez d’un délai de trois mois pour effectuer cette validation et la procédure est en ligne.

Sachez que, sauf irrégularités constatés ou éléments manquants lors de l’examen des pièces du dossier, il ne pourra être refusé qu’en cas d’annulation du mariage, de menace à l’ordre public ou de fraude.  

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Comment obtenir un visa « conjoint de Français » ? La demande suivante d’une carte de séjour pluriannuelle « vie privée et familiale »

Après un an de séjour en France, vous serez en condition de demander, sous réserve du maintien de la communauté de vie, une carte de séjour pluriannuelle « vie privée et familiale », valable pour 2 ans.  

Une fois sûr que votre profil correspond à cette demande, un nouveau dossier doit être constitué. Il convient faire très attention aux conditions exigées et aux délais administratifs.

Il doit comporter le formulaire « conjoint français » avec tous les justificatifs nécessaires qui concernent votre situation.  

Vous devez toujours être en mesure de justifier tout ce qui a été exigé pour la délivrance de votre visa de long séjour valant titre de séjour.

Aussi, l’accès à une carte de séjour pluriannuelle après un premier titre de séjour est conditionné à la remise de justificatifs de l’intégration républicaine.  

À savoir : une déclaration sur l’honneur de respect des principes régissant la République française et un contrat d’accueil et d’intégration ou contrat d’intégration républicaine signé à l’OFII, ainsi qu’une attestation de suivi des formations civique et linguistique.

Lorsque vous êtes sûr d’avoir bien constitué votre dossier, vous devez renouveler votre visa de long séjour valant titre de séjour (VLS-TS).

La procédure s’effectue par la prise de rendez-vous en ligne.

Si une décision favorable est rendue concernant la délivrance de votre carte de séjour pluriannuelle, vous serez convoqué en préfecture par SMS pour le retirer.

À ce moment-là, un montant à payer sera également exigé en raison du nouveau titre de séjour.

En cas de refus, vous disposez du droit de faire appel.

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La procédure de recrutement d’un salarié dans le cadre d’un métier en tension

La procédure de recrutement d’un salarié dans le cadre d’un métier en tension.

Si récemment le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin et le ministre du Travail, Olivier Dussot ont évoqué la possibilité de créer un titre de séjour spécial pour le recrutement des salariés étrangers concernant les métiers en tension, force est de constater que cette question ne date pas d’aujourd’hui.

Définition de la notion de « métier en tension »

Mais avant d’aller plus loin, que sont les métiers en tension ?

Les métiers en tension sont des métiers pour lesquels l’employeur éprouve des difficultés de recrutement sur le marché du travail français.

Dans de telles situations, celui-ci est obligé de faire appel à une main d’œuvre étrangère.

Or, l’accès au marché du travail français pour un étranger non-ressortissant de l’Union Européenne, de l’Espace économique européen ou de la Suisse est fortement encadré.

La procédure de recrutement d’un salarié dans le cadre d’un métier en tension : la liste des métiers en tension

Une liste de métiers en tension a été fixée par un arrêté datant du 18 janvier 2008 relatif à la délivrance, sans opposition de la situation de l’emploi, des autorisations de travail aux étrangers non ressortissants d’un État membre de l’Union européenne, d’un autre État partie à l’Espace économique européen ou de la Confédération suisse. Elle a été actualisée par un arrêté du 1er avril 2021.

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La procédure de recrutement d’un salarié dans le cadre d’un métier en tension

Selon l’article R. 5221-1 du code du travail : « pour exercer une activité professionnelle salariée en France, les personnes suivantes doivent détenir une autorisation de travail lorsqu’elles sont employées conformément aux dispositions du présent code :

1° Étranger non ressortissant d’un État membre de l’Union européenne, d’un autre État partie à l’Espace économique européen ou de la Confédération suisse ;

2° Étranger ressortissant d’un État membre de l’Union européenne pendant la période d’application des mesures transitoires relatives à la libre circulation des travailleurs.

La demande d’autorisation de travail est faite par l’employeur ou par une personne habilitée à cet effet détenant un mandat écrit de l’employeur ou de l’entreprise.

Depuis le 6 avril 2021, la demande est dématérialisée et se fait en ligne sur la plateforme de l’ANEF.

Lorsque l’employeur sollicite une autorisation de travail pour le recrutement classique d’un salarié étranger, c’est à dire dont le poste n’est pas listé comme en tention, il est soumis à ce qu’on appelle l’opposabilité de la situation de l’emploi, c’est-à-dire, qu’il doit d’abord procéder à des recherches sur le marché du travail français avant d’embaucher un étranger.

Pour ce faire, il doit justifier que ses efforts de recrutement sur le marché du travail français ont été infructueux, notamment en démontrant que :

  • L’offre d’emploi a été publiée pendant trois semaines auprès d’un « organisme concourant au service public de l’emploi » par exemple Pôle emploi ;
  • Aucune candidature valable n’a été reçue.

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En revanche, quand le métier figure sur la liste des métiers en tension, l’employeur bénéfice de ce qu’on appelle une facilité de recrutement.

Il n’est plus soumis à l’opposabilité de la situation de l’emploi.

L’employeur peut solliciter directement la délivrance de l’autorisation de travail sans avoir à accomplir les démarches préalables mentionnées ci-dessus.

Il ressort de l’article 1 de l’arrêté du 18 janvier 2008 que : La situation de l’emploi ou l’absence de recherche préalable de candidats déjà présents sur le marché du travail n’est pas opposable à une demande d’autorisation de travail présentée pour un étranger non ressortissant d’un État membre de l’Union européenne, d’un autre État partie à l’Espace économique européen ou de la Confédération suisse souhaitant exercer une activité professionnelle dans un métier et une zone géographique caractérisés par des difficultés de recrutement et figurant sur la liste annexée au présent arrêté. »

Il est à noter que l’aboutissement de cette procédure permet à l’employeur français de recruter un salarié étranger.

La procédure de recrutement d’un salarié dans le cadre d’un métier en tension : quel titre de séjour pour le salarié?

Une fois l’autorisation de travail délivrée, le salarié peut demander un titre de séjour portant la mention « salarié » auprès de la préfecture du lieu de sa résidence, ou solliciter un visa auprès du consulat de France s’il est à l’étranger. 

Dans ce cas, il bénéficiera à ce titre d’un premier titre de séjour portant la mention « salarié » valable 1 an ou d’un visa de travail à valider dans un délai de trois mois après l’entrée sur le territoire.

L’autorisation de travail ne concerne que l’emploi pour lequel elle a été délivrée.

En cas de changement d’employeur au cours de la première année, il est nécessaire de solliciter une nouvelle autorisation de travail, sauf en cas de perte involontaire du travail.

Pour le renouvellement du titre de séjour, si l’étranger garde toujours le même emploi, il n’est pas nécessaire de solliciter à nouveau l’autorisation de travail.

Celle délivrée l’année précédente reste toujours valable.

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Des réformes à prévoir ?

Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, et le ministre du travail Olivier Dussot évoquent la possibilité de créer un titre de séjour spécial pour les « métiers en tension » qui facilitera le recrutement des travailleurs étrangers en situation irrégulière sur le territoire, dans les secteurs éprouvant des difficultés de recrutement.

Également, ils visent à élargir la liste des métiers en tension existant et de procéder à une mise à jour régulière de cette liste.

Le projet de loi sur l’asile et l’immigration sera présenté en décembre 2022 au Parlement.

Le texte sera débattu au parlement au début de l’année 2023.

N.B cet article ne traite des accords bilatéraux existant entre la France et d’autres pays comme le cas de l’Algérie.

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Tout savoir sur les cartes pluriannuelles en 2022

Tout savoir sur les cartes pluriannuelles en 2022

Dans cet article, nous allons revenir sur les procédures de deux types de titre de séjour : (I) la carte pluriannuelle « passeport-talent » et, (II) La carte pluriannuelle « salarié détaché ICT ».  

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Tout savoir sur les cartes pluriannuelles en 2022 : la carte pluriannuelle « passeport talent »

La carte « passeport talent » est délivrée pour une durée maximale de 4 ans et elle est renouvelable.

Elle est délivrée pour différentes raisons, à savoir :

  • Salarié qualifié
  • Emploi hautement qualifié – « Carte Bleue Européenne »
  • Recrutement dans une entreprise innovante
  • Salarié en mission
  • Chercheur
  • Création d’entreprise
  • Projet innovant reconnu par un organisme public
  • Investisseur
  • Mandataire social
  • Profession artistique et culturelle
  • Personne de renommée internationale

Toutefois, en l’espèce, nous nous intéresserons uniquement aux cas suivants : salarié qualifié, recrutement dans une entreprise innovante, emploi hautement qualifié, et salarié en mission.

Les conditions pour l’obtention de cette carte pluriannuelle changeront selon la situation correspondant au profil du demandeur.

Dans le cadre des salariés qualifiés ou des salariés d’une jeune entreprise dite « innovante », les conditions sont strictes etliées notamment :

  • au diplôme : le ressortissant étranger doit en principe être titulaire d’un Master ;
  • et à la rémunération : l’étranger doit percevoir une rémunération brute annuelle au moins égale à 2 fois le montant du SMIC annuel brut.

Lorsque l’étranger est salarié d’une jeune entreprise innovante, une condition en plus est exigée, à savoir, l’existence d’un lien direct entre l’emploi sollicité et le projet de recherche et de développement de l’entreprise.

Concernant un emploi hautement qualifié, la carte de séjour passeport-talent à demander portera la mention « carte bleue européenne ».

Pour pouvoir prétendre à ce titre, il convient de :

  • Produire un contrat de travail avec un employeur établi en France, d’une durée au moins égale à 12 mois ;
  • Justifier d’une rémunération annuelle brute au moins égale à une fois et demie le salaire moyen annuel de référence ;

Ce salaire moyen annuel de référence a été fixé à 53 836,5 euros, soit 4 486 par mois.

  • Être titulaire d’un diplôme du niveau licence ou justifier d’une expérience professionnelle d’au moins 5 ans.

Enfin, le salarié en mission est soumis à deux conditions cumulatives à la délivrance de ce titre :

  • Une ancienneté professionnelle d’au moins 3 mois dans le groupe ou l’entreprise établie hors de France ;
  • L’existence d’un contrat de travail conclu avec l’entreprise établie en France.

Attention ! ce contrat devra être d’une durée supérieure à 3 mois et la rémunération brute doit être au moins égale à 1,8 le SMIC annuel.

  • La justification du lien existant entre l’entreprise établie en France et celle établie à l’étranger.

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La carte pluriannuelle « salarié détaché ITC »

La carte « salarié détaché ICT » est délivrée pour une durée maximale de 3 ans.

Sont concernés les salariés venant en France pour :

  • exécuter une mission consistant à occuper un poste d’encadrement supérieur ;
  • ou apporter une expertise dans un établissement ou une entreprise du groupe qui l’emploie à l’étranger.

Il sera exigé de pouvoir :

  • Justifier d’un contrat de travail avec l’entreprise qui l’emploie à l’étranger ;
  • Fournir la preuve que le ressortissant étranger pourra retourner dans une entité, établie dans un pays tiers, appartenant à la même entreprise ou au même groupe d’entreprises au terme de la mission.
  • Le salarié en question doit avoir une ancienneté d’au moins 6 mois dans l’entreprise qui l’emploie.

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Tout savoir sur les cartes pluriannuelles en 2022 : la procédure à suivre dans tous les cas

Aussi bien dans le cas du titre de séjour passeport talent, que dans celui de salarié détaché ICT, aucune autorisation de travail préalable n’est exigée.

Le ressortissant étranger résidant hors de France doit lui-même faire la demande d’un visa long séjour portant la mention souhaitée auprès du consulat français de son pays d’origine.

Pour pouvoir obtenir ce visa long séjour, il devra fournir au consulat les documents attestant qu’il remplit les conditions de délivrance du titre de séjour correspondant

Si le dossier est complet, l’autorité administrative procédera à son examen et, en cas de décision favorable, ce visa sera délivré au demandeur. Il sera valable trois mois et lui autorisera à demander un titre de séjour sur le territoire français.

Il est impératif donc, à l’arrivée en France, que le ressortissant étranger demande une carte de séjour correspondant auprès de la préfecture de son lieu de résidence.

La procédure est en ligne.

Une fois la demande déposée il recevra un récépissé en attendant le titre de séjour définitif.

À cet effet, la préfecture en charge convoquera l’intéressé pour récupérer sa nouvelle carte de séjour pluriannuelle correspondant à la mention qui figure sur son visa.

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Obtenir un titre de séjour « visiteur » en 2022

La carte de séjour portant la mention « visiteur » est un titre de séjour qui permet à tout étranger, non-ressortissant de l’Union européenne, de la Suisse ou de l’Espace économique européen de s’installer en France pour une durée supérieure à trois mois sans pouvoir exercer une activité professionnelle.

Ce type de carte de séjour est principalement destiné aux retraités étrangers qui souhaitent passer leur retraite en France, aux religieux en mission, et à toute personne qui veulent séjourner en France pour une durée de plus de trois mois qui ne rentrent pas dans les autres catégories de titres de séjour. 

Obtenir un titre de séjour « visiteur » en 2022 : présentation

Cette catégorie de titre de séjour est prévue par l’article L426-20 du CESEDA qui dispose : 

« L’étranger qui apporte la preuve qu’il peut vivre de ses seules ressources, dont le montant doit être au moins égal au salaire minimum de croissance net annuel, indépendamment de l’allocation aux adultes handicapés mentionnée à l’article L. 821-1 du code de la sécurité sociale et de l’allocation supplémentaire mentionnée à l’article L. 815-24 du même code, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention  » visiteur  » d’une durée d’un an.

Il doit en outre justifier de la possession d’une assurance maladie couvrant la durée de son séjour et prendre l’engagement de n’exercer en France aucune activité professionnelle.
Par dérogation à l’article L. 414-10, cette carte n’autorise pas l’exercice d’une activité professionnelle… »
.

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Obtenir un titre de séjour « visiteur » en 2022 : les conditions à remplir

Comme indiqué ci-dessus, pour bénéficier d’une carte de séjour portant la mention « visiteur », les principales conditions suivantes doivent être remplies :

  1. Disposer de ressources suffisantes : le montant minimum requis est de 1329,05 euros par mois, soit un montant annuel de à 15 948,71 euros. Ce montant peut provenir de ses ressources propres ou des ressources de ses proches ou d’un garant.
  • S’engager à ne pas exercer d’activité professionnelle : cette carte ne permet pas à son titulaire de travailler en France pendant sa période de validité.  
  • Disposer d’une assurance maladie pendant la durée du séjour

Une fois toutes les pièces justificatives requises réunies, la demande doit être présentée de manière dématérialisée via la plateforme numérique des étrangers en France (ANEF) et elle sera traitée par la Préfecture du lieu de résidence du demandeur.

En cas de décision favorable de l’administration, le demandeur se verra délivrer un titre de séjour d’une durée de validité maximale d’un an renouvelable.

Il est également possible pour une personne résidant à l’étranger de solliciter un visa long séjour portant la mention « visiteur ». Les conditions sont les mêmes que pour une demande de carte de séjour.

Si le visa est accordé, il devra être validé dans les trois mois suivant la date d’entrée en France.

La demande de visa doit être saisie en ligne sur France-Visas et elle sera traitée par le Consulat de France du lieu de résidence du demandeur.

Enfin, le cas des ressortissants algériens est régi par l’article 7a de l’accord franco-algérien du 28 décembre 1968 relatif à la circulation, à l’emploi et au séjour des ressortissants algériens et de leurs familles qui peuvent également solliciter un certificat de résidence algérien portant la mention « visiteur ».

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La taxe sur le recrutement du salarié étranger en 2022

La taxe sur le recrutement du salarié étranger en 2022.

La taxe pour le recrutement d’un salarié étranger en France communément appelée « taxe OFFII » est une taxe prévue par l’article L436-10 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA).

La taxe OFFII est notamment exigée lors du recrutement d’un salarié étranger, soit à la suite de la délivrance d’une autorisation de travail à un étranger déjà présent en France, soit lors de la première entrée en France du salarié après l’obtention un visa de travail.

Dans tous les cas, cette taxe est due dès l’aboutissement du processus de recrutement, et l’employeur dispose d’un délai de trois mois après l’entrée en fonction du salarié étranger pour verser cette taxe à l’OFFII (l’Office français de l’immigration et de l’intégration) qui est actuellement l’organisme chargé de constater, liquider et de recouvrer la taxe.

La taxe sur le recrutement du salarié étranger en 2022 : le montant de cette taxe

Le montant varie selon le cas et la situation de l’étranger recruté. Il est calculé en fonction de la durée de contrat :

1. Pour le recrutement d’un salarié étranger dans le cadre d’un contrat d’une durée supérieure à trois mois et inférieure à 12 mois, le montant de la taxe varie entre 74 euros et 300 euros selon le salaire

  • Pour un salaire inférieur ou égal au SMIC : 74 euros
  • Pour un salaire compris entre 1 SMIC et 1,5 SMIC : 210 euros
  • Pour un salaire supérieur au SMIC : 300 euros
  • Pour un contrat de 12 mois ou plus :

2. Pour un contrat de 12 mois ou plus

  • Le montant de la taxe est de 55 % du salaire versé au salarié étranger recruté. En revanche, si le salaire est supérieur à 2,5 SMIC, le montant de la taxe est de 2308 euros. 

3. Pour les contrats saisonniers

Pour les emplois saisonniers, le montant de la taxe est de 50 euros par mois d’activité du salarié.

Par ailleurs, les organismes suivants sont exonérés du paiement de cette taxe :

  • Les organismes de recherche publics et les fondations reconnues d’utilité publique ;
  • Les établissements d’enseignement supérieur ;
  • Les fondations et établissements publics de coopération scientifique.

Les employeurs des citoyens de l’Union Européenne ne sont pas non plus concernés par cette taxe.

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La taxe sur le recrutement du salarié étranger en 2022 : et pour 2023 ?

Une réforme est prévue pour cette taxe dans le projet de loi de finances 2023.

Parmi les changements importants qui seront apportés :

  • La taxe ne sera plus recouvrée par l’OFFII mais par la DGFiP (Direction générale des Finances publiques).
  • La taxe sera due à la fin du mois au cours duquel intervient le premier jour d’activité professionnelle du travailleur étranger. Actuellement, l’employeur est tenu de payer cette taxe dans les trois mois suivants le recrutement du salarié.
  • Sur les exonérations : seront exonérés de cette taxe les particuliers employeurs.
  • La taxe sera déclarée, liquidée et acquittée par le redevable à des dates déterminées par arrêté du ministre chargé du budget selon une périodicité au plus mensuelle et au moins annuelle.

N.B cette taxe ne concerne que les étrangers pour lesquels une autorisation de travail est délivrée.

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Le droit au séjour des membres de famille des ressortissants de l’UE de nationalité étrangère

Le droit au séjour des membres de famille des ressortissants de l’UE de nationalité étrangère.

Vous êtes membre de famille d’un ressortissant européen résidant en France et vous avez la nationalité d’un État tiers?

Vous souhaitez rejoindre ce ressortissant de l’UE en France ?

Le droit au séjour des membres de famille des ressortissants de l’UE de nationalité étrangère : définitions

Le séjour des ressortissants européen et membre de leur famille est défini par la directive 2004/38/CE du 29 avril 2004 relative au droit des citoyens de l’Union ainsi que des membres de leur famille, transposé au droit français notamment aux articles L200-1 à L286-2 du CESEDA.

 Sont considérés comme « membre de famille » d’un ressortissant européen :

  • le conjoint
  • les enfants de moins de 21 ans ou à charge
  • le partenaire (PACS)
  • le concubin
  • les ascendants à charge

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La procédure à suivre

Pour qu’un membre de famille puisse rejoindre un ressortissant européen installé sur le territoire français, il faut d’abord que celui-ci prouve qu’il dispose par tout moyen, de ressources suffisantes pour subvenir à ses besoins et aux besoins du membre la famille qui le rejoint, ainsi que d’une assurance maladie.

Une fois ces conditions remplies, pour entrer sur le territoire français, le membre de famille doit préalablement effectuer une demande de visa auprès de l’autorité consulaire français dont il dépend sauf si celui-ci possède déjà un titre de séjour dans un autre État membre de l’Union ou est dispensé de visa d’entrée sur le territoire français.

Arrivé sur le territoire français, le ressortissant étranger doit présenter une demande de titre de séjour portant la mention « membre de la famille d’un citoyen de l’Union/EEE/Suisse » auprès de la Préfecture du lieu de sa résidence dans un délai de 3 mois après l’entrée.

Si toutes les conditions sont remplies, une carte de séjour d’une durée de validité de 5 ans est délivrée au membre de famille du ressortissant européen.

Après 5 ans de séjour ininterrompu en France, le membre de famille peut solliciter un titre de séjour permanent si le ressortissant européen dont il dépend réside toujours sur le territoire français.

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Le droit au séjour des membres de famille des ressortissants de l’UE de nationalité étrangère : quid du maintien sur le territoire français?

Le maintien du droit au séjour sur le territoire français du ressortissant étranger dépend du séjour du ressortissant européen.  

En cas de rupture de séjour de ce dernier, le droit au séjour du membre de famille prend également fin sauf pour les cas particuliers prévus à l’article R233-9 du CESEDA.

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